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Manifestations à Brazzaville: Amnesty demande l’ouverture d’une enquête

Plusieurs rues de Brazzaville ont été ce mardi le théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants contre le référendum pour le changement de Constitution

Plusieurs rues de Brazzaville ont été ce mardi le théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants contre le référendum pour le changement de Constitution

Plusieurs rues de Brazzaville ont été ce mardi le théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et manifestants contre le référendum pour le changement de Constitution. Les violences ont fait au moins quatre morts et Amnesty International appelle les autorités à s’abstenir de recourir à une force excessive contre les manifestants. Concernant les morts enregistrées, l’ONG demande l’ouverture d’une enquête.

Cinq personnes auraient été tuées au Congo-Brazzaville selon certaines informations recueillies mardi par Amnesty International. Selon l’ONG, la police aurait tiré à balles réelles sur des manifestants rassemblés pour protester contre le projet de modification de la Constitution à l’approche du référendum du 25 octobre.

Amnesty estime donc que la réponse brutale des forces de sécurité bafoue les droits des manifestants à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Elle risque d’embraser une situation déjà tendue, selon Ilaria Allegrozzi, chercheuse sur l’Afrique centrale à Amnesty International.

Pour cette militante des Droits de l’homme, «l’usage de la force et la mort de manifestants doivent faire l’objet d’une enquête indépendante, impartiale et efficace, et si des éléments laissent présumer des responsabilités pénales, les personnes concernées doivent être déférées à la justice».  L’ONG constate que la liberté des médias est également menacée: des services d’Internet mobile et de message texte, et le signal de certaines stations de radio sont coupés à Brazzaville.  Amnesty appelle les autorités à veiller à ce que les journalistes puissent faire leur travail sans crainte et sans subir de manœuvres d’intimidation ni de harcèlement.

Au Congo, les manifestations se multiplient avant le référendum du 25 octobre qui pourrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat en 2016.

Selon la Constitution congolaise, Sassou Nguesso, élu président en 2002 et réélu en 2009, ne peut pas briguer un troisième mandat présidentiel. L’âge maximal pour être candidat à la magistrature suprême est de 70 ans, alors que le chef d’Etat aura 72 bougies le 23 novembre

© OEILDAFRIQUE

1 Comment

1 Comment

  1. AZANDEGBE JULES BELMONDO

    22 octobre 2015 at 5 05 45 104510

    Mr lé président 72ans d’âge sortez tranquillement par la grande porte avec dignité ?ne marquez pas les congolais plus négativement prenez l’exemple du général Mathieu kerekou du BÉNIN !

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