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Erosions à Brazzaville: la population de Ngamakosso en voie d’être coupée du reste de la ville

Erosions à Brazzaville: la population de Ngamakosso en voie d'être coupée du reste de la ville

Erosions à Brazzaville: la population de Ngamakosso en voie d’être coupée du reste de la ville

Depuis les dernières pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville, se déplacer devient un casse-tête pour les habitants de Ngamakosso, Château d’eau et Manianga, quatiers situés dans le 6e arrondissement, Talangaï.

Pour des mesures de prudence, l’unique voie principale qui relie les quartiers Ngamakosso et Manianga au reste de la ville, touchée par l’érosion à hauteur du dispensaire dit « RDD », est barrée de part et d’autre par du béton. Les véhicules en provenance du quartier Château d’eau sont obligés de s’arrêter au niveau de l’arrêt « Marché » pendant que ceux en provenance de la ville ont pour terminus « Trois voleurs ».

Il est 7 h, le 9 janvier, lorsque notre rédaction arrive sur les lieux pour constater les faits. Sur l’axe principale, une marée humaine impressionnante. Il s’agit, à première vue, des élèves en tenue scolaire, des coopérants et, sans doute, des fonctionnaires qui se rendent à leurs différents services.

Tous à pied, l’air pressé de traverser la zone fissurée par l’érosion, pour emprunter, de l’autre côté, un bus ou un taxi afin d’assurer la correspondance. Abordé, un passant confie : « Mon seul souhait, c’est que l’Etat prenne à bras le corps cette situation. Certes, je ne suis pas victime mais on subit tous d’une autre manière les conséquences de ces dégâts. Avant, pour me rendre à mon lieu de travail, j’empruntais un seul bus,150F, depuis quelques jours, j’en emprunte trois. C’est compliqué ! »

Yannick, un lycéen à Antonio-Agostinho-Neto, s’est plaint, quant à lui, du fait qu’il dépense désormais 300F CFA pour se rendre à l’école, alors que cette somme lui permettait de payer son bus retour. Il est désormais obligé de payer le double dans la journée.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette situation constitue un fonds de commerce pour les chauffeurs de bus, heureux d’effectuer de courtes distances, parce que certains de ne pas manquer de clients.

L’ampleur de ce ravin, d’environ 200 m de longueur et 20 m de profondeur, inquiète les habitants du quartier qui s’interrogent sur l’absence et le manque d’une action concertée et adéquate, capable d’arrêter ce désastre. Commencée depuis 2015, l’érosion de Ngamakosso devient aujourd’hui un danger public et un grand problème pour l’Etat.

En vue de trouver une approche de solutions aux phénomènes d’érosions qui causent des dommages aussi bien à Brazzaville, Pointe-Noire que d’autres localités du pays, le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou, aurait présidé, il y a deux jours, une réunion interministérielle à huis clos.

Lopelle Mboussa Gassia
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