En visite en France : le président de l’Assemblée nationale, Isidore Mvouba – « Il faut former nos députés »

Isidore Mvouba, président de l'Assemblée nationale du Congo reçu par son homologue français, François de Rugy, au Palais Bourbon

Isidore Mvouba, président de l’Assemblée nationale du Congo reçu par son homologue français, François de Rugy, au Palais Bourbon.

Dans le cadre des relations bilatérales entre les deux pays, Isidore Mvouba a fait le déplacement de Paris  pour rencontrer, le 20 novembre, François de Rugy.

Les deux personnalités ont échangé en début d’après-midi, en présence de l’ambassadeur du Congo en France, Rodolphe Adada. L’entretien d’une heure au Palais Bourbon a porté sur la coopération entre l’Assemblée nationale du Congo et celle de la France afin qu’elle soit plus active. Il s’agit précisément pour l’Assemblée nationale française d’aider l’institution soeur du Congo à se moderniser et à renforcer les capacités de ses députés.

A l’issue de ce premier rendez-vous, Isidore Mvouba a qualifié l’entretien de cordial, signalant au passage que son homologue a été réceptif en marquant son accord en ce qui concerne la modernisation de l’Assemblée nationale et le renforcement des capacités des législateurs congolais pour mieux capter les attentes de la population, première tâche d’un député.

Isidore Mvouba souhaite mettre en place un chantier de transformation en profondeur de sa législature. Moderniser et renforcer les capacités pour le président de l’Assemblée nationale congolaise, « c’est redéfinir les modes de fonctionnement, former (les) députés à la gestion parlementaire, les amener à concevoir des projets de loi ou rejoindre les commissions, véritables laboratoires qui conçoivent pour une assemblée plus efficace ».

« Car, explique-t-il, le constat à ce jour est que le flux des informations à l’Assemblée est à sens unique : du gouvernement vers l’Assemblée. A nous de le changer en un flux à sens croisé. Que l’Assemblée devienne une boîte à idées. Que les députés comprennent leur société, se mettent en immersion dans celle-ci afin de produire des projets de loi. C’est à ce rythme que notre Assemblée deviendra plus active, plus moderne et se fondra dans la loi programmatique de cinq ans en gestation pour aboutir à une véritable Assemblée du XXIe siècle ».

Sur les questions d’actualité, le président de la chambre basse du Congo a expliqué que, depuis le départ du président Kadhafi, la Libye est devenue et reste un pays choqué. « Ce pays a perdu sa stabilité en ouvrant une boîte de pandore avec les conséquences vécues aujourd’hui », a-t-il indiqué.

Marie Alfred Ngoma
Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale



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1 comment

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  1. Tchib
    Tchib 21 novembre, 2017, 20:49

    J’allucine comme dab on vient prendre des directives de la France ( la politique est un métier)

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