Diaspora-France: Soirée de levée de fonds pour les exploitations familiales agricoles au Congo

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Agnès Ounounou, présidente de la Diaspora Congo Brazzaville (DCB)|Ph © Bavon

Agnès Ounounou, présidente de la Diaspora Congo Brazzaville (DCB)|© Bavon

Au lendemain de l’octroi par la France de 20 millions de FCFA au réseau des agriculteurs et éleveurs du Congo à Pointe-Noire, l’association Diaspora Congo Brazzaville (DCB) a organisé une soirée de collecte de fonds pour ce même secteur étendu à tout le pays. « Pure coïncidence de calendrier », précise les organisateurs.

Comme pour le projet de renforcement de capacités organisationnelles et techniques qui a réuni à Pointe-Noire, le 12 décembre, les exploitants et groupements agricoles, la DCB vise l’objectif de soutenir les efforts à consentir pour l’accès à l’autosuffisance alimentaire au Congo. A la soirée caritative du samedi 13 décembre à Sevran, les Congolais de l’étranger ont honoré l’invitation par une belle affluence sans précédent.

«Décrisper les tensions », a lancé à l’assistance, Agnès Ounounou, présidente de la DCB. Et de poursuivre, « c’est ensemble que nous assurerons l’autosuffisance alimentaire au Congo, notre patrimoine commun; un pays où tout pousse». Tel était le mot d’ordre de l’association qui est domiciliée en France. Repris à chaque intervention, les participants, venus en nombre dans la banlieue Nord de Paris, ont accordé leurs interviews à Ziana TV et à DM5 dans le même sens. Chacun a exprimé sa satisfaction d’être présent et de pouvoir contribuer à « une cause juste : le soutien aux agriculteurs ».

Pour la première fois, la DCB retenue après l’appel à projet du ministère des Affaires étrangères de la France lancé en 2012, a fait appel à toutes les forces vives des Congolais de l’extérieur. Le pari est réussi : près de trois cents personnes ont bravé les intempéries pré-hivernales. Du sapeur Jo Ballard, de la styliste Philo-Coiffure, en tenant compte des hommes politiques comme Isaac-Djoumali Sengha, Raphaël Goma ou Antoine Kihoulou, les présidents des associations comme Arlette Loukakou ou Yvon-Roch Souza, les artistes Loko-Massengo ou Nzongo Soul, des entrepreneurs Louis Prisque ou Patrice Passi, jusqu’aux autres personnalités, la diaspora était bien représentée. Et, cerise sur le gâteau, une belle moisson de fonds non encore chiffrée au moment de la mise en page de la dépêche. Les organisateurs avaient fixé une participation aux frais de 40 euros.

Longtemps relayé au second plan des élans associatifs, en comparaison avec les  associations de l’Afrique de l’Ouest, la DCB a montré, samedi 13 décembre, une des capacités des Congolais de l’étranger. « Cette levée de fonds réalisée auprès des Congolais ouvre la voie à toutes formes de solidarité en faveur de nos compatriotes » a expliqué Sandrine Moka, chargée de la communication du gala. Pour l’heure, «contribuons au renforcement des capacités d’exploitation de nos agriculteurs, car nous avons établi comme priorité, et espérons l’amorcer, l’augmentation de la productivité des cultures vivrières», assure Luc Nitoumbi, secrétaire général de l’association. 

La recherche de la vulgarisation de l’agriculture au Congo a massivement  mobilisé les Congolais de l’étranger avec l’espoir que ces efforts trouvent sur place, auprès des agriculteurs, un levier pour une meilleure productivité agricole au profit de tous. Il s’agit de trouver la meilleure moisson escomptée avant d’avoir semé.

Mais quoiqu’il en soit, à cette étape, les fins gourmets de la soirée à Sevran ont apprécié les mets  du banquet : « le saka saka » made in Congo était si comestible et si délicieux. Un véritable régal.

© Adiac-congo

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