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Crise d’hystérie collective en milieu scolaire : les parents d’élèves invités à créer les conditions pour une reprise effective des cours

Lycée Technique du 1er Mai Brazzaville

Vingt quatre heures après la grande bousculade du collège et lycée de Nganga Edouard, 40 élèves du lycée technique commercial 1er mai, ont été transportés d’urgence le 25 octobre à Brazzaville au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville ©DR

Le préfet du département de Brazzaville, Pierre Cébert Iboko Onanga, a organisé, le 30 octobre, une communication visant à arrêter la clameur dans les rues de la capitale.

S’adressant aux parents d’élèves, le préfet leur a signifié que cette situation n’est pas l’apanage du Congo comme telle, elle est déjà arrivée quelque part. « Cela s’est passé en Egypte en 2013, en 2002 au Zimbabwe, 2014 en Colombie, avril 2017 au Maroc, mars 2018 au Cameroun voisin, 2008 au Sénégal, deuxième quinzaine du mois de mars 2018 au Tchad », a commenté le préfet. Au Kenya il y a eu par exemple, a-t-il signalé, deux semaines de fermeture de classe.

Hormis Brazzaville, jeudi dernier, sept élèves sont tombés à Mossaka dans le département de la Cuvette, trois autres le vendredi dernier à Dolisie. Le 29 octobre encore, le même phénomène s’est produit à l’école des trois francs à Bacongo. Après les interventions des médecins, les enfants ont été soignés.

« À nous de juguler ce phénomène. À nous les parents de conscientiser nos enfants afin qu’ils prennent le chemin de l’école… C’est vous et nous qui devrons justement conjuguer les efforts de façon à arrêter net cet état de fait dans la ville de Brazzaville », a estimé Pierre Cébert Iboko Onanga.

Pour le préfet du département de Brazzaville, ce phénomène n’engage la responsabilité de personne. « C’est un courant d’air, nous devons jouer notre partition, c’est-à-dire, créer des conditions afin que les enfants arrivent à l’école. C’est un choix, il y a des gens qui prêtent l’oreille aux fakes news », a-t-il martelé.

Quant aux nuisances sonores, Pierre Cébert Onanga a laissé entendre que dans les prochains jours, les mesures seront prises à propos. « Que les chefs de quartier comprennent qu’ils sont le relais dans la cité », a-t-il conclu.

Guillaume Ondzé

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