Congo : le stade d’Owando dans le collimateur de la CAF

Le complexe sportif Marien-Ngouabi d’Owando

Le complexe sportif Marien-Ngouabi d’Owando

Le 3 février, le premier match de poules entre l’As Otoho et la Renaissance sportive Berkane du Maroc a failli ne pas avoir lieu au complexe sportif Marien-Ngouabi d’Owando, chef-lieu du département de la Cuvette, au nord Congo. Ce match avait été délocalisé au stade de la concorde de Kintélé pour non-conformité aux normes d’organisation. Cette décision de la Confédération africaine de football (CAF) avait suscité le courroux et l’amertume des supporters de l’As Otoho qui allaient manquer de soutenir leur équipe.

D’où vient-il que cette décision de la CAF tombe comme un couperet, alors que ce stade avait déjà abrité beaucoup d’autres matches de la même institution ?

Dans un courrier adressé à la Fédération congolaise de football (Fécofoot), le 29 janvier dernier, au terme d’une visite d’inspection du site par un de ses experts, la CAF priait cette instance « de bien noter » qu’elle avait décidé de délocaliser tous les matches de l’As Otoho au complexe de la Concorde de Kintélé, disqualifiant provisoirement le stade Marien-Ngouabi, choisi par cette équipe pour abriter toutes ses rencontres en compétition africaine cette année.

Les lacunes constatées par l’expert de la CAF, quelques jours plus tôt, concernent la qualité des buts, les bancs des officiels, les mâts des drapeaux, l’alimentation du stade en énergie électrique, le nombre des vestiaires ainsi que leur ventilation et leur équipement, les places de stationnement consacrées aux supporters, l’infirmerie, l’équipement de la salle antidopage, les sièges des officiels, la sécurité du stade, les portails d’entrée ou de sortie, l’insuffisance de la signalisation dans le stade, le système de contrôle d’accès, la sonorisation, les locaux de premiers secours et leur emplacement, le manque d’hygiène des installations sanitaires, les places adaptées aux handicapés, l’absence de terrain d’entraînement dans la même ville, l’accès à l’internet à haut débit.

Pour la CAF, il est question d’élever le niveau du football africain avec des installations améliorées. Elle a peut-être raison de se soucier de la santé du football africain qui doit offrir de beaux spectacles au public et ce constat vaut son pesant d’or autant pour d’autres stades de la République du Congo. Mais, en homologuant ce stade où beaucoup de ses compétitions se sont déjà jouées, la CAF n’avait-elle pas constaté toutes ces insuffisances ? Pourquoi n’attendrait-elle pas la clôture de la saison sportive pour suspendre son épée de Damoclès sur la Fécofoot ?

Qu’à cela ne tienne, la Fécofoot et l’Etat doivent se servir du constat de la CAF afin de revisiter les stades du pays pour achever les travaux arrêtés depuis la municipalisation accélérée. Ce constat doit être pris pour un avertissement. D’ailleurs, est-ce dans de telles conditions que le Congo allait prétendre à l’organisation de la 32e Coupe d’Afrique des nations après son retrait au Cameroun ? Le gouvernement, à travers le ministre des Sports et de l’éducation physique, Hugues Ngouélondélé, avait eu raison d’annihiler l’illusion du réel des géniteurs de ce projet qui allait jeter l’opprobre sur la République du Congo.

Pierre Albert Ntumba

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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