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Congo : La crise financière modifie les habitudes alimentaires

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Image d’archive|Le marché Total de Bacongo

«Mangez trois fois par jour et équilibré.» Le message est connu de tous et s’affiche dans nombre de publicités alimentaires depuis des années, mais il ne passe plus. En raison de la crise financière ou économique qui essore le pays, on assiste à une banalisation de cette recommandation dans plusieurs foyers des congolais économiquement faibles.

La moitié de la population congolaise est considérée comme pauvre étant donné la faiblesse de leurs revenus. Nombreux ne disposent pas des ressources suffisantes pour satisfaire leurs besoins alimentaires.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que 78 % ne prennent pas de petit-déjeuner, tandis que 32 % ne mangent que deux fois par jour.

Au petit-déjeuner, au déjeuner, au dîner et parfois même au goûter, c’est vraiment très dur pour des congolais démunis.

«C’est vraiment très dur, tout le monde ici souffre de cette crise financière et de la hausse des prix des denrées alimentaires. En général, les congolais ont l’habitude d’en manger trois fois par jour. Maintenant, c’est plutôt une fois le soir, une fois l’après-midi. Nous avons peu d’espoir pour l’avenir. Mais il faut que les prix redescendent par rapport à nos moyens. Sinon, plus personne ne pourra en manger», nous ont confié de nombreux congolais.

Pour les plus précaires, les journées sans repas sont habituelles : plus de 50% des adultes et 20% des enfants n’ont pas mangé pendant au moins une journée entière au cours du dernier mois.

Une personne sur deux déclare ne pas manger à sa faim «souvent», ou «parfois». Et 78% sont en situation d’insécurité alimentaire pour raison financière.

Depuis la chute des cours du pétrole, le Congo est frappé par une inflation galopante et une pénurie de nourriture. Même les produits de base, comme le manioc, la banane, le riz, l’igname, le foufou sont devenus quasiment inaccessibles.

Les sociétés qui gravitaient autour de l’activité pétrolière ont fermé les unes après les autres. Les licenciements ont été massifs. La misère a gagné les grandes villes du pays où il faisait pourtant beau vivre. Le gouvernement a des difficultés à payer les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités et les bourses des étudiants.

Germaine Mapanga 

Les Echos du Congo Brazzaville

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