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Congo : Ekoti ya monseigneur, une merveille du relief congolais

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Culminant au sommet du mont Ngankouolo, la crête Ekoti ya monseigneur est une merveille de la géographie physique qui s’offre aux voyageurs sur la Route nationale 2, à leur entrée dans le département des Plateaux. Située entre la rivière Lefini et le village Etsouali, elle représente tout un symbole de la mystique, incarnant le pouvoir du royaume chez les Téké

Ce relief forgé par l’érosion, aux pentes moins raides, avec un sommet arrondi, fait partie de la catégorie des montagnes anciennes, selon la classification des scientifiques. Cela veut dire qu’elle s’est formée pendant l’ère primaire, il y a plusieurs centaines de millions d’années. C’est le rocher curieusement sculpté par la nature, qui se trouve à son sommet, qui fait du mont Ngankouolo, la montagne la plus célèbre du plateau batéké. Elle n’est pas une œuvre humaine, mais le résultat de l’action conjuguée de deux éléments de la nature que sont l’air et l’eau.

Ekoti ya monseigneur, qui surplombe donc le mont Ngankouolo, est une crête de grès (roche siliceuse résultant de la cimentation naturelle du sable). Sa forme est due à l’action des eaux de pluie et du vent (érosion éolienne), qui sont quelques-unes des principales causes d’érosion en montagne.

Vraisemblablement, des actions similaires ont également modelé les belles et majestueuses roches gréseuses qui se dressent verticalement dans les ravins de Djambala (les Plateaux), les falaises du Douvre appelées « Manguénguéngué » au bord du fleuve Congo et au nord de Brazzaville, les gorges de Diosso (le Kouilou).

Plus loin de nous, leurs équivalents sont, entre autres, les roches du site de Stonehenge en Angleterre, le massif rocheux du Hoggar dans le sud de l’Algérie, ainsi que d’autres monuments de roches toutes aussi célèbres à différents endroits de la Terre.

Selon les scientifiques, la dégradation des roches au sommet des montagnes est due au fait que l’eau de pluie, en s’infiltrant en altitude dans les fissures du sol, augmente de volume et fait éclater les pierres ; celles-ci dévalent les pentes et s’accumulent en éboulis au pied des montagnes grâce aux eaux de ruissellement et au vent ; ce qui peut être vérifié si l’on regarde attentivement tout autour des montagnes des plateaux Batékés. Comme l’érosion a le grand pouvoir de remodeler la surface terrestre, elle modifie donc progressivement la forme d’origine du rocher, d’où ces morceaux de pierres proviennent, jusqu’à lui donner une nouvelle forme après une longue période d’activité.

Selon la tradition téké, le mont Ngankouolo n’est pas un site naturel comme les autres. Il n’est pas seulement une curiosité de la nature dont on peut admirer la beauté et la forme particulière du sommet, mais une partie de leur identité. Le mont Ngankouolo est inscrit sur la liste indicative nationale. Mais, avant cette inscription, il était déjà protégé depuis des siècles par la coutume locale, parce qu’il est sacré.

Depuis toujours l’on croit que cette montagne est le siège de tous les phénomènes naturels émanent exclusivement de la volonté de forces surnaturelles omnipotentes. Ainsi, une présence quelconque sur le sommet de cette montagne est considérée comme une offense aux esprits des ancêtres. La forme curieuse de la crête Ekoti ya monseigneur, qui semble émerger des entrailles du mont Ngankouolo, était interprétée comme une œuvre de la sirène qui y aurait élu domicile et l’aurait ainsi façonnée à son goût, comme chacun de nous peut aujourd’hui construire sa maison comme il lui plait.

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