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Pointe Noire

Congo : des leaders du FROCAD et de l’IDC interdits de quitter Pointe-Noire

Des opposants interdits de quitter Pointe-Noire (Photo ce 18/10/2015)

Des opposants interdits de quitter Pointe-Noire (Photo ce 18/10/2015)

Samedi 17 octobre, à Pointe-Noire, au Congo-Brazzaville, un policier aurait tiré sur la foule, juste avant un meeting d’opposants à une nouvelle Constitution. Quatre manifestants ont été blessés par balle, selon la gendarmerie citée par l’AFP. Les opposants ont eux recensés 13 blessés. Les organisateurs du rassemblement sont interdits de quitter la ville et sont convoqués par la justice.

Dès hier soir, un membre de l’opposition a été empêché de prendre l’avion. Selon les opposants du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), l’interdiction est venue du procureur de la République qui veut les entendre sur les incidents qui se sont produits avant leur meeting anti-référendum.

Ce matin, c’est par la route que ces opposants ont cherché à quitter Pointe-Noire pour poursuivre une série de meetings contre la réforme constitutionnelle, à Dolisie puis Brazzaville. Mais ils sont depuis bloqués au péage à la sortie de la ville. Une notification du procureur de la République leur est parvenue : tous les organisateurs sont convoqués à Pointe-Noire pour être entendus.

L’opposante Claudine Munari fait partie du cortège. Elle s’interroge sur les raisons de cette notification, d’autant que le meeting de samedi avait été autorisé par les autorités, et évoque des motifs politiques. « Il y avait une telle foule et je crois que le pouvoir en place a eu peur. Et un policier a tiré sur la foule. Les dégâts qu’il y a eu au meeting sont du fait de la force publique. C’est à nous, aux citoyens, de porter plainte parce que ces gens ont été blessés sans raison et c’est nous qui devrons être entendus, affirme Claudine Munari. En fait, le vrai problème, c’est que nous avons une rencontre le 20 à Brazzaville et ils ne veulent pas que nous soyons à Brazzaville. C’est tout. »

Pour le moment c’est le statu quo. Les opposants se concertent sur l’attitude à tenir : rentrer en ville, répondre à la convocation, ou voir si les forces de l’ordre vont venir les chercher.


Par RFI

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