Congo : des aliments vendus dans des conditions peu hygiéniques

Des pommes de terre posées sur un caniveau remplie d'eau et d'ordures

Des pommes de terre posées sur un caniveau remplie d’eau et d’ordures

Les vendeurs et consommateurs brazzavillois n’accordent plus assez de crédit à la notion d’hygiène. Pour le constater, il suffit d’observer les conditions dans lesquelles sont vendues les denrées alimentaires et produits de première nécessité dans les marchés ainsi que le long des grandes artères de la ville.

Du marché Total en passant par Poto-Poto, Moungali, Ouenzé, Talangaï et Mikalou, le décor est presque pareil. La plupart des commerçants qui occupent les abords des avenues principales de ces arrondissements étalent leurs produits sur un morceau de sac à même le sol ou dans des brouettes malpropres.

Du manioc, des safous, de la tomate, des congelés, du pain, des beignets, des gâteaux, des jus, etc…sont des produits dont il est question. Exposés aux rayons de soleil, à la poussière et aux mouches à longueur de journée, ces produits s’avèrent dangereux pour la santé des consommateurs.

Comme il ne suffisait pas pour détruire la santé, juste à côté de ces commerçants se trouvent des bacs à ordures généralement débordants et puants ; des caniveaux contenant des eaux souillées.

Abordée, une vendeuse ayant requis l’anonymat au marché Mikalou, dans le sixième arrondissement, a confié : « Avant, j’avais une petite table. Depuis que l’opération de déguerpissement a eu lieu, j’étale mes produits sur un sac à même le sol parce que c’est facile de les emballer et d’échapper à la police ».

Et, une autre de relever : « Les tables coûtent cher dans le marché, en plus elles sont toutes occupées. D’ailleurs, nous liquidons mieux nos marchandises par rapport à ceux qui vendent à l’intérieur grâce à l’affluence des gens à l’arrêt de bus ».

Notons que l’occupation anarchique de ces grandes artères crée souvent des embouteillages aux heures de pointe. Elle constitue également une aubaine pour les voleurs qui en profitent pour fouiller les poches des passants imprudents.

Le ministère du Commerce et la mairie de Brazzaville devront regarder de près cette situation capitale pour la santé publique. 

Lopelle Mboussa Gassia

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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