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Congo-Brazzaville: où en est l’opposition, quatre mois après les élections?

Ce 15 août marque la fête nationale au Congo. Les autorités espèrent faire de ce rendez-vous un symbole d’unité nationale. Pourtant, quatre mois après la présidentielle, la réélection de Denis Sassou-Nguesso est toujours contestée par certains. Dans l’opposition, les appels à un dialogue national se sont multipliés ces dernières semaines, même si tous ne sont pas d’accord sur la stratégie à adopter.

Il y a les intransigeants, à commencer par Mathias Dzon. Quatre mois après le scrutin, il refuse toujours de légitimer le président Sassou-Nguesso, et plaide pour l’organisation de nouvelles élections. C’est le cas aussi de Claudine Munari. A ses yeux, le pouvoir sera de fait vacant à partir de demain, le précédent mandat de Denis Sassou-Nguesso s’achevant ce 15 août. L’ex-candidate est désormais à la tête du Frocad.

Mais ce qui était l’une des principales plateformes d’opposition durant la campagne a perdu en cohésion. L’un de ses poids lourds, Pascal Tstaty Mabiala, ayant choisi lui de prendre « acte » de la réélection du président Sassou dès avril dernier tout en réclamant comme les autres un dialogue sous l’égide de la communauté internationale. « Rien ne sert de garder les yeux rivés sur le rétroviseur » répond-t-il à ceux qui l’accusent d’avoir trop rapidement baissé pavillon dans le but d’obtenir le futur statut de leader de l’opposition. Ce qu’il dément catégoriquement.

Entre les deux, il y a toujours la délicate position de Guy Brice Parfait Kolelas, deuxième à la présidentielle. Plutôt en retrait ces derniers mois, il est récemment sorti de son silence pour prôner l’apaisement, tout en continuant de dénoncer un « hold up » électoral. Quant à André Okombi Salissa, également candidat en mars dernier, selon son entourage, il est désormais « en clandestinité forcée » par peur « d’être arrêté ».

Vendredi dernier, René Serge Blanchard Oba a d’ailleurs été nommé président par intérim de la plateforme d’opposition IDC en l’absence d’André Okombi Salissa. Quant à Jean-Marie Michel Mokoko, il est toujours en prison. La justice doit se pencher mardi sur la demande de remise en liberté provisoire formulée par ses avocats. Il est toujours inculpé pour « atteinte à la sûreté de l’Etat » et « détention d’armes de guerre ».

Par RFI

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