APRES LA MUNICIPALISATION ACCELEREE : Ces édifices qui tombent en ruine

La ville de Madingou

A la faveur de la politique de la municipalisation accélérée enclenchée par le chef de l’Etat en 2004, les douze départements que compte le Congo ont bénéficié des vastes chantiers qui ont plus ou moins transformé leur image et, partant, celle du pays tout entier. Des micro-projets y ont été exécutés, afin de modifier qualitativement leur panorama. Malheureusement, les infrastructures routières, de base et de communication aéronautique réalisés ne sont plus que, pour certaines, l’ombre d’elles-mêmes. Nombreuses tombent en ruine faute d’entretien ou d’utilisation.

Initiée pour changer l’image des départements, la municipalisation accélérée devait doter les chefs-lieux et leurs localités d’infrastructures devant les moderniser. Hélas, certains édifices construits laissent croire qu’il y a véritablement un problème d’entretien et de négligence qui, vraisemblablement, a accéléré leur dégradation. Dommage pour le pays qui a investi autant d’argent pour leur construction !

Le constat est triste. Très modestement, certains observateurs avaient attiré l’attention des décideurs sur la nécessité de donner la priorité aux projets devant impulser le développement dans chaque département. Ils ont prêché dans le désert.

On est en droit de dire que la politique de la municipalisation accélérée a connu des faiblesses dues au mauvais choix des projets réalisés et de la qualité de certains ouvrages livrés.

A Sibiti, Madingou, Djambala, Ouesso, Ewo, Kinkala, les stades construits sont abandonnés. Par manque d’entretien, ces édifices qui font la fierté du pays sont dans un état de dégradation : gradins envahis par les toiles d’araignées et la poussière, pistes d’athlétisme pris d’assaut par les herbes, pelouses non tondues. Les portes ont perdu leurs serrures et ne se referment plus, laissant les bureaux à la merci des inciviques. Il se pose un vrai problème d’entretien. Les pouvoirs publics devraient y veiller afin de préserver ces bijoux.

Certains aéroports ne sont pas desservis par les sociétés aériennes. Ils sont, plutôt, pris d’assaut par les populations lorsqu’il s’agit seulement d’accueillir les autorités.

Des éléphants blancs sont encore visibles, comme les logements sociaux de M’pila, à Brazzaville. Ils se dégradent avant même d’être occupés.

A Ewo, chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest, l’aéroport de classe internationale n’est pas opérationnel, tout comme ceux d’Owando, Dolisie, Nkayi, Sibiti, Djambala, faute de trafic. Ces bâtiments prennent s’abîment par manque d’entretien.

A Dolisie, les 11 kilomètres de routes bitumées se dégradent considérablement. Certaines routes bitumées n’ont pas de caniveaux. Voilà, autant de situation qui devraient interpeller la conscience des députés.

Le constat est triste. Il laisse abasourdi les populations, au regard des sommes colossales décaissées par l’Etat.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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