Quatre questions à Gaylod Pouabou, auteur du livre « Alors s’assit sur un monde en ruines une jeunesse soucieuse… »

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D’où vous est venue l’idée d’écrire ce livre ?

Gaylord Fortune Pouabou : l’idée de ce livre trottait en moi depuis longtemps. Mais je ne savais par où commencer. Le déclic, comme je l’ai écrit dans mon livre, c’est le dernier soir que j’ai passé avec feu Marc Mapingou, chez moi. A table, que n’avions-nous pas dit sur l’art, la jeunesse et le Congo ? Dès le lendemain, j’ai commencé à gribouiller sur des pages, sur mon portable dans le train, à chaque fois que le temps me le permettait…

Vous avez cité Marc Mapingou à qui vous consacrez un long chapitre. Que représentait-il pour vous ?

GFP : Marc Mapingou n’était pas un père de substitution pour moi, non ! Mon père biologique existe encore ; mon père s’est occupé de moi. Néanmoins au fil du temps, j’ai pris Marc Mapingou pour un père au sens philosophique du terme. Aussi prenait-il soin de moi : il me conseillait, il guidait mes pas. Vous savez, un enfant sans l’apport de ses parents, ne peut pas aller loin. C’est le père (ou l mère) qui guide et oriente ses premiers pas. C’est ce que Marc Mapingou fut pour moi, sur le plan de mes activités intellectuelles et politiques. Sa disparition, je l’ai donc vécue comme un arrachement à la source même de mon apprentissage de seconde vie en Europe. Ça a été une telle déflagration que je me devais d’ouvrir mon livre par ce qu’il a eu à m’apporter…

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Vous parlez de la jeunesse congolaise avec parfois des mots durs. Pourquoi ?

GFP : j’ai tout simplement mis les mots sur les maux, pour ne pas « ajouter », comme dirait Camus, « à la misère du monde ». La manière désabusée, caustique aussi, ne concourt qu’à la forme ; les mots parfois durs auxquels vous faites allusion ne reflètent que mon état d’esprit. J’appartiens à cette jeunesse dont je ne m’explique pas ce sang de navet qui coule dans ses veines. Qu’est-ce qui fait que cette jeunesse, qui manque de tout, ne revendique pas ses droits, même de façon pacifique ? C’est la question fondamentale de mon livre.

Avez-vous eu du mal à trouver un éditeur pour ce livre qui allie Récit et Essai ?

GFP : au départ, je ne pensais pas à l’édition. J’étais d’abord concentré sur le texte. Puis quand j’ai senti que mon texte semblait moins inabouti, j’ai contacté des éditeurs. Parmi eux, Elvez Ngaba de « Renaissance Africaine ». J’avais un préjugé favorable sur lui : il est d’origine congolaise et appartient à la jeunesse de notre pays. Il a tout de suite dit : « Banco ». Je n’ai pas hésité un instant à lui soumettre mon manuscrit, même si un autre éditeur ne l’a pas trouvé inintéressant.

Propos recueillis par Ici Brazza

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