Brazzaville : des commerces mettent la clé sous le paillasson

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Une boutique de vente des équipements de sports fermée, au centre-ville

La morosité de la conjoncture économique entraîne le ralentissement des affaires, voire la fermeture de certains commerces. Une réalité remarquée aussi bien au centre-ville que dans de différents quartiers de la ville.

Interrogé, Abdoul Ndiaye, propriétaire d’un magasin de vente de meuble explique : « Avant, j’avais deux magasins dont l’un à Ouenzé et l’autre à Poto-Poto. Le loyer me coûtait par mois 250 000 FCFA chacun, sans compter l’électricité. Vu qu’on ne fait plus de bonnes recettes permettant de faire face aux charges, j’ai décidé de fermer celui de Ouenzé », s’est-il plaint.

À propos de cette mévente, Soyaya, un commerçant aussi, renchérit qu’il n’arrive même pas à vendre une paire de chaussures ni de sandales dans la journée. « En plus, je garde encore dans le dépôt, ici au marché Total, de la marchandise que j’avais commandée pour les fêtes de l’an dernier. Dans deux mois, si la situation est la même, je serai dans l’obligation de libérer cette boutique et de faire un tour au pays», a-t-il laissé entendre.

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Abou qui partait chaque trois mois à l’étranger pour s’approvisionner en marchandise essentiellement constituée des tenues, chaussures et sacs pour femmes, n’ effectue désormais qu’un seul déplacement l’année. D’ailleurs, « je suis en train de négocier avec les services de la mairie pour payer la patente en deux tranches. Pour l’heure, je ne suis pas en mesure de verser 400 000 ou 500 000 FCFA d’un coup », a-t-il indiqué. 

Au centre-ville, quelques magasins qui vendaient des meubles ainsi que des jouets et habits pour enfants ont également baissé leurs rideaux. Pour subvenir aux besoins journaliers de la famille, certains ont dû changer d’activités dans l’espoir d’empocher en fin de journée quelques billets de banque, leur permettant de subvenir aux charges du ménage.

Notons qu’en ces durs moments de crise, les marchés sont un peu animés seulement pendant la première semaine de paie des fonctionnaires. Dépassée cette période, il faudra invoquer le ciel pour écouler sa marchandise.

Lopelle Mboussa Gassia

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