En RDC, Joseph Kabila a peur des élections, mais aussi du football

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Le gouvernement congolais a suspendu le championnat de football de première division (Linafoot) en République démocratique du Congo craignant des « violences » autour de la fin du mandat du président Joseph Kabila, a-t-on appris mercredi de source officielle.

« Cette mesure de suspension du championnat national de football du 15 décembre au 14 janvier » se justifie par des craintes d' »envahissement des terrains (ou de) jets des pierres » pendant les matchs, a déclaré à l’AFP le ministre de la Jeunesse et des Sports, Denis Kambayi, disant redouter que certains se livrent à « la provocation ».

« Les dirigeants des clubs ont semblé être dépassés par l’encadrement des supporters », a ajouté le ministre, faisant référence à de récentes échauffourées entre partisans d’équipes adverses et la police à Kinshasa.

Depuis plusieurs mois, le public de Kinshasa profite des matchs disputés par les équipes de la Linafoot ou par les Léopards (onze national) pour entonner le chant « Yebela ! » (« Fais gaffe !) ou lancer des « mandat esili » (« Le mandat est terminé ») ou autres slogans hostiles à M. Kabila.

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En mai 2014, 15 personnes au moins avaient été tués dans la capitale dans des violences ayant éclaté à l’issue du dernier match de la Linafoot.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Kabila en 2011, dont le mandat arrive à terme le 20 décembre et à qui la Constitution interdit de se représenter.

La crise est aggravée par la non tenue de la présidentielle qui devait avoir lieu cette année. Âgé de 45 ans, M. Kabila, qui est au pouvoir depuis 2001, entend se maintenir en fonctions au-delà du 20 décembre en vertu d’une décision contestée de la Cour constitutionnelle.

Les 19 et 20 septembre, une cinquantaine de personnes ont été tuées dans des violences ayant éclaté en marge d’une manifestation organisée par une coalition d’opposition pour exiger le départ de M. Kabila le 20 décembre.

A la suite de ce drame, la ville-province de Kinshasa a interdit toute manifestation à caractère politique jusqu’en janvier.

Alors qu’approche la date du 20 décembre, des négociations de la dernière chance sont en cours à Kinshasa sous l’égide de l’Église catholique pour tenter de dégager une sortie de crise en organisant une transition politique qui associerait au gouvernement du pays les détracteurs de M. Kabila le temps d’organiser l’élection de son successeur.

Par l’AFP

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