VIDEO – La police congolaise empêche un match du TP Mazembe à Lubumbashi

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Plusieurs centaines de policiers ont empêché à Lubumbashi un match de préparation du club de football local TP Mazembe, qualifié pour la Coupe du monde des clubs au Japon.

« Le match entre les équipes A et B de TP Mazembe n’est pas autorisé par la mairie », a déclaré à l’AFP le colonel Paul Kyungu Banza, chef-adjoint de la police de Lubumbashi, en justifiant la présence policière.

Propriété de l’ancien gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, passé en septembre à l’opposition, le TP Mazembe a remporté le 8 novembre la Ligue des champions d’Afrique, se qualifiant pour le mondial des clubs devant se disputer du 10 au 20 décembre au Japon.

Mardi, sur le site du club on pouvait lire: « Tous [au stade de] Kamalondo pour écouter Katumbi » qui devait s’adresser aux supporters.

A 11h TU, la police a encerclé le stade où devait se jouer le « match de préparation et d’au-revoir » du club de Lubumbashi, capitale du Haut-Katanga depuis l’éclatement récent du Katanga en quatre nouvelles entités administratives.

Des milliers de supporters qui affluaient vers le lieu ont été repoussés à coups de gaz lacrymogène, selon le journaliste de l’AFP, dont le matériel a été saisi pendant quelques instants par la police.

Ancien allié du président congolais Joseph Kabila, M. Katumbi a claqué la porte du parti présidentiel en septembre en accusant le pouvoir de se livrer à des « arrestations arbitraires de militants pro-démocratie », « intimidations de toutes sortes », et « répressions policières de plus en plus violentes ».

Interrogé par l’AFP, M. Katumbi a déploré l’interdiction du match. « On ne complote pas dans un stade », a-t-il dit, « le football est apolitique ».

Homme d’affaires richissime et charismatique, M. Katumbi est populaire bien au-delà des limites du Katanga, du fait notamment du succès du TP Mazembe.

Il passe pour un possible candidat à la prochaine présidentielle, censée avoir lieu avant fin novembre 2016, et à laquelle la Constitution interdit au chef de l’État, Joseph Kabila, de se présenter.

Le climat politique est très tendu depuis des mois en RDC, où l’opposition accuse M. Kabila de chercher à tout faire pour rester en fonction au-delà du terme de son mandat, quitte à repousser la date de la présidentielle, qui n’est pas encore fixée.

Par l’AFP

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