Congo : Charles Zacharie Bowao a-t-il écrit au président de la République?

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Charles Zacharie BOWAO
Image d’archive|Charles Zacharie Bowao, l’ancien ministre à la présidence, chargé de la Défense nationale

A défaut d’obtenir le document de son initiateur  présumé, il circule sur le Net, à la signature de Charles Zacharie Bowao, une lettre ouverte datée du 20 janvier, adressée au président de la République, Denis Sassou N’Guesso.

Dans ce courrier  porté par le slogan «  Je récuse »,  l’ancien ministre à la présidence, chargé de la Défense nationale,  par ailleurs membre du Bureau politique du Parti congolais du travail (PCT), et professeur de philosophie à l’université Marien Ngouabi, s’exprime  notamment sur le débat en cours dans le pays relatif au changement ou non de la Constitution qui régit actuellement le Congo.

Disant profiter de la date anniversaire de la Constitution adoptée par référendum, le 20 janvier 2002, Charles Zacharie Bowao tente de démontrer comment au sein de son parti, le débat est vicié par des « camarades du Bureau politique qui excellent dans la caricature », et souligne qu’en prônant le changement de la loi fondamentale,  cette instance du parti chercherait à engager la majorité «  dans une impasse historique ». Il se dit opposé à cette démarche.
Monsieur le président, écrit l’auteur : «  vous avez l’expérience de l’hypocrisie ou de l’honnêteté des cadres. Vous avez vécu le mensonge des uns et la franchise des autres ». Puis il prend à partie la formation politique dont il demeure un des éminents dirigeants ajoutant : « Vous savez comment le PCT se confine (…) dans l’incapacité d’anticipation historique. Face à la pérestroïka, la suite se passe de commentaire ».
Nommé successivement secrétaire général du gouvernement, ministre à la présidence chargé de la coopération, de l’action humanitaire et de la solidarité, (2009), puis ministre à la présidence chargé de la Défense nationale (2011), Charles Zacharie Bowao avait été écarté du gouvernement lors d’un remaniement  intervenu six mois après les explosions du 4 mars 2012.

Depuis lors, il critique sévèrement les méthodes de direction de son parti et la gouvernance publique en général. Son livre «  l’Imposture ethnocentrisme », paru chez Hemar en 2013, dans lequel il dénonce des « dérives ethnocentristes » qui auraient cours dans la pratique politique au Congo, montrait déjà, s’il en était besoin, que l’homme était entré en dissidence  vis-à-vis de son parti.

© Adiac-Congo

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