VIDEO – Au Congo, la consommation de « stimulants sexuels » est en hausse

VIDEO – Au Congo, la consommation  de « stimulants sexuels » est en hausse


 Au Congo, la consommation de stimulants sexuels est en hausse. Autrefois remède de cheval pour les vieux en manque de vigueur, ils sont aujourd’hui très prisés par les plus jeunes, qui ne s’en cachent pas d’ailleurs. Décryptage.

ls sont l’expression d’une sexualité de plus en plus décomplexée. Disponibles sur les étals de rue et en pharmacie, les excitants sexuels rencontrent un énorme succès auprès de la gent masculine congolaise. Couramment désignés sous le vocable d’”antidépresseurs” – parce que le défaut d’érection est attribué par les Congolais à un “manque de pression” – ils seraient le secret de la fougue de certains mâles, comme l’explique Hemard, vendeur de produits pharmaceutiques au marché Total à Brazzaville.

“15 minutes après leur prise, ils agissent déjà”, témoigne Alain. Les effets seraient quasi immédiats. La consommation des “antidépresseurs” reste toutefois liée à une question de performance. Faisant passer les ébats amoureux pour une sorte de compétition sexuelle où les hommes concourent contre eux-mêmes.

Ulrich, 32 ans, taximan, prend des excitants pour re-doper sa vigueur en baisse après de longues journées de travail. Il explique que ça lui “redonne de la force”.

Lebon, 32 ans est adepte de l’Enkourou, un puissant excitant sexuel vendu au Congo Brazzaville. Il estime qu’il peut “faire jusqu’à cinq coups” au cours de ses ébats.

Pour Georges, 20 ans, étudiant à la faculté des sciences, “les jeunes utilisent les excitants sexuels pour impressionner les filles par leurs performances, alors que ces produits peuvent être dangereux pour la santé. Pour lui, il s’agit avant tout d’une affaire de “virilité” doublé de la volonté d’être “performant“.

Alain (prénom d’emprunt), 27 ans, clame fièrement qu’il prendra volontiers des excitants sexuels pour donner une leçon à une fille qui l’aurait éconduit à plusieurs reprises.

Alors qu’ils sont nombreux à défendre la prise de ces produits, des voix dissonantes mettent en garde contre une pratique de plus en plus banalisée. Risques de santé ou perception tronquée de l’acte sexuel qui écarte toute notion de plaisir partagé.

A défaut d’une éducation sexuelle, de nombreux jeunes se nourrissent, en effet, de films X largement accessibles sur le Net et via les DVD pirates vendus à partir de 500 frs Cfa au Congo. Et reprennent machinalement les scènes crues qu’ils ont visionnées, pensant que c’est comme ça qu’il faut faire.

Et la femme dans tout ça? A force de voir les hommes monter au créneau, certaines d’entre-elles commencent à s’y mettre, dopant leur appétit par la prise de quelques excitants ; alors que plusieurs autres subissent la virilité exacerbée par ces “antidépresseurs”. Cette recherche farouche de performance chez les hommes révèle tout de même une certaine faiblesse d’égo. Le “sexe fort” n’est peut être pas celui qu’on croit.

©Ifrikiamag


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