Un tueur en série de jeunes femmes, cueilli par la police à Brazzaville

Un tueur en série de jeunes femmes, cueilli par la police à Brazzaville

Yoka Assama Lewis alias Pablo

La police congolaise a présenté à la presse nationale, ce mardi 24 novembre, Marcel Yoka Assama Lewis alias Pablo, un présumé tueur en série de jeunes filles

Le porte-parole de la police, le colonel Jules Monkala-Tchoumou, a tenu un point de presse, mardi 24 novembre 2015, à la direction générale de la police, à Brazzaville. Pour présenter aux médias, un présumé auteur de crimes d’assassinats en série de jeunes femmes, répondant au nom de Marcel Lewis Assama Yoka, alias «Oussama Pablo», 34 ans, célibataire, habitant dans la rue Bacongo, à Poto-Poto, père de deux enfants. Il est présumé auteur de 12 crimes d’assassinats de jeunes femmes, dans la ville-capitale.

Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle d’un autre tueur en série de jeunes femmes, appelé «Mâ Ngouabi», de son vrai nom, Armel Bazonzama, condamné en 2010, à la prison à perpétuité.

Selon le colonel Monkala-Tchoumou, c’est depuis deux ans que le nommé Marcel Lewis Assama Yoka s’est lancé dans des crimes d’assassinat de jeunes femmes. Ainsi, il a fait des victimes dans les quartiers Mayanga, Moussosso, Mbemba Landou, Mansimou, Ngangouoni, Pk-Mfilou, Diata, dans la forêt de la Patte d’oie (vers Tennis club), à l’Ecole primaire Fraternité, au Parc zoologique, sur un terrain inhabité, vers l’hôpital Blanche Gomez, au quartier O.c.h (Moungali 3), et dans la rue Père Bessieux, au centre-ville. «L’un des cas les plus insolites s’est produit à Mansimou, où il a réussi à pénétrer dans la parcelle des parents de la jeune fille où il y est resté de 20h à 1h du matin, et c’est à cette heure-là, au moment de partir, qu’il a tiré la jeune fille dans un coin de la parcelle, pour la violer, la tuer et a abandonné le corps sur place», a expliqué le porte-parole de la police. «C’est un repris de justice, qui a eu plusieurs séjours à la Maison d’arrêt. Et, vous conviendrez avec nous que c’est un homme très dangereux, pour notre cité», a précisé le colonel Monkala-Tchoumou. La dernière fois que cet homme était en prison, c’était pour une tentative de viol.

La police a procédé à la reconstitution des faits (concernant certains crimes d’assassinat), avec le présumé auteur. Lucide, dans sa restitution des faits, cet individu d’un cœur sec et froid, jugé très dangereux pour la société, par la police, a démontré, au cours de la restitution des faits, comment il capturait ses proies. «Il s’agit d’un bandit de grand chemin, un tueur en série de jeunes filles, dont le mode d’action consistait à racoler celles-ci, à les attirer dans la pénombre, pour les violer et assassiner, ou assassiner et violer leurs cadavres, par la suite», a révélé le colonel Jules Monkala Tchoumou.

Mais, à ce propos, un des frères d’une victime, notamment un corps retrouvé au quartier O.c.h, a estimé que les explications fournies par le présumé meurtrier de sa petite-soeur sont erronées, car, selon lui, «le samedi, aux environs de 14h, où la police a retrouvé le corps de la petite sœur, le matin même, elle était allée au salon de coiffure. D’où vient donc que dans les explications du présumé meurtrier, il dise avoir commis son forfait la nuit?», s’interroge-t-il, avec étonnement. Toutefois, le colonel Jules Monkala-Tchoumou a rassuré que la police va «poursuivre les investigations, élucider certains cas, boucler la procédure, afin que l’intéressé soit présenté devant monsieur le procureur de la République». Le porte-parole de la police a lancé, en outre, un appel aux parents qui auront constaté la disparition de leurs filles de se présenter à la police, pour des besoins d’enquête.

Ce n’est pas facile pour la police de mettre la main sur des présumés assassins aussi malins qu’Armel Bazonzama ou Marcel Lewis Assama Yoka. La justice est appelée à faire preuve de la même rigueur, pour ne pas que ces personnes considérées comme dangereuses pour la société, retrouvent la liberté de reprendre leurs actes criminels, en échappant à la force de l’ordre. Si ces présumés assassins n’étaient pas tombés dans les filets de la police, combien de jeunes femmes devaient-ils encore assassiner de leurs mains?

Marcellin MOUZITA
MOUKOUAMOU      


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