Un groupe de banques va racheter une partie de la dette du Congo

Un changeur de monnaie manipule des billets de francs CFA sous les manguiers de l’allée du Beach, à Brazzaville. © Loïcia Martial

Le président Denis Sassou N’Guesso a reçu le 8 mars, à Oyo, dans le département de la Cuvette, les patrons de trois banques panafricaines, Benedict Okey Omarah d’Afreximbank, Tony Élumelu du groupe UBA, Henri-Claude Oyima du groupe BGFI, ainsi que le président du groupe Orion-oil, Lucien Ebata. 

Les banquiers sont venus rassurer le président Denis Sassou N’Guesso de leur engagement à soutenir le Congo dans le règlement de sa dette et la mise en œuvre du programme des réformes macroéconomiques qu’il a conclu avec le Fonds monétaire international (FMI).

Pour le président du groupe BGFI Bank, Henri-Claude Oyima, une décote de la dette congolaise permet de résoudre la crise et d’aider le pays à exécuter son programme avec le FMI. « C’est pour cela que nous avons proposé de donner une décote à la dette de la République du Congo et de permettre au pays d’ouvrir une nouvelle dette afin de lui permettre de financer son économie. Cette décote nous l’avons acceptée et le groupe des banques est disposé à soutenir de manière forte l’économie du pays et son chef de l’État », a-t-il indiqué.

En tant que créancières du pays, les banques veulent afficher une marque de confiance vis-à-vis du Congo confronté à la crise économique. C’est le même engagement que veut montrer le président d’Afreximbank, une institution panafricaine de financement du commerce multilatéral créée en 1993 sous les auspices de la Banque africaine de développement.

Afreximbank joue sa partition dans le redressement économique du Congo. « L’objet de notre rencontre est de s’assurer que le pays puisse avec beaucoup d’aisance atteindre les objectifs fixés dans le programme des réformes macroéconomiques du FMI. Nous sommes donc disposés à apporter tout l’appui nécessaire au gouvernement pour que ce programme triennal se réalise », a martelé Benedict Okey Omarah.

Quant au président du conseil d’administration du groupe United Bank for Africa (UBA), Tony Elumelu, la rencontre avec le président congolais contribuera à booster ses activités dans le pays, y compris dans le financement des infrastructures. « Nous avons discuté en long et en large sur la manière d’aider le gouvernement du Congo (…) À travers notre fondation, nous sommes prêts à regarder toutes les opportunités, notamment dans le domaine des infrastructures », a signifié Tony Élumelu.

Fiacre Kombo 

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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