Congo : Reprise du recensement malgré le Covid-19

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Le Premier ministre congolais Clément Mouamba vient de signer un décret ordonnant la reprise du Recensement général de la population et de l’habitation (RPGH), alors que le pays est en confinement et vit sous couvre-feu depuis le 31 mars à cause du Covid-19.

Dans son décret, le chef du gouvernement ne précise pas quand les agents recenseurs seront redéployés. Jusqu’à hier samedi, ils n’étaient pas encore visibles sur le terrain.

En ligne de mire du RGPH, « c’est la présidentielle de 2021 qui, si le calendrier est respecté et l’épidémie du coronavirus vaincue, sera organisée avant mars 2021 », analyse un politologue.

« Le décret du Premier ministre sur le recensement est sans nul doute un dossier qui a traîné sur sa table et qu’il a dû solder », commente une source proche du pouvoir avant d’ajouter : « Le travail ne va pas s’arrêter. Le RPGH tiendra bien compte des gestes barrières. C’est une opération qui s’inscrit dans la durée. »

Ces explications sont loin de convaincre Honoré Sayi, porte-parole de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS, première formation d’opposition) qui, dans une déclaration juge l’initiative « suicidaire » : « Comment respecter les mesures barrières pour se prémunir du Covid-19, lorsque les agents recenseurs pourraient, éventuellement, être des facteurs de propagation de ce virus face à une population qui se bat avec des moyens dérisoires contre cet ennemi invisible et impitoyable », s’inquiète M. Sayi.

Pour l’UPADS, le gouvernement doit avoir une seule préoccupation : protéger la population contre le Covid-19.


Au dernier décompte, le Congo a 70 cas confirmés et cinq décès, tous enregistrés à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux plus grandes villes du pays. Les autorités viennent de décider de la gratuité de l’électricité et de l’eau dans tous les ménages jusqu’à la fin du confinement. 

Source RFI

Congo : 50,7% de la population est pauvre, selon le gouvernement

Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi

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Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi
Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi

Avec une population de seulement 4,5 millions d’habitants, le Congo est le quatrième plus grand producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne. Plus de 70 % de l’économie congolaise provient du secteur, qui apporte 80 % des recettes du gouvernement. Malgré ce positionnement, 50,7 % des congolais sont pauvres, selon la ministre des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga-Dzondo.

Selon la ministre Antoinette Dinga-Dzondo, la précarité économique est la dimension déterminante de la vulnérabilité de la majorité des ménages congolais et la pauvreté touchant environ la moitié de la population (50,7 %). Cette situation est accentuée par la forte dépendance de l’économie à la seule rente pétrolière et par l’attitude d’une partie de la jeunesse.

« Sont principalement concernées, les personnes vivant avec handicap, les personnes âgées, les peuples autochtones, les familles nombreuses et économiquement faibles, les veuves et orphelins, les malades indigents, la population victime des catastrophes naturelles ou provoquées par l’homme, les jeunes sans qualification et/ou sans emplois et les retraités », a déclaré Antoinette Dinga-Dzondo, représentante du Congo à la 56e session de la Commission de développement social qui se tient jusqu’au 7 février prochain à New York, aux Etats-Unis d’Amérique, sur le thème : « Stratégies pour éliminer la pauvreté afin d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) ».

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Pour Antoinette Dinga-Dzondo, le gouvernement congolais fait de la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion, son cheval de bataille. Il fait preuve de plus d’audace dans la mise en œuvre des mesures vigoureuses en matière de diversification de l’économie, de prévention et de protection contre la survenue des situations de vulnérabilité, de promotion et d’autonomisation des personnes et des communautés.

Parmi les politiques mises en œuvre par le Congo, la ministre a rappelé l’adoption des programmes ciblés en faveur des personnes vivant avec handicap, les personnes âgées, les enfants, les peuples autochtones et les familles en situation de pauvreté.

Concernant la protection sociale, elle a cité quelques projets en cours d’exécution, parmi lesquels, «Lisungi, qui signifie entraide ou solidarité», «Telema qui signifie lève-toi». Ils visent la combinaison des transferts monétaires, les activités génératrices de revenus, les micro-crédits, la promotion de la fréquentation scolaire et la fréquentation des centres de santé, la mise en fonctionnement du dispositif de deux centres communautaires d’incubation des entreprises rurales.

Germaine Mapanga

Avec Les Echos du Congo Brazzaville

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Pointe-Noire : un présumé voleur molesté par la population

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Tié-Tié
Tié-Tié

Un présumé voleur appréhendé dans la nuit du 25 au 26 août par un groupe de gens, dans la zone du fond Tié-Tié, précisément à l’entrée du quartier la poudrière, a été battu et brulé sur certaines parties de son corps.

Des habitants de cette zone, ont été surprises au reveil de constater la présence d’une personne de sexe masculin, brûlée sur le corps et  enfermée dans une maison construite en matériaux provisoires.

Aucune information réelle n’ a été livrée sur ce fait insolite, chacun des présents sur les lieux l’interprétant à sa manière. Ce qui a donné lieu à une confusion totale.

 Ce genre de phénomène, indique- t-on,  se repète souvent ses derniers temps dans la ville de Pointe-Noire.  Mardi dernier en effet,  un autre présumé braqueur a été brulé vif par la population dans le même quartier du fond Tié-Tié.

Aujourd’hui, malgré la présence des commissariats de police dans cette zone, notamment au fond Tié-Tié, à Mpaka (Socofran) et les commissariats de  Police et de la Gendarmerie ferroviaire, situés en pleine gare, les cas de vol sont toujours récurrents.

Chaque jour, dans les rayons allant du  marché jusqu’aux rails du Chemin de fer Congo océan (CFCO), de nombreuses personnes se font voler leurs porte- monnaies, téléphones, sacs à main et autres objets de valeur, par des personnes mal intentionnées.

Rappelons que cette situation d’insécurité, ternie non seulement l’image de ce marché référentiel, mais cause également un état d’inquiétude chez de nombreuses personnes habituées à y faire leurs emplettes. On les entend souvent dire : « ici, il faut rester coller avec son sac pour ne pas se faire avoir par les voleurs ».

Hugues Prosper Mabonzo

La population gabonaise estimée à 1,802 million habitants (officiel)

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Image d’archive| Libreville- DR
Image d’archive| Libreville- DR

La population gabonaise est estimée à 1. 802 728 habitants, selon les résultats du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPL) effectué en 2013 et validés par la Cour constitutionnelle, rapporte le communiqué du conseil des ministres.

Selon le communiqué parvenu vendredi à APA, ces chiffres sont toutefois des résultats encore préliminaires et conformément aux normes internationales, des contrôles sont en cours en vue d’obtenir des résultats définitifs du recensement général de la population et de l’habitat de 2013.

En 2003, la population gabonaise était estimée à 1,5 million, soit une augmentation de 300 mille habitants en 10 ans.

Par l’APA