Le franc CFA est géré sans l’intervention de la France, selon une responsable de la BCEAO

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Conseillère en communication du Gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Mme Danielle Benoist a déclaré, mardi, au cours d’une conférence de presse à Lomé, la capitale togolaise, que le franc CFA était une monnaie enviée par le monde.

« Le franc CFA est une monnaie d’économie solide, qui assume parfaitement les fonctions qu’une monnaie doit assurer, en particulier, la réserve des valeurs, mais aussi la stabilité des prix, qui assure un niveau d’épargne consistant et d’investissement et donc la croissance économique”, a notamment indiqué la Mme Benoist.

Pour étayer ses propos, elle a mis en exergue les résultats atteints au niveau de la Zone CFA, notamment “un taux de croissance de 6 pc depuis 4 à 5 ans, un niveau d’inflation à moins de 2 pc, un déficit budgétaire réduit, un niveau de chômage réduit avec un niveau de bien-être élevé”.

Voulant couper court à toute polémique, elle a avancé sur un ton catégorique : “c’est une monnaie gérée entièrement par les Africains. Les gens pensent que la France a un droit de veto sur le fonctionnement de la Banque centrale et de la politique monétaire. En réalité, c’est faux. C’est une monnaie qui est gérée entièrement par la Banque centrale sans l’intervention de quiconque, ni de la France, ni des pouvoirs public et des organismes. La Banque centrale est autonome dans la gestion de cette monnaie”.

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Répondant directement aux détracteurs du franc CFA, elle a déclaré : “dire aujourd’hui que le franc CFA est source de sous-développement, nous pensons que ce n’est pas vrai. Aujourd’hui, plusieurs personnes parlent du franc CFA sans savoir exactement son mécanisme à la Banque centrale. C’est des personnes qui sont contre le franc CFA. Notre monnaie n’est pas figée et nous sommes ouverts aux réformes”..

A propos des réserves de changes, qui font aussi l’objet de polémique, Mme Danielle Benoist a estimé que ceux qui critiquent méconnaissent totalement les règles de fonctionnement de la Banque centrale.

On ne pourra pas indéfiniment créer de la monnaie avec la même quantité de réserves de changes. Le compte d’opération que nous avons au niveau de la banque, c’est un compte d’opération qui enregistre les 50 pc de nos réserves de changes et ces 50 pc sont utilisés par la Banque centrale pour effectuer les paiements extérieurs. Le solde que nous avons dans ce compte n’est pas un stock, mais un flux. Puisque à tout moment la Banque centrale a la latitude d’utiliser ses réserves de changes pour faire des payements. Ces réserves d’échanges appartiennent à la banque centrale”, a-t-elle expliqué.

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Reçu par Macron, Ouattara défend le franc CFA, « une monnaie solide »

Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ©DR

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Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ©DR
Le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara ©DR

Le président ivoirien Alassane Ouattara a demandé vendredi, après avoir été reçu par Emmanuel Macron, que « cesse le faux débat » sur le franc CFA, qui est « une monnaie solide, bien gérée et appréciée ».

« J’ai entendu beaucoup de déclarations sur le franc CFA (…) Je ne comprends pas ce faux débat », a déclaré M. Ouattara à la presse à l’issue de l’entretien à l’Elysée. 

Régulièrement critiqué dans les pays africains qui l’utilisent, le franc CFA compte des ennemis jusqu’en Europe où la charge la plus spectaculaire a été récemment lancée par le vice-président antisystème du Conseil italien, Luigi di Maio, qui a accusé la France d’utiliser « le franc des colonies » pour « financer la dette publique française ».

« Le franc CFA est notre monnaie, c’est la monnaie de pays qui l’ont librement choisi, depuis l’indépendance dans les années 60″, a déclaré M. Ouattara. « Elle est solide, elle est appréciée, elle est bien gérée« , a-t-il ajouté, en mettant en avant les taux de croissance des huit pays de l’Afrique de l’ouest qui l’utilisent.

« Nous sommes très, très heureux d’avoir cette monnaie qui est stabilisante », a-t-il assuré, en précisant que des réformes la concernant seraient faites « le temps opportun ».

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14 pays (dont 12 anciennes colonies françaises), huit en Afrique de l’Ouest et six en Afrique centrale, utilisent toujours le franc CFA comme monnaie officielle, soit 155 millions de personnes. Sa valeur est indexée sur l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA), ce qui maintient les économies africaines dans la dépendance de la politique monétaire européenne.

Au cours de leur entretien, MM. Macron et Ouattara ont également parlé des retards du métro d’Abidjan, dont le chantier avait été inauguré le 30 novembre 2017 par le président français.

Les deux présidents n’ont en revanche « pas parlé » de la situation de l’ex-président Laurent Gbagbo, récemment acquitté par la Cour pénale internationale de crimes contre l’humanité, selon M. Ouattara. « C’est un frère (…), nous attendons la suite », a-t-il dit à propos de son ennemi politique lors de la crise post-élection présidentielle de 2010-2011.

Avec AFP 

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Franc CFA : L’ancien ministre togolais Kako Nubukpo brutalement limogé de l’OIF

Kako Nubukpo

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Kako Nubukpo
L’ancien ministre togolais de la Prospective, Kako Nubukpo

Kako Nubukpo a été brutalement licencié de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) suite aux pressions politiques.

La Secrétaire Générale de la Francophonie et l’Administrateur de l’OIF ont mis fin aux fonctions de M. Nubukpo, mardi, «de manière brutale», indique une source, suite à une tribune «sur M. Macron et le FCFA», publiée la semaine dernière. Le reproche est souligné dans la notification qui a été remise à l’économiste togolais.

Constatant le viol de toutes les règles élémentaires du licenciement, et suite à son refus de démissionner pour des questions de principe, Kako Nubukpo  a vu son licenciement commué en “suspension de fonctions à titre conservatoire”. Le togolais a désigné un avocat est ira certainement au contentieux. Son salaire a été suspendu. De même, tout lui a été retiré, ordinateurs et email.

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Michaëlle Jean sous pression de Ouattara

La SG de l’OIF, Michaëlle Jean,  aurait expliqué que le Président ivoirien Alassane Ouattarra s ‘était plaint officiellement du cas Kako Nubukpo. Le président ivoirien l’avait interpellé à New York en marge de l’AG de l’ONU en septembre dernier, en présence des deux délégations, celle de la Côte d’Ivoire et celle de l’OIF.

Aurait -il demandé officiellement la tête du togolais  du fait de ses positions anti-FCFA  ainsi que le rapporte-ton ? En tout cas, la  mention “protestations des Chefs d’Etats” figure  explicitement dans la notification remise mardi à Kako  Nubukpo .

A  quelques jours de la visite officielle de Mme Jean au Bénin (13-16 décembre), l’affaire est symptomatique des crispations autour du Franc CFA. Les  nombreuses prises de position de l’économiste togolais, qui avait  également perdu son poste de ministre de la Prospective du Togo, dérangent au plus haut niveau tant à Bercy que dans les palais africains.

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Roch Marc Christian Kaboré : « Il appartient aux Africains de changer les règles du jeu sur le franc CFA »

le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré

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le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré
Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré

Les Africains « peuvent changer les règles du jeu » du franc CFA, a estimé dimanche le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, qui soutient la création prochaine d’une monnaie commune aux pays d’Afrique de l’ouest. Monnaie commune utilisée par 15 pays francophones d’Afrique de l’ouest et du centre (155 millions d’habitants), liée à l’euro par un système de parité fixe, le « CFA » fait débat: considéré comme un facteur de stabilité par ses défenseurs, il est jugé par ses détracteurs comme un frein au développement des pays aux économies fragiles.

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Pour garantir sa parité, les Etats africains doivent déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français, ce qui entame leur souveraineté, selon certains économistes. « Nous pouvons tout à fait changer les règles du jeu, ils appartient aux Africains de le décider », a estimé M. Kaboré, lors d’une interview à Ouagadougou avec des journalistes de TV5 Monde, RFI et Le Monde. « Au niveau de la Cédéao nous avons engagé un processus pour mettre en place une monnaie » commune, a-t-il rappelé, en jugeant que celle-ci pourrait être créée « très prochainement ».

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a réitéré fin octobre sa volonté de créer dès 2020 une monnaie unique pour ses 15 pays membres qui emploient actuellement huit monnaies différentes, dont le franc CFA. Mais ce calendrier paraît difficile à tenir en raison des écarts macro-économiques persistants entre les différents pays de la zone et des réserves du Nigeria, poids-lourd de la région.

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La stabilité du franc CFA ne profite pas aux Africains, selon l’économiste Demba Moussa Dembélé

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L’économiste sénégalais, Demba Moussa Dembélé, l’un des auteurs de l’ouvrage ‘’Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. A qui profite le franc CFA ?’’, a rejeté l’argument selon lequel, le Franc CFA assure une stabilité économique aux pays qui l’utilisent.

Le président de l’Africaine de recherche et coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade) estime que le facteur de stabilité souvent évoqué pour justifier le maintien du Franc CFA est plutôt l’une des principales raisons pour lesquelles cette monnaie ruine les économies des quatorze pays africains qui l’utilisent.

Pour l’économiste sénégalais, la stabilité dont on parle n’est favorable qu’aux entreprises européennes, et surtout françaises, qui opèrent dans cette zone monétaire.

‘’ Elles ne courent aucun risque de change et peuvent rapatrier la totalité de leurs profits parce que dans les mécanismes de fonctionnement de la zone Franc, il y a une liberté totale des transferts entre nos pays et la France’’, se justifie le chercheur qui considère le CFA comme une ‘’servitude monétaire’’.

L’économiste anti-CFA rappelle que même entre les pays de la zone Franc de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, cette liberté totale de transfert de capitaux n’est même plus possible depuis la dévaluation de 1994.

‘’Il n’y a plus de possibilité de transfert illimité entre l’Afrique de l’Ouest et du Centre parce que les deux monnaies n’ont plus le même statut qu’auparavant’’, soutient M. Dembélé, membre de la communauté des chercheurs du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA).

Il fait remarquer que selon les indicateurs des Nations Unies, malgré le mérite de stabilité du CFA souvent vanté par les partisans de cette monnaie, les pays ouest-africains de la zone franc sont au bas de l’échelle.

‘’Sur les huit pays de l’Union économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) sept sont classés pays les moins avancés’’, note Demba Moussa Dembélé.

L’économiste-chercheur sénégalais rappelle que l’une des vertus du CFA est de favoriser l’intégration économique entre les pays qui l’ont en partage.

Mais là aussi, signale-t-il, les échanges commerciaux entre les pays de l’UEMOA tournent autour de 15% alors que dans la zone de l’Afrique centrale, ce taux est en deçà de 10%.

‘’Donc cette stabilité ne nous favorise pas du tout’’, en déduit-il, indiquant que tout l’avantage revient à l’Europe parce que ses relations commerciales avec la zone franc sont à plus de 60%.

Pour le président de l’Arcade, c’est pour maintenir cette stabilité que la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) se fixe comme priorité la lutte contre l’inflation, à l’instar de la Banque Centrale européenne (BCE).

‘’Comment pouvons-nous avoir une politique monétaire calquée sur celle de la BCE, alors que nous sommes deux entités complètement différentes ? Cela n’a pas de sens’’, s’insurge Demba Moussa Dembélé.

L’économiste pense plutôt que la stabilité qui serait l’une des raisons pour lesquelles il faut conserver le Franc CFA, étouffe plutôt les petites et moyennes entreprises.

Il mentionne que toutes les ‘’études sérieuses’’ sur l’inflation, ont montré que pour des pays en développement, un certain niveau de hausse des prix favorise la croissance économique.

‘’La Chine a une inflation trois à quatre fois plus élevée que celle des pays de l’UEMOA, peut-on dire alors que nos performances sont meilleures à celles des Chinois ? Ce n’est même pas comparable’’, commente-t-il.

Il donne aussi l’exemple du Rwanda dont l’inflation avoisine les 10% et qui est pourtant classé parmi les pays africains qui ont les meilleurs indicateurs économiques.

Pour le président de l’Arcade et auteur de plusieurs publications contre le Franc CFA, il est temps que les pays de l’UEMOA décident collectivement de quitter la zone Franc pour concrétiser le projet de monnaie commune de la Communauté économique et monétaire ouest africaine (CEDEAO).

Ainsi, poursuit-il, la zone Franc n’aura plus vraiment de raison d’exister avec les seuls pays de l’Afrique centrale.

‘’Moi, je ne suis pas partisan de la création de monnaies individuelles, on ne doit pas sortir de la zone Franc pour créer chacun sa propre monnaie, je ne supporte pas cette option. Nous devons rester solidaires’’, conclut M. Dembélé.

L’Arcade est un groupe de recherche qui entend faciliter l’orientation des politiques et actions de développement dans un sens conforme aux aspirations des peuples africains.
L’association se donne aussi pour mission de valoriser les capacités endogènes et de renforcer les capacités des communautés de base.

Avec PANA

Dévaluation du franc Cfa, pression impérialiste ou réalité économique?

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Concernant la probable dévaluation du franc CFA-Cemac plusieurs questions se posent, il serait difficile d’apporter des réponses de façon parfaitement exacte parce que la science économique est un grand champ d’incertitude.

La première question est celle de savoir si le franc CFA-Cemac a-t-il vraiment besoin d’être dévalué. Cette question est pourtant simple mais la réponse peut se montrer beaucoup plus complexe d’abord parce que le franc CFA n’est pas(semble t-il) une monnaie “souveraine”, elle a été créée à base de certains accords qu’on aura toujours du mal à comprendre, donc du coup la définition iniciale de sa valeur n’était pas fonction de la situation économique des pays qui l’utilisent, si c’était le cas je pense que le régime de taux de change fixe CFA-Euro aurait sauté depuis un bon moment déjà. Tous les points que je viens de citer sont à mon avis des questions totalement politiques, pas Politique Économique mais carrément politique pure. Maintenant regardons la chose du côté totalement économique avec une légère tendance keynesienne.

L’information du moment est celle qui dit que le CFA-Cemac sera dévalué à 50% tandis celui de l’UEMOA sera réévalué. Est-il possible qu’une telle opération se fasse? La réponse est OUI. Comme nous le savons tous, une grande partie des pays de la zone CEMAC est très dépendante du pétrole, ces États ont basé leurs économies principalement sur l’exploitation de cette matière première. C’est bien beau, le pétrole c’est “l’or noir” on doit se rejouire de l’avoir, mais le problème c’est que ces nations vendent du brute et rachètent les produits finis du pétrole à des prix plus élevés. Imagine que tu vends un kilo de farine à monsieur X au prix de 1 dollars(qui est la monnaie des transactions internationales) et monsieur X te revend le pain qu’il fabrique avec la farine que tu lui as vendu, sauf que son pain il le vend à 2 dollars. Si le même processus se répète 10 fois par an, tu recevras 10 dollars venant de monsieur X pour vente de farine et tu donneras 20 dollars à monsieur X pour achat de pain(fabriqué avec la farine que tu produis). Ceci est le comportement des balances commerciales(différence entre exportations et importations) des pays de la zone Cemac, des balances déficitaires. La monnaie peut être considérée comme tout autre bien à valeur marchande, quand il y a excès d’offre d’un bien sur le marché son prix baisse et c’est ce qui se passe dans la zone Cemac, les dépenses sont superieures aux gains et cela provoque un excès d’offre de franc CFA-Cemac dans le marché financier d’où la chute de sa valeur réelle(dévaluation). De l’autre côté s’il est réellement question de réévaluer le CFA-Uemoa cela veut dire que les pays de la zone ont su diversifier leurs économies ce qui leur a permi d’avoir des taux d’exportations beaucoup plus importants que ceux de la zone CEMAC.

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Alors, est-ce qu’une dévaluation est forcément une mauvaise chose? Pour la zone Cemac oui parce qu’elle importe quasiment tout. Il est fort probable que ces économies connaitront des taux d’inflations très élevés et le bien-être des familles sera très affecté par cette élévation des prix. Par contre la dévaluation de la monnaie peut être un facteur positif pour un pays qui produit la quasi totalité de ses biens et qui exportent beaucoup plus qu’elle n’importe. Dans ce cas on parle de dévaluation compétitive qui est une des politiques clés de la Chine qui inonde le monde avec ses produits bon marché. La dévaluation de sa monnaie fait à ce que ses produits coutent moins chers dans le marché international, donc le monde n’arrêtera pas d’acheter des produits Chinois. La Chine a donc de ce fait une balance comerciale positive et possède de grandes reserves en dévise internationale(principelement le dollars) recoltée grace à ses exportations, cela lui donne le pouvoir de manipuler le taux de change de sa monnaie de façon relativement plus flexible et bien sûr avoir un taux de croissance économique très élevé.

Revenant à la probable dévalution du franc CFA-Cemac, la réalité c’est que le CFA-Cemac a été effectivement dévalué le jour ou l’information de sa probable dévaluation a été rendue publique. Je ne parle pas de sa valeur nominale actuelle mais plutôt de sa valeur réelle, soit ce qu’elle vaut réellement si on éliminait tout accord de parité de taux de change. Les économies capitalistes fonctionnent avec des expectatives, soit des attentes fondées sur des promesses ou des résultats qu’une certaine action présente apportera dans le futur. Un agent économique(entreprise, personne physique…) n’investit que s’il espère avoir des retours positifs dans le futur. Raison pour laquelle en période de crise la récupération est lente parce que les investisseurs n’ont pas foi en un futur meilleur et ils ne prennent aucun risque. C’est ce même processus de décision que l’agent économique utilise pour décider s’il est plus sûr de garder une devise X ou Y. Le principe est simple, supposons que je suis un gros investisseur de la zone CEMAC, donc mes gains et mes richesses sont comptés en CFA-Cemac. Un bon

matin je me réveille et j’apprends que dans les semaines qui suivent le CFA-Cemac sera dévalué par contre celui de l’UEMOA sera réévalué, en ce moment là la décision la plus rationnelle et la plus facile serait de me débarasser du CFA-cemac pour me procurer celui de l’Uemoa(par exemple) pendant que les deux monnaies ont encore la même valeur afin de conserver la valeur réelle de ma richesse. Bien évidemment je ne serais pas le seul “malin” à penser comme ça, beaucoup d’autres agents économiques voudront se débarasser du CFA- Cemac avant qu’il ne soit trop tard. Le résultat de ce “grand menage” fera à ce que le franc CFA-Cemac soit effectivement dévalué selon le principe de l’excès d’offre et celui de l’UEMOA sera effectivement réévalué grace à l’excès de la demande. À mon avis le CFA-Cemac est déjà condamné à sa dévaluation et elle ne pourra garder sa valeur actuelle que si l’accord de taux de change fixe est maintenu.

Espérant Chardevy Biniakounou, étudiant en Sciences Économiques à l’Université Fédérale de Minas Gerais, Belo Horizonte- Brésil.

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La dévaluation du «Franc CFA» de la zone Cemac n’est pas encore à l’ordre du jour

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Le dernier rapport du FMI indique une stagnation générale de l’économie mondiale à 3.5% (contre une prévision de 3.1% en 2016). 

Pour l’Afrique subsaharienne, un léger redressement est escompté à 2.6% (contre une prévision initiale de 3% fin 2016), après la décevante performance de 2016[1].

Selon le FMI, ce rebond est porté notamment par le recouvrement en cours au Nigéria dans la production pétrolière, les dépenses publiques engagées en Angola – dans la perspective des élections à venir – et la résolution de la sécheresse dans la zone sud du continent.

Les derniers chiffres du FMI sur la croissance en Afrique sub-saharienne laissent apparaître quelques grandes tendances. L’Afrique de l’Ouest, tirée par le Sénégal et la Côte d’Ivoire, enregistrerait une croissance forte de l’ordre de 7% .

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CAS DES PAYS DE LA ZONE CEMAC

L’autre zone Franc, Cemac, très majoritairement constituée de producteurs de pétrole, est mal en point, juste un peu au-dessus des 2%. 

Le Congo Brazza qui sort progressivement de la zone rouge, avec un taux de croissance négatif, est passé de la première à la dernière place de cette zone (0,6%), alors que le Cameroun (4,7) conserve sa place de 1ère économie de la CEMAC. 

Cependant Yaoundé reste exposé à une dégringolade, au cas où Paul Biya venait à être candidat à sa propre succession l’année prochaine- de vives tensions politiques pourraient bien y surgir pour peser davantage sur l’économie déjà en récession du fait de la conjoncture, mais aussi des dépenses extra budgétaires occasionnées dans le cadre de la lutte contre la secte Boko Haram. 

En attendant, le Congo et la Guinée Equatoriale devraient inéluctablement à leur tour signer un accord avec le FMI. Seule inquiétude à Brazzaville,  » c’est la remise en cause de la coopération Sino congolaise en matière d’ingénierie financière « , confie un expert en économie pétrolière. » Les indicateurs macro économiques de la zone ne sont pas encore, pour l’essentiel, au rouge au point d’être dans la sinistrose de 1994″, indique, sous couvert d’anonymat, une source du Fonds à Washington.

Par Alphonse Ndongo

LIRE AUSSUI > DÉVALUATION : Le Franc CFA, ce que l’on redoutait est désormais sur la table de Macron

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Franc CFA – Idriss Déby : « C’est à nous de gérer notre monnaie avec notre banque centrale »

Idriss Déby

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Les pays de la zone CFA vont-ils enfin avoir une souveraineté monétaire? C’est le souhait de plusieurs africains qui voient depuis quelques jours plusieurs autorités rejoindre leur position. Après le président de la Guinée Conakry, Alpha Condé, c’est le Tchadien Idriss Deby qui prend également exprime son souhait de voir les 14 pays de la zone CFA ne plus dépendre du Trésor français.

Peut-on être un pays souverain lorsque votre politique monétaire est décidée par un autre? La réponse ne souffre d’aucune difficulté. Pourtant, la zone CFA reste depuis les indépendances sous la direction de la France. D’aucuns pensent que pour rester à la tête d’un des pays de la zone, il faut savoir laisser dans les tiroirs certains dossiers. Et le Franc CFA en est un.

Bien que cela soit une affaire sensible, plusieurs présidents dont Alpha Condé de la Guinée et Idriss Deby du Tchad ont décidé de prendre le pari de réclamer la souveraineté monétaire du CFA et voir la France quitter les conseils d’administrations des banques centrales qui gèrent le franc CFA (BCEAO, BEAC, etc.). En effet, même en présence d’une majorité d’africains sans au moins 1 ou 2 voix de ces administrateurs français aucune décision ne peut être prise. « Un droit de veto qui confère à la France le contrôle total sur le franc CFA » selon le conférencier Nicolas Agbohou, auteur de l’ouvrage Le Franc CFA et l’Euro contre l’Afrique.

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DÉVALUATION : Le Franc CFA, ce que l’on redoutait est désormais sur la table de Macron

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DÉVALUATION PROGRAMMÉE du Franc CFA

Le Trésor français vient de communiquer au Président Emmanuel Macron un rapport sur la situation du franc CFA en relation avec le compte des opérations d’où il résulte qu’il faut conforter la division géographique de la zone CFA Afrique centrale et Afrique de l’ouest. Le président Macron a successivement reçu les présidents Alassane Ouattara et Macky Sall pour des entretiens à ce sujet. On se rappelle que la Directrice du FMI Madame Christine Lagarde était déjà venue au Cameroun en compagnie du ministre français de l’économie et des finances Michel Sapin pour entretenir les chefs d’états de la CEMAC sur une éventuelle dévaluation du franc CFA XAF. Il est désormais manifeste que cette dévaluation du franc CFA ne concerne pas le franc CFA XOF de l’UEMOA.

Les conclusions des économistes du Trésor français sont précises que l’Afrique de l’ouest a mieux géré ses réserves monétaires dans le compte des opérations françaises que l’Afrique centrale. La première dévaluation du franc CFA était le fait de l’Afrique centrale et c’est pourquoi l’Afrique de l’Ouest ne veut plus le lien monétaire entre elles. Et notamment Monsieur le président Ouattara a bien géré ses devises en bon économiste, en important moins et en consommant plus les produits locaux. Car plus on importe plus on épuise ses réserves dans le compte des opérations. C’est le lieu de rappeler que la Cote d’Ivoire dispose de 40% des devises de toute l’UMOA et d’une balance commerciale excédentaire. Il est clair que l’Afrique de l’ouest cible avec bonheur ses importations alors que l’Afrique centrale importe tout en chine jusqu’à l’ail qui est pourtant produit localement. La conséquence est que les importations sont garanties par le compte des opérations en France, lequel compte est précisément destiné au paiement de nos dettes et de nos importations en devise.

Il s’avère donc qu’en important tout, les pays de l’Afrique centrale ont épuisé rapidement leurs réserves dans le compte des opérations. A contrario, les pays de l’UMOA, pilotés par la Cote d’ivoire et le Sénégal ont encore des réserves dans leurs comptes des opérations.

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Face à cette situation, le président français Emmanuel MACRON a proposé aux présidents de Cote d’Ivoire et du Sénégal d’aider la zone CEMAC en leur faisant des avances de devises. Ce à quoi ces deux ont opposé une fin de non-recevoir au motif, dit le président Ouattara, que « chacun assume ses propres turpitudes » et qu’on ne demande pas aux uns (qui ont bien géré leurs devises) de venir au secours des autres (qui ont mal géré). Comme chacun sait la fourmi n’est pas prêteuse.

Le trésor français face à cette situation a proposé au président Macron d’envisager la dévaluation du franc CFA XAF (de la CEMAC) au taux de 1 Euro = 1300 francs CFA XAF soit de 50% la valeur actuelle et de réévaluer le franc CFA XOF au taux de 1 Euro = 500 francs CFA XOF (de l’UMOA).

Il est clair que cette situation déplorable est le résultat d’une gestion catastrophique de certains pays de la CEMAC qui impacte sur tous les autres. Les importations massives au préjudice des produits locaux dont la promotion n’a pas été assurée est, à n’en point douter, à l’origine de la dévaluation projetée.

C’est pourquoi le Parti politique Les Patriotes (ancien PADDEC) demande instamment aux chefs d’Etats de la CEMAC de réduire les importations et les cantonner au strict nécessaire vital.
Le parti politique Les Patriotes demande à la France, terre des droits de l’homme, de liberté et de justice, de faire une lecture attentive des accords de coopération monétaire qui lient la France aux pays de la CEMAC et notamment en ses articles 7 et 9 qui disposent que la France garantit la convertibilité illimitée du franc CFA. Ainsi la France en exécution de son obligation contractuelle doit injecter les devises dans les économies exsangues de l’Afrique centrale pour éviter la dévaluation projetée qui sera préjudiciable aux peuples africains.

Par ailleurs, la France doit prendre toutes les dispositions pour que le Franc CFA redevienne une devise internationale, comme avant la dévaluation de 1994 intervenue en toute violation des accords de coopérations monétaires sus visés.

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VIDÉO – Les déclarations fortes de Kémi Séba depuis les terres de Thomas Sankara

Kémi Séba
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Kémi Séba, le président de l’ONG Urgences panafricanistes, vient d’effectuer une tournée au Burkina Faso sur les terres de Thomas Sankara. L’occasion de remobiliser les troupes autour du front anti-CFA. Dans une conférence publique, le leader panafricaniste a présenté la monnaie commune aux pays de l’UEMOA et de la CEMAC comme le «plus grand vestige du colonialisme ».

Le peuple burkinabè est fier, digne et plein d’espérance. On espère qu’avec le temps, il sera plus que jamais la cheville ouvrière de cette démarche de résistance. C’est en train, d’ailleurs, d’être le cas et on espère que cela va continuer”, a déclaré M. Seba, reçu notamment par le président de l’assemblée nationale du Burkina Faso. 
 

Pour l’activiste, auteur et chroniqueur, le franc CFA  handicape le continent car il «favorise plus les entités exogènes que les entités endogènes». Et de rappeler la faiblesse du commerce intra-africain, à savoir 15%. Le front anti CFA a fait la promesse d’un lendemain meilleur et surtout d’un lendemain sans CFA. L’ONG Urgences Panafricaniste a initié une série de manifestations depuis le 26 décembre 2016 pour mobiliser la jeunesse africaine autour du front anti-CFA. “A ce jour, nos espérances ont été dépassées. Plusieurs dizaines de milliers de gens et d’organisations de la société civile africaine se sont mobilisés et c’est ce qui a constitué le Front anti-CFA”.

© Financialafrik

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