Congo – Éducation : Les parents des étudiants congolais rapatriés de Cuba demandent pardon à Sassou N’Guesso

des Étudiants Congolais à Cuba

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des Étudiants Congolais à Cuba
Le 16 avril, des Étudiants Congolais à Cuba

Le collectif des parents concernés a exprimé, le 2 juillet à Brazzaville, sa volonté de collaborer avec le gouvernement en vue de la réinsertion des étudiants rapatriés dans les structures académiques locales.

« Les responsabilités sont partagées. Nous allons échanger avec les enfants pour chercher comment réformer leur avenir », a indiqué le responsable du collectif, Jean François Galomi, à l’issue d’une audience avec le président de la République.

« Et si les enfants sont encore motivés pour apprendre la médecine, nous allons négocier leur réinsertion avec le gouvernement », a-t-il ajouté.

Au total, cent trente-huit étudiants congolais inscrits en médecine à La Havane ont été rapatriés, en juin dernier, pour mauvais résultats scolaires et avoir réclamé violemment leur bourse.

Jean François Galomi a fait savoir qu’« aucun étudiant n’a disparu », tous ont regagné leurs familles. « Nous avons informé le président de la République que nous avons bien reçu les enfants. Chaque enfant vit auprès de ses parents », a-t-il renchéri.

Le gouvernement congolais avait envoyé plus de mille étudiants entre 2014 et 2015 dans la capitale cubaine pour effectuer des études en médecine. Certaines étudiantes ont été rapatriées avec des bébés.

Christian Brice Elion 

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Congo: un groupe d’étudiants expulsés de Cuba rentre au pays

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Le 16 avril, des Étudiants Congolais à Cuba

Quelque 142 étudiants congolais sont pointés du doigt pour avoir mené courant mars un violent mouvement de revendications de bourses ou sélectionnés pour cumulation de mauvais résultats, vont être expulsés de Cuba où ils étudiaient la médecine. Quatre membres du gouvernement ont rencontré leurs parents mardi 7 mai à Brazzaville pour leur assurer des dispositions prises en vue de leur rapatriement.

Ces étudiants représentent moins de 10% de tous les effectifs estimés à 2103 apprenants congolais en terre cubaine.

Le ministre de l’Intérieur Raymond Zéphirin Mboulou a assuré que les conditions sécuritaires de leur retour seront garanties et qu’ils seront remis à la disposition de leurs parents dès leur descente de l’avion.

De son côté le ministre des affaires étrangères Jean-Claude Gakosso a déploré le fait que ces étudiants rentrent sans avoir décroché leurs diplômes. « C’est un déshonneur pour les familles », a-t-il dit.

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La liste de ces étudiants n’a pas été dévoilée pour des raisons avancées par le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua : « Pour l’instant nous ne souhaitons pas publier la liste parce que chaque jour nous continuons à discuter avec nos amis, nos partenaires de ce pays frère qu’est Cuba. Et, de temps en temps nous réussissons à avoir leur compréhension. Donc, il est possible que demain matin que nous réussissons peut-être à les convaincre de retirer de ces 142 (étudiants qui vont être renvoyés NDLR) deux, trois, quatre, cinq ou six noms », a-t-il expliqué.

Le ministre a annoncé que leur réorientation sera garantie.

Les parents des étudiants quant à eux ont demandé pardon aux gouvernements congolais et cubain pour le comportement peu exemplaire de leurs enfants.

A l’origine de l’affaire, un mouvement de protestation lancé fin mars par des étudiants congolais à Cuba pour attirer l’attention sur le non versement de leurs bourses par l’Etat congolais, depuis plus de vingt mois.

Avec RFI 

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Cuba : les étudiants congolais enterrent la hache de guerre

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étudiants congolais à cuba
Le 16 avril, dans l’après-midi, les deux ministres, en compagnie de Rosalie Kama Nyamayoua, l’ambassadeur du Congo à Cuba, étaient face à trois cent-cinquante jeunes représentants la communauté estudiantine du Congo, remarquables par la blouse blanche qu’ils arboraient tous et en rapport avec leur futur métier de médecin.

Après des jours de manifestations suite au non-paiement de la bourse, des étudiants congolais en médecine ont finalement obtenu gain de cause. Sur plus de vingt mois, douze seront versés, a annoncé, le 16 avril à La Havane, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.

Le 8 avril dernier, des étudiants congolais en formation à Cuba étaient descendus dans les rues de La Havane pour manifester leur mécontentement suite au retard dans le versement de la bourse qu’ils attendent de leur pays.

Une situation qui a interpellé les gouvernements des deux pays (Congo et cuba). Vu la mesure de l’urgence, une mission conduite par le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger a été dépêchée. À ses côtés, son collègue de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, et quelques hauts fonctionnaires des ministères concernés par ce dossier.

Arrivée à La Havane le 15 avril, la délégation congolaise a échangé avec les autorités cubaines en charge des questions de santé en tête desquelles le ministre Jose Angel Miranda.

« Vous comprenez que nous avons affaire à une jeunesse qui a mal évalué la situation du pays qui l’a accueillie généreusement. Un pays, Cuba, frappé par un embargo qui date et que nous ne cessons de dénoncer chaque année que nous montons sur la tribune des Nations unies. Le message de notre président porte sur le pardon et les excuses officielles avec cette volonté de continuer à coopérer. Il nous faut transcender ces événements et aller de l’avant. Tirons ensemble les leçons de ce que nous venons de vivre afin que pareille situation ne se reproduise plus », a dit Jean-Claude Gakosso, au nom du chef de l’Etat et du gouvernement congolais.

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Le 16 avril, dans l’après-midi, les deux ministres, en compagnie de Rosalie Kama Nyamayoua, l’ambassadeur du Congo à Cuba, étaient face à trois cent-cinquante jeunes représentants la communauté estudiantine du Congo, remarquables par la blouse blanche qu’ils arboraient tous et en rapport avec leur futur métier de médecin.

Du haut de l’estrade, c’est un ministre des Affaires étrangères décontracté qui s’est adressé à ses « enfants » dans un discours dominé de conseils.

« Responsabilité, respect et reconnaissance pour le pays qui vous a accueillis ! », tel est le triptyque du message. Puis, Jean-Claude Gakosso d’ajouter : « Votre colère est légitime. Mais la méthode l’est moins. C’est notre faute et le président nous a chargés de vous dire qu’il vous a compris ».

Pas seulement, « vos problèmes seront résolus », a lâché le chef de la diplomatie congolaise. Il s’agit du versement de la bourse qui est la principale revendication. Douze mois annoncés sont déjà disponibles, a-t-il assuré.

Intervenant au nom de ses collègues, un étudiant a égrené d’autres situations pendantes allant de la vie académique aux conditions de vie en général et ceux d’ordre administratif. Au-delà de tout, on note le compromis trouvé et cette joie affichée par les étudiants.

Josiane Mambou Loukoula

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Congo : Dur, dur d’être étudiant congolais à l’étranger

des Étudiants Congolais à Cuba

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des Étudiants Congolais à Cuba
Des Étudiants Congolais à Cuba

C’est ce que l’on pourrait dire des étudiants congolais inscrits dans les universités en Europe, en Afrique, en Amérique, etc. 

L’Etat congolais honore difficilement ses engagements financiers vis-à-vis d’eux, le Trésor public ne disposant pas de liquidités. Vivant loin de leurs familles, ces étudiants se retrouvent souvent sans ressources. 

Ceux de Cuba, par exemple, accumulent actuellement 26 mois de bourse impayée. Ils se sentent abandonnés à eux-mêmes, sans aucun soutien. 

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Selon nos sources, ils ont adressé des correspondances à plusieurs membres du Gouvernement, dont le Premier ministre Clément Mouamba.

Ils ont récemment écrit une lettre ouverte au Chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso, dans l’espoir que cette fois-ci leur situation sera régularisée.

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Mme Rosalie Kama Nyamayoua nommée ambassadeur du Congo à Cuba

Rosalie Kama Nyamayoua,

Le Président de la République, M. Dénis Sassou-N’guesso a nommé, le 27 avril dernier à Brazzaville,  Mme Rosalie Kama Nyamayoua, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Congo en République de Cuba.

Ancienne ministre de l’enseignement primaire et secondaire, chargée de l’alphabétisation, Mme Kama Nyamayoua a été nommée par décret n° 126 du 27 avril 2017.  Elle est actuellement la présidente du FAWE.

Née en 1951 à Ouesso, le nouvel ambassadeur est mariée et mère de trois enfants.  C’est une femme chercheure, enseignante  et  a occupé les fonctions de chef de département des sciences exactes, de 1985 à 1990, et de vice-directrice de l’Ecole Normale Supérieure (ENS) à l’Université Marien Ngouabi.

(ACI)

Diplomatie: le Congo et le Cuba réfléchissent à une coopération économique

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L'ambassadeur de Cuba au Congo, Manuel Serrano Acosta et e ministre des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault
L’ambassadeur de Cuba au Congo, Manuel Serrano Acosta et e ministre des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault

L’ambassadeur de Cuba au Congo, Manuel Serrano Acosta a indiqué le 31 mai à Brazzaville que son pays entend désormais coopérer avec le Congo dans le domaine économique, notamment dans le secteur des Zones économiques spéciales(ZES).

Le diplomate cubain qui a été reçu en audience par le ministre des Zones économiques spéciales, Alain Akouala Atipault a qualifié «d’important » le projet des ZES, initié par le gouvernement congolais en vue de la diversification de son économie.  

« On a parlé de la possibilité de coopérer dans le domaine économique. A Cuba, on a une Zone économique spéciale, opérationnelle il y a à peu près cinq ans et dont la configuration et la philosophie correspondent à celle de Pointe-Noire. Donc, nous pouvons partager notre expérience dans ce domaine tout comme dans le secteur industriel et de l’emploi », a déclaré l’ambassadeur de Cuba au Congo.

Le ministre des Zes a été de même informé de la tenue en fin juin à Cuba, d’une foire d’affaires où sont attendus la majorité des investisseurs du monde. « Il sera important qu’on s’y rende pour présenter non seulement les opportunités d’investissement qu’offre notre pays, mais également notre politique économique », a indiqué Alain Akoula Atipault.

Rappelons que Cuba est un partenaire historique de la République du Congo.

La mise en valeur de la Zes de Pointe-Noire au menu des discussions

Dans le cadre de la mise en œuvre effective des conclusions du forum Sino-africain tenu en décembre dernier à Johannesburg, une délégation d’experts chinois a eu une séance de travail le même jour avec les ministres congolais de l’Aménagement du territoire et celui des Zones économiques spéciales (ZES).

Le but de cette réunion : recueillir des informations nécessaires concernant la Zone économique spéciale de Pointe- Noire dans le but d’aider le Congo à construire un parc industriel et un port minéralier ayant déjà fait l’objet d’un accord de financement entre les deux parties.

« Le président chinois avait annoncé dix projets de coopération Sino-africaine pour renforcer sa relation avec le continent. La partie industrielle est la plus importante parce que la Chine a une grande expérience en la matière. Nous voulons accompagner votre gouvernement dans la construction d’une Zes, afin de développer l’économie nationale et créer des emplois », a rappelé le chef de la délégation, Thou yuxiao.

Rappelons qu’à l’issue du forum chine-Afrique, le président de cette nouvelle puissance économique, Xi Jinping, avait promis d’octroyer une enveloppe de 60 milliards de dollars aux pays africains pour financer dix programmes de coopération sur trois ans dans les domaines notamment de l’agriculture, de l’industrialisation, de la réduction de la pauvreté, de la santé, de la culture, de la sécurité, de la protection de la nature ou encore du développement vert.

Lopelle Mboussa Gassia

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Congo : près de 2.600 médecins cubains attendus dans quelques mois

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François Ibovi et Manuel Serrano Acosta posant avec les 18 médecins cubains; crédit photo Manga
François Ibovi et Manuel Serrano Acosta posant avec les 18 médecins cubains; crédit photo Manga

Près de 2.600 médecins et professionnels de santé cubains sont attendus au Congo dans les prochains mois, en vue notamment de combler le déficit en personnel soignant qu’accusent les hôpitaux congolais, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de la santé et de la population.

La venue de ces professionnels de santé cubains, selon cette information, rentre dans le cadre des accords de partenariats, signés en juin 2013 entre le Congo et Cuba dans le domaine de la santé, en vue de renforcer le système sanitaire national congolais, en proie à plusieurs difficultés.

Ces professionnels de santé cubains vont, en attendant la fin de formation de près de 2000 étudiants congolais en médecine et en santé à Cuba dans le cadre de ce même accord, exercer dans les 12 hôpitaux généraux en cours de construction dans les douze départements que compte le Congo, et dont les travaux, très avancé, sont en voie d’achèvement.

En attendant l’arrivée des 2600 médecins et autres professionnels de santé cubains, ce sont 18 autres médecins cubains qui sont arrivés au Congo mardi, en vue de remplacer leurs compatriotes, précédemment en service dans certains hôpitaux congolais et dont le mandat était arrivé à expiration.

Parmi eux, quatre font partie d’une équipe de 192 autres médecins cubains qui vont travailler prochainement à l’hôpital spécialisé de la ville d’Oyo, dont l’inauguration par le président congolais, Denis Sassou Nguesso, aura lieu en mars prochain.

En effet, le Congo connait depuis plusieurs décennies un déficit en agents de santé. Cette insuffisance du personnel soignant dans les hôpitaux congolais qui affecte sérieusement la prise en charge des malades et leurs chances de guérison, est à l’origine du fort taux de mortalité observé dans le pays.

(Avec Xinhua)

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Congo – Cuba : L’étudiant congolais porté disparu a été retrouvé, mais torturé par les services cubains

Me Thomas Djolani

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Me Thomas Djolani
Me Thomas Djolani

Après le battage médiatique fait par Me Thomas Djolani, avocat de la famille Niombo, l’étudiant congolais porté disparu à La Havane, capitale de Cuba, a été libéré, le jeudi 5 février 2015, à 9h du matin. Agé de vingt ans, Loïc Junior Niombo dit avoir été détenu par les services de la sécurité d’Etat et qu’il a été torturé pendant sa détention.

L’étudiant en médecine subit, par ailleurs, la pression des agents de la sécurité d’Etat cubains, «en vue d’inventer une version contradictoire de son enlèvement». C’est ce qu’a révélé Me Djolani, dans un nouveau point de presse qu’il a donné, mardi 11 février 2015, à Brazzaville. A cet effet, l’avocat a demandé aux autorités congolaises, particulièrement  au Ministère de la santé et de la population, «le rapatriement, dans l’immédiat, de Loïc Junior Niombo, à Brazzaville».

Selon Me Djolani, après sa libération, Loïc Niombo Junior a envoyé un message à sa famille, sur les pressions qu’il subit de la part des agents de la sécurité d’Etat cubains. Il a raconté sa mésaventure, en ces termes: «Il était 9h du matin, au lendemain de mon retour à La Havane, relaxé par mes geôliers. La gouvernante de ma résidence universitaire est venue m’informer que quatre membres de la sécurité d’Etat cubains voulaient discuter avec moi. J’y suis allé avec mon ami, Smaichel Dzenguelé, à qui ils ont demandé de rester dans le couloir, pour m’attendre. Je me suis retrouvé dans un bureau avec les agents de sécurité, qui ne voulaient pas m’écouter, parce qu’ils disaient que cette histoire serait grave, si elle arrivait au niveau international. Ils m’ont mis une pression intolérable de démentir, en disant à mes amis que j’étais allé m’amuser, si je ne voulais pas repartir en prison à Condensa, avec mes cinq amis d’infortune qui y avaient séjourné avec moi, en décembre 2014. Ils m’ont même influencé de dire à mon père de cesser d’en parler dans mon pays et de ne pas entamer des procédures judiciaires. J’ai refusé de démentir. Puisqu’ils insistaient, j’étais contraint d’inventer une histoire dont ils me dictaient les premières lignes, en me donnant des directives et m’ont obligé de signer. J’ai mis une fausse signature, prenant ma pièce d’identité, ils ont recopié les données qu’elle contenait. Fâchés, ils m’ont demandé de refaire un autre document avec ma vraie signature, et j’ai dû le faire sous leurs menaces.  Quand j’ai fini de faire la nouvelle déclaration, les agents de la sécurité d’Etat l’ont saisie et imprimée. Ensuite, ils m’ont dit de ne pas dire ce qui s’est passé, sinon je repartirais en prison, tout en me demandant de tenir une réunion avec tous les étudiants. Ils ont promis de vérifier, si j’ai fait ce démenti».

«Sorti de cet interrogatoire, j’étais déçu et traumatisé. Pendant que j’étais séquestré, les agents de la sécurité d’Etat cubains ont menacé mes amis, notamment ceux qui étaient en prison avec moi, en les accusant de m’avoir caché. Lundi 9 février 2015, j’ai été convoqué au bureau des relations internationales de mon école et entretenu par les membres de l’ambassade, notamment le conseiller de l’ambassadeur, l’attaché de défense, le réceptionniste. La vice-recteur de l’école de médecine ainsi que mon ami Smaichel Dzenguelé étaient présents. Le conseiller m’a demandé de raconter les faits, à la demande de l’ambassadeur. Je lui ai dit que je souhaitais commencer par parler de ma sortie de la prison de Condensa, avec mes cinq autres amis. Mais hélas, la vice-recteur ne m’a pas laissé parler plus de trois minutes et m’a interrompu, en disant que les agents de la sécurité d’Etat lui ont parlé de la déclaration que j’avais faite et que mes propos ne concordaient pas avec ce que je disais. Elle a, immédiatement, mis un terme à la conversation. En ajoutant que des preuves existent pour démontrer mes déplacements du 19 janvier 2015».

Concluant sa déclaration, le jeune Loïc Niombo a affirmé: «Je suis certain que l’ambassadeur congolais et les agents de la sécurité d’Etat cubains doivent connaître les motivations profondes de mon kidnapping et mon transfert dans une ville située à 200 km de La Havane. En période d’examen, je n’avais aucun intérêt à me déplacer… Un jeune garçon de 20 ans va réagir ainsi et partir vers une autre province éloignée de La Havane, sans argent, ni même les moindres affaires, bagages, j’avais, uniquement, un maillot de corps et des gouttes de sang».

Eu égard à cela, Me Thomas Djolani s’est indigné: «Même si Junior a été retrouvé, est-ce que nous pouvons nous réjouir? Je ne pense pas, avec tout ce qu’il subit, si nous pouvons revoir cet enfant dans tous ses états. Nous avons la crainte de le voir perdu, traumatisé, il doit être soigné, physiquement et moralement». L’avocat a, ensuite, sollicité les autorités nationales d’interpeller l’ambassadeur du Congo à Cuba, au cas contraire, la Conadho, une O.n.g de défense des droits de l’homme, saisira les instances internationales, pour séquestration et torture, un crime puni par la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, signée et ratifiée par les deux pays, le Congo et Cuba.

LASEMAINEAFRICAINE

Cuba : un étudiant congolais porté disparu

Me Thomas Djolani

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Me Thomas Djolani
Me Thomas Djolani

En première année de médecine à l’École latino-américaine de la médecine de La Havane (ELAM), Loïc Junior Niombo a été enlevé il y a plus de deux semaines. Saisi de cette affaire, la Convention nationale des droits de l’homme (Conadho) a demandé, le 3 février à Brazzaville, la libération de ce jeune étudiant de 20 ans.

Élu par ses pairs au Comité syndical de défense des droits des étudiants congolais en médecine, Loïc Junior Niombo a géré la crise générée par le non-paiement des bourses d’étude aux cinq cents premiers étudiants congolais arrivés à La Havane, à Cuba, en septembre 2013. Cette crise avait été marquée par quelques incivilités de la part des étudiants en colère, à l’ambassade du Congo.

Ayant mal apprécié ce comportement, l’ambassadeur du Congo à Cuba, Pascal Onguiémbi, avait décidé de rapatrier les six membres du bureau syndical, estimant que les étudiants n’avaient pas le droit de revendiquer leurs droits. Le président de la République, informé de la situation lors de son passage dans la capitale cubaine en décembre dernier, a pensé qu’un tel problème ne nécessitait pas le rapatriement des étudiants. Il avait décidé qu’aucun étudiant ne soit expulsé. En prodiguant des conseils à la communauté estudiantine, une somme de cinquante millions leur avait été donnée pour passer en beauté les fêtes de fin d’année.

L’ambassadeur pointé du doigt

Les étudiants, soucieux d’arrondir leurs fins de mois demandèrent, par la voix des syndicalistes, à l’ambassadeur que leur soit restituée ladite somme. Ces syndicalistes seraient enlevés, sous ordre de l’ambassadeur, dans l’enceinte du campus en présence des autorités rectorales. Selon l’Ong des droits de l’homme, ces étudiants transférés dans une prison située à environ 80 kilomètres de La Havane, puis relaxés le 28 décembre dernier.

Au passage, l’ambassadeur du Congo à Cuba, Pascal Onguiémbi chargera de tous les maux le jeune Loïc Junior Niombo. C’est alors que ce dernier fut menacé peu avant son enlèvement. Porté disparu depuis le 19 janvier dernier, ses parents ne souhaitent que la libération de leur fils.

« Remettez-le nous, même sans diplôme », clament en boucle les militants des droits de l’homme. Selon Me Thomas Djolani, président de la Conadho, « Il ne faut pas prendre en toute légèreté la vie d’un citoyen. Que cet enfant recouvre immédiatement sa liberté, car il a droit à l’éducation. Où est-il passé ? Si on laisse passer ce genre de choses, nous mourrons tous ». Et le père de l’étudiant, Émile Dominique Niombo de poursuivre : « Sa disparition a été constatée quatre jours plus tard. L’ambassade en a été informée le septième jour. La police a lancé, sans suite, sa recherche. L’ambassadeur rassure qu’il est bien portant. C’est un problème entre l’ambassade et la police, dit-il. Ce qui laisse dire qu’il connaît les kidnappeurs ».

Présumé complice dans cette affaire, l’ambassadeur congolais, en poste depuis 1998, avait été impliqué dans une affaire similaire, il y a trois ans, indique la Conadho. Cette organisation  qui demande la lumière sur cette affaire, interpelle les associations de lutte contre la torture et de défense des droits de l’homme, et ceux se réclamant de la société civile de peser de leur poids afin d’obtenir gain de cause. Si leur voix n’est toujours pas entendue, une démarche sera menée au niveau diplomatique.

© Adiac-Congo

Les Etats-Unis annoncent un rapprochement historique avec Cuba

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Barack Obama et Raul CastroLes Etats-Unis vont entamer un rapprochement historique avec Cuba prévoyant en particulier le rétablissement des relations diplomatiques avec le régime communiste et l’allègement des sanctions économiques imposées depuis 1962, a annoncé mercredi un responsable américain.

Le président américain Barack Obama et son homologue cubain Raul Castro, qui se sont parlé mardi au téléphone, devaient s’exprimer mercredi en milieu de journée, respectivement depuis Washington et La Havane.

Selon un responsable américain, l’appel entre les deux dirigeants a duré entre 45 minutes et une heure. Un responsable a également précisé que Fidel Castro n’avait pas été impliqué dans les discussions.

Le pape François a joué un rôle crucial dans le rapprochement entre les deux pays, a-t-on précisé de même source.

Les Etats-Unis et Cuba, séparés seulement par les 150 km du détroit de Floride, n’ont plus de relations diplomatiques officielles depuis 1961.

M. Obama a demandé au secrétaire d’Etat John Kerry d’entamer immédiatement des discussions en vue du rétablissement des relations diplomatiques. Les Etats-Unis ont annoncé l’ouverture d’une ambassade à La Havane dans les mois à venir.

Cette annonce historique intervient quelques heures après celle de la libération d’Alan Gross, un Américain détenu depuis 5 ans à La Havane. M. Gross, 65 ans, était en route mercredi matin pour les Etats-Unis, selon responsable américain.

Washington a toujours conditionné une détente avec Cuba à la libération de cet ancien contractuel de l’agence fédérale américaine pour le développement international (USAID), une branche du département d’Etat.

Quelques signes de détente sont apparus ces dernières années entre les deux pays.

Le président Raul Castro, qui a succédé à son frère depuis 2006, a mis un frein aux diatribes anti-américaines, alors que son homologue Barack Obama a assoupli les règles qui s’appliquent aux voyages vers l’île communiste.

La publication, il y a quelques mois, d’un éditorial du New York Times intitulé Il est temps d’en finir avec l’embargo contre Cuba, avait été jugé d’une grande habileté par Fidel Castro.

Mais Washington a maintenu juqu’à ce jour une ligne ferme envers La Havane. Vivement critiqué sur l’île communiste, l’embargo américain, maintenu depuis 1962, est condamné chaque année aux Nations unies à une écrasante majorité.

Par AFP