Pas de blocage du programme entre le Congo et le FMI

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Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a reçu, le 19 février à Brazzaville, l’administrateur du Congo auprès du Fonds monétaire international (FMI), Mohamed-Lemine Ould Raghani

L’administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) pour l’Afrique francophone, Mohamed-Lemine Ould Raghani en séjour à Brazzaville, a affirmé mardi, qu’il n’y a pas de blocage du programme économique que le FMI entend signer avec le Congo pour sa sortie de crise.

« On ne peut pas dire qu’il y a blocage au sujet de ce programme car, on est en train d’affiner les aspects de forme qui sont liés aux procédures de l’institution qui s’appliquent à tous les États membres pour espérer aller rapidement à la signature », a déclaré Mohamed-Lemine Ould Raghani à la presse.

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S’exprimant au terme d’une audience avec le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou Nguesso, le fonctionnaire du Fmi a informé les discussions avancent très bien et que « les questions de fond ont été bouclées et nous sommes au stade de forme ».

Il en outre salué la situation macroéconomique du Congo, estimant que le pays « suit aujourd’hui des politiques appropriées pour la stabilité de sa situation macroéconomique et de sa consolidation ».

Le Congo est en pourparlers avec le FMI pour sortir de la crise économique qui le secoue depuis 2014 suite à la chute des prix du pétrole, sa principale ressource.

Avec APA 

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Klaus Peter Schick, ambassadeur d’Allemagne au Congo : «Sans accord avec le FMI, la crise ne fera que durer»

Le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso et Klaus Peter Schick , ambassadeur d’Allemagne en République du Congo

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Le chef de l'Etat congolais, Denis Sassou N'Guesso et Klaus Peter Schick , ambassadeur d’Allemagne en République du Congo
Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso et Klaus Peter Schick , ambassadeur d’Allemagne en République du Congo (19 décembre 2016) © DR

La République Fédérale d’Allemagne a célébré le 3 octobre 2018, sa fête nationale. A cette occasion, l’ambassadeur d’Allemagne au Congo, Klaus Peter Schick, et son épouse ont donné une réception à Brazzaville. En présence des ministres Bruno Jean Richard Itoua, Dieudonné Moyongo, Antoinette Dinga Dzondo, et Rosalie Matondo, ainsi que des membres du corps diplomatique.

A cette occasion, le diplomate allemand a affirmé que «sans la conclusion des négociations avec le Fonds monétaire international et l’adoption d’un programme, la crise ne fera que durer, malgré la hausse du prix du baril de pétrole».

Cette célébration a débuté par l’exécution des hymnes nationaux du Congo et de l’Allemagne par l’Orchestre symphonique des enfants de Brazzaville (OSEB) renforcé par des musiciens de l’orchestre Burning Music, sous la conduite du maestro Josias N’Gahata.

«Si c’est avant tout grâce au courage des citoyennes et citoyens de l’Allemagne de l’Est que le mur qui séparait l’Est et l’Ouest a pu être arraché, nos pays partenaires ont eux aussi joué un rôle important. Sans leur confiance dans le développement pacifique et positif d’une Allemagne unie au cœur de l’Europe, la réunification allemande n’aurait jamais été réalisée», a, dans son mot de circonstance, reconnu Klaus Peter Schick. Et d’ajouter: «Cette année encore, de nombreux pays, dont la République du Congo, ont fait preuve d’une grande confiance envers nous. En juin dernier, l’Allemagne a été élue pour deux ans membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies par plus de 180 Etats. Cette marque de confiance de la part de la communauté internationale nous encourage dans notre mission de poursuivre la collaboration avec nos partenaires en œuvrant de toutes nos forces au bénéfice de la paix et de la sécurité dans le monde…»

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A propos de la crise économique et financière qui cisaille le Congo, l’ambassadeur d’Allemagne a souligné: «Cette crise ne peut être résolue sans soutien externe. Et sans la conclusion des négociations avec le Fonds monétaire international et l’adoption d’un programme, la crise ne fera que durer, malgré la hausse du prix du baril de pétrole. C’est pour cela que nous prenons note, avec satisfaction, que deux projets législatifs ont été lancés récemment en Conseil des ministres en vue de mieux combattre la corruption et d’avoir une idée claire des acquis des hauts-fonctionnaires de l’Etat au début de leur entrée en fonction, une étape importante pour aboutir à un accord avec le FMI dans les meilleurs délais.

Un tel accord est d’autant plus nécessaire au moment où le Congo se prépare, avec le soutien de ses partenaires, notamment les Nations Unies, à reconstruire le département du Pool, ravagé par un conflit armé inutile et douloureux. Nous espérons que le plan DDR, flanqué par un plan humanitaire, permettra à ce département clé un retour à une paix durable et une prospérité dont le pays entier va bénéficier. Nous sommes en train d’examiner de quelle manière et dans quelle mesure l’Allemagne peut s’y engager au-delà des contributions financières très importantes de l’Allemagne aux Nations Unies et ses sous-organisations engagées au Congo.

En ce qui concerne la diversification de l’économie, elle ne peut pas se réaliser sans que la confiance des entrepreneurs locaux et surtout étrangers ne soit rétablie.

La corruption, des contrôles exagérés et abusifs et un manque de transparence dans l’attribution des projets et l’octroi des licences sont des obstacles à l’investissement qui doivent être éliminés. Enfin il est indispensable que le Gouvernement parle et rassure ces entreprises étrangères envers lesquelles le pays s’est endetté avant la crise».

Klaus Peter Schick a rappelé la participation du Président Denis Sassou-Nguesso à la COP 23 à Bonn, en Allemagne. Il s’est dit très conscient du rôle du Congo et de l’engagement personnel du chef de l’Etat congolais dans la protection du climat. «L’Allemagne, via la GIZ, s’est engagée à soutenir les efforts de la République du Congo de rendre fonctionnel le Fonds bleu pour le bassin du Congo», a-t-il rassuré. Avant d’annoncer que l’Allemagne continuera à soutenir la société civile congolaise par des micro-projets. 

A signaler que cette cérémonie a été agrémentée par le défilé de mode du jeune créateur de mode congolais Jean Cédric Sow, lequel a fait toutes ses études à Berlin.

Véran Carrhol YANGA

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Congo : Malgré la crise, ils affichent leur bourgeoisie

Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi

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Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi
Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi

Malgré la crise économique et ses effets néfastes sur le train de vie de la plupart des Congolais, un lecteur a constaté qu’il y a de plus en plus de limousines rutilantes et orgueilleuses arpentant les routes goudronnées de Brazzaville. 

Il arrive que leurs chauffeurs narguent les piétons, surtout la nuit. En voyant ces Prado, ces Peugeot, ces Safranes, etc., pimpantes et neuves, le touriste qui débarque à Brazzaville, poursuit-il, se convaincrait qu’il est bien dans la capitale d’un pays pétrolier. 

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C’est peut-être cela qui consterne le leader de l’UMP (Union pour un mouvement populaire), Digne Elvis Tsalissa Okombi (un proche de la Majorité présidentielle), qui l’a dernièrement dénoncé à la fin du deuxième Conseil national ordinaire de son parti, le 11 juin dernier: «Alors que notre pays connait une crise qui nous rappelle celle vécue la fin des années 1990, certains compatriotes exhibent une richesse sortie de nulle part. Notre pays dérive vers un monde d’hommes forts, au détriment d’une nation protectrice de tous.»

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Congo-Brazzaville: les évêques prennent la plume contre les maux du pays

évêques

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évêques
Image d’archive|© DR

Les évêques catholiques ont sorti ce jeudi 10 mai une déclaration dans laquelle ils ne cachent pas leur inquiétude devant la crise socio-politique et économique que traverse leur pays depuis trois ans. Ils passent en revue tous les domaines de la vie nationale, donnent leurs avis sur les causes et font des propositions pour une sortie de crise. Un message très fort selon les observateurs.

Les évêques catholiques pointent d’abord ce qu’ils considèrent comme « les origines du mal » congolais : la révision de la Constitution en 2015 malgré leurs mises en garde à l’époque.

La crise dans le département du Pool ? Un accord de paix ne suffira pas, selon eux, à mettre fin définitivement aux crises successives qui ont secoué cette région depuis vingt ans. Une réconciliation véritable passe par la recherche de la vérité, la justice et les réparations, disent-ils.

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Mais est-ce un simple hasard ? Cette déclaration est rendue publique ce matin, le jour des plaidoiries dans le procès du général Mokoko, cet ex-candidat à la présidentielle de 2016, poursuivi notamment pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ». Ils évoquent « l’exigence d’une justice équitable et indépendante », et appellent clairement à la libération de tous les prisonniers politiques.

Autre sujet de préoccupation des prélats congolais, la crise économique dans laquelle se débat ce pays pétrolier, et que l’on attribue un peu trop vite au prix du baril sur le marché international. Les onze évêques signataires de la déclaration fustigent dans des mots très durs la corruption qui gangrène ce pays, avant d’en appeler à un sursaut national.

Enfin, ils n’ont jamais caché tout le mal qu’ils pensaient de la Constitution actuelle. Ils reviennent à la charge une nouvelle fois en expliquant qu’une solution véritable à tous les problèmes congolais passe nécessairement par l’organisation d’un dialogue politique qui devrait aboutir à « un modèle politique et institutionnel » consensuel.

→Pour lire le Message des évêques du Congo : cliquez ici.

Par RFI 

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Pointe-Noire : Des parents en difficulté de payer les frais d’écolage dans les écoles privées

Les élèves du Cm1 de l’école fleuve Congo.

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Les élèves du Cm1 de l’école fleuve Congo.
©DR

De nombreux élèves inscrits dans les établissements scolaires privés de Pointe-Noire, la capitale économique du Congo, devraient affronter l’une des années scolaires les plus difficiles. Motif, la crise financière qui paralyse le pays empêche de nombreux parents à faire face aux frais d’écolage.

Selon plusieurs chefs d’établissements scolaires privés, de nombreux parents affirment éprouver des difficultés financières surtout pour ceux qui sont dans la fonction publique.

D’après ces responsables d’écoles, la plupart des enfants sont entrain de regagner les écoles publiques où les cours sont gratuits.

Ferdinand Tino, l’un des responsables d’une école privée de la ville océane craint la baisse du taux de participation aux examens d’Etats session 2018, mais aussi un grand risque pour certains établissements scolaires privés de jeter la clé sous le paillasson.

On rappelle que depuis la chute des cours du pétrole, la jarre des finances de l’Etat congolais est tellement percée que le gouvernement a des difficultés à payer les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités et les bourses des étudiants.

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La misère a gagné les grandes villes du pays où il faisait pourtant beau vivre.

«Le Congo n’est ni en faillite, ni en banque route », disait le président Denis Sassou Nguesso.

Les ressorts projetés par le FMI, doublés d’une volonté de l’État congolais d’entreprendre des réformes drastiques en termes d’assainissement des niches économiques et financières, vont bénéficier des vents favorables qui en haute mer, soufflent sur la production pétrolière. Les perspectives pour 2018 sont à des productions records en terme de quantité confient les pétroliers, sans compter que le prix du brut repart à la hausse.

De bon augure pour l’embellie du ciel économique congolais que d’aucuns annonçaient obscurcit, sinon complètement bouché, n’en déplaise à ceux qui distillent les informations selon lesquelles le Congo aurait déjà « mangé tout son blé en herbe ».

Avec Edwige KISSINGER / Les Echos du Congo Brazzaville

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Congo : le cadeau de Noël de Sassou aux populations du Pool « signature d’un accord de cessez le feu »

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Sassou N'Guesso
Le chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso|© DR

Le gouvernement congolais et les combattants Nsiloulou du Révérend pasteur Ntumi(Frédéric Bintsamou), ont conclu ce samedi, à Kinkala, chef-lieu du département du pool, un accord de ‘’cessez- le-feu et de ‘’cessation des hostilités ‘’ dans ce département en proie à une crise depuis 2016.

L’accord a été signé par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou et Jean Gustave Ntondo au nom du Révérend pasteur Ntumi(Frédéric Bintsamou).

A travers cet accord, Bintsamou Frédéric (Pasteur Ntumi) s’engage à faciliter le ramassage des armes détenues par les ex combattants(Nsiloulous) et à les remettre à la Commission et aux institutions habilitées ;de ne créer aucune entrave au processus conduisant au rétablissement de l’autorité de l’Etat dans le département du pool.

Le Pasteur Ntumi s’engage selon cet accord à garantir la libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département du pool notamment sur les rails du CFCO(Chemin de fer Congo Océan),les routes nationales et secondaires et au déploiement de la force publique dans le département du pool.

A contrario le gouvernement s’engage à travers cet accord à garantir ‘’la sérénité, l’application et le parachèvement du processus de paix ; la mise en place d’une Commission Ad hoc mixte, pour veiller à la poursuite du processus de paix et l’application stricte du présent accord’’.

Le gouvernement congolais va aussi garantir le processus de démobilisation de réinsertion professionnelle, sociale et économique des ex –combattants après le ramassage d’armes ; l’allègement progressif du dispositif militaire sous le contrôle de la Commission ad hoc mixte dans les zones de conflits,(…)la libre circulation des personnes, des biens et des services dans le département.

Au cours de la conférence de presse qui suivie la signature de cet accord, le représentant du Pasteur Ntumi,Jean Gustave Ntondo, a dit que ‘’c’est un grand jour pour le Congo, et les population du pool’’.

Il rassuré les dubitatifs qu’’’ il a été mandaté par Ntumi pour signer cet accord’’, soulignant que ‘’les congolais doivent vivre en paix et dans l’unité dans ces durs temps de crise que traverse le pays’’.

Jean Gustave Ntondo a assuré que rien ne sera plus comme avant. ‘’il n’y aura plus de bousculade, cet accord a tout pris en compte, personne ne devrait empêcher les ex-combattants ninjas –nsiloulous de sortir et vivre dans les sites qui sont aménagés pour eux’’, tout en relevant que ‘’c’est un processus qui sera contrôlé par la Commission Ad hoc.’’

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Cet accord de cessez le feu fait suite à la volonté du chef de l’Etat congolais Denis Sassou N’Guesso exprimée lors de sa rencontre du 13 octobre dernier avec les sages du pool de mettre fin aux souffrances des populations du pool, en tendant la main aux ex-combattants ninjas-Nsiloulous.

Le sort du Pasteur Ntumi qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la justice congolaise n’a pas été clarifié.

La crise sécuritaire dans le département du pool enclenchée le 4 avril 2016, au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle de mars 2011- qui a donné Sassou N’Guesso vainqueur avec plus de 60% des suffrages, a causé des morts d’hommes, des ponts détruits, des villages entiers désertés et causé de nombreux déplacés avec un taux élevé de malnutris.

Avec l’APA

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Congo – Finances publiques : Le gouvernement décide d’un budget plus réaliste

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©DR

Le conseil des ministres réuni mercredi à Brazzaville, a adopté un collectif budgétaire rectificatif pour l’exercice 2017. Les prévisions pour 2018 obéissent à la même logique.

En présentant le projet, le ministre des Finances et du budget, Calixte Ganongo l’a justifié par « une distorsion importante entre les prévisions budgétaires contenues dans la loi de finance initiale et l’exécution réelle ».

Ainsi, « le budget général réajusté est arrêté en recettes à la somme de mille deux cent quarante-trois milliards trois cents millions de francs CFA et en dépenses à la somme de mille quatre cent quatre-vingt dix-huit milliards cinq cent trente-sept millions de francs CFA, dégageant un solde déficitaire de deux cent cinquante-cinq milliards deux cent trente-sept millions de francs CFA ».

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Ce projet qui a été adopté et sera transmis au parlement, montre à n’en point douter l’état réel de la situation financière du Congo. Aussi, le président de la république a t-il invité les membres du gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires à l’élargissement de l’assiette fiscale congolaise et à mettre en œuvre les actions nécessaires à l’accroissement de l’activité économique.

Denis Sassou N’Guesso a également demandé au gouvernement de s’atteler à amélioration des performances des administrations compétentes en matière fiscale et parafiscale, notamment la Direction générale de impôts et la direction générale des Douanes.

Bertrand BOUKAKA

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Congo : Parfait Kolelas avance son plan de sortie de crise

Guy-Brice Parfait Kolélas

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Guy-Brice Parfait Kolélas
Guy-Brice Parfait Kolélas

Au cours d’une conférence de presse animée le 17 novembre à Brazzaville, le président de l’Union des démocrates humanistes Yuki (UDH-Yuki), a plaidé pour la tenue d’une concertation nationale afin de résoudre la crise économique, financière et sociale que traverse le pays.

Guy-Brice Parfait Kolélas s’est longuement attardé, lors de son échange avec la presse, sur la situation économique et financière du Congo, sans oublier la situation humanitaire dans le département du Pool. Aussi a-t-il invité le chef de l’Etat à persévérer dans la voie de la recherche de la paix et de l’unité nationale, en associant toutes les intelligences du pays. « Monsieur le président de la République, vous êtes le garant de la paix et de l’unité nationale. Vous avez eu le courage de reconnaître les difficultés économiques et financières, aux conséquences sociales graves, que traverse le pays. Je vous encourage à aller jusqu’au bout en activant les articles 227 et 228 de la Constitution du 25 octobre 2015, instituant le conseil national du dialogue comme organe de concertation, d’apaisement et de recherche du consensus… », a déclaré le président de UDH-Yuki. A propos de cette crise humanitaire et sécuritaire prévalant dans le Pool, Guy-Brice Parfait Kolelas a pensé que la résolution définitive commande la mise en place d’une commission justice, vérité et réconciliation.

 « Nous constatons que certaines pistes de solution que nous proposions hier sont en train d’être suivies. C’est une bonne chose, si tout cela est bien maîtrisé, afin d’éviter de tomber dans les travers du passé », s’est-il félicité.

Pour lui, il ne s’agit pas d’une quelconque lutte pour l’accession au fauteuil présidentiel, mais de l’avenir du Congo. « Les Congolais doivent se parler afin de mettre un terme aux supplices qui ne font que commencer, mais qui peuvent cependant faire vaciller les fondamentaux de la République », a renchéri Guy-Brice Parfait Kolélas.

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Parlant de la crise économique, il a signifié que « nous l’avions vue venir et avions tiré la sonnette d’alarme. La situation économique et sociale de notre pays se dégrade de jour en jour, c’est aujourd’hui une réalité. Les causes de cette situation sont multiples et se résument en deux mots : mauvaise gouvernance ».

 Il faut donc, selon lui, sauver le Congo et pour ce faire, il faudrait un dépassement de soi, en convoquant la commission nationale du dialogue. « De cette commission devrait naître une commission justice, paix et réconciliation qui aurait pour mission de réconcilier les acteurs socioéconomiques et politiques, de redéfinir les fondamentaux économiques, financières et sociales que le Congo doit mettre en œuvre dans un espace-temps limité de deux ans et les décisions qui sortiraient de cette commission devraient être immédiatement exécutoires, sous la forme d’ordonnances » , a-t-il soutenu.

Le président de l’UDH-Yuki a estimé que le programme d’actions du gouvernement, annoncé récemment par le Premier ministre, Clément Mouamba, ne se résume qu’à de bonnes intentions dès lors que les caisses de l’Etat sont vides. L’élargissement envisagé de l’assiette fiscale ou encore les mesures de relance économique envisagées par le gouvernement, a-t-il martelé, se heurteront à de nombreux obstacles, soulignant la non-diversification de l’économie, la prédominance du secteur informel, la faiblesse de la bancarisation des ménages.

Concernant la décentralisation, Guy-Brice Parfait Kolélas a dit : « Notre modèle de décentralisation est stérile. Telle qu’exercée, elle n’offre pas de points d’ancrage au développement local des territoires ».

Par ailleurs, il a fait savoir que le renouveau du Congo commande une véritable rupture avec le passé et que la crise économique, financière et sociale actuelle, offre de réelles chances de refonder la politique, l’économie et le social.

Jean Jacques Koubemba

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Présidentielle au Kenya : Sassou N’Guesso appelle les Kenyans à la « retenue » et au sens de « l’intérêt » national

Le président congolais Denis Sassou Nguesso

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Denis Sassou N’Guesso

Le président congolais Denis-Sassou N’Guesso, dans une déclaration dont APA reçu copie vendredi, a lancé un appel à « la retenue » aux Kenyans, leur demandant de s’abstenir de verser dans la violence en vue de préserver ‘’l’intérêt supérieur de leur’’ pays.

« En ma qualité de président de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) et au nom de tous les pays membres de cette institution, je lance un vibrant appel à l’ensemble des forces vives de la République du Kenya, principalement au gouvernement, aux partis politiques, aux organisations de la société civile, à la force publique, aux jeunes, aux candidats et à la commission indépendante des élections, pour que soit sauvegardé, dans la retenue, l’intérêt supérieur de leur Nation »,  a notamment déclaré Sassou N’Guesso
Cette déclaration du chef de l’Etat congolais intervient au lendemain d’une élection présidentielle émaillée de violences et d’affrontements entre forces de l’ordre et opposants qui se sont soldés par au moins quatre morts, selon des sources hospitalières et policières.

Ravivées par l’appel au boycott lancé par le principal opposant, Raila Odinga, les tensions ont été telles que le scrutin a été reporté à demain samedi dans quatre comptés (Homa Bay, Kisumu, Migori et Siaya) . Situés tous à l’ouest du pays, ils sont des bastions de l’opposition et celle-ci est parvenue à y empêcher le vote.
Déplorant « les tentatives insurrectionnelles de déstabilisation des institutions républicaines établies » orchestrées par certains Kenyans, Denis Sassou N’Guesso avertit qu’un « mode opératoire qui exploite et instrumentalise, de manière éhontée et irresponsable, les peurs injustifiées de l’autre, les clivages ethniques et les insatisfactions conjoncturelles ne conduit, le plus souvent, qu’à la guerre civile et au chaos ».
«L’alternance au pouvoir doit progressivement constituer des grands moments d’expression démocratique dans la région des Grands Lacs. L’accession à la magistrature suprême relève de la souveraineté des peuples », a-t-il souligné avant de relever « la nécessité de tenir des élections crédibles et apaisées dans les Etats membres de la Conférence internationale sur les Grands lacs» dont le Kenya fait partie.

Le protocole de cette organisation sous-régionale signé justement à Nairobi au Kenya le 15 décembre 2006  « encourage, rappelle Sassou N’Guesso, l’ensemble des Etats membres de la CIRGL à observer les principes démocratiques, y compris l’accession au pouvoir par des élections périodiques, libres et transparentes. »
Au terme des travaux de la 7e session ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la CIRGL tenue la semaine dernière à Brazzaville, le président congolais avait été désigné par ses pairs médiateur dans le crise kenyane avec invitation de « rendre rapidement » dans ce pays. Pour des raisons d’agenda, il n’a pas pu le faire.

Avec APA

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Congo: Le Premier ministre Clément Mouamba veut que le pétrole devienne « un produit d’appoint »

Clément Mouamba

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Clément Mouamba
Clément Mouamba

Le Premier ministre congolais Clément Mouamba a déclaré mardi qu’il souhaitait que le pétrole devienne « un produit d’appoint » dans les ressources de son pays alors que Brazzaville négocie avec le FMI pour sortir d’une crise liée à la chute des prix de l’or noir.

« On s’était endormi sur le pétrole, au lieu de considérer que les deux mamelles des ressources sont les douanes et les impôts. On devrait faire du pétrole un produit d’appoint », a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite d’une mission du Fonds monétaire international (FMI) à Brazzaville.

« Ils ont eu toutes les informations qu’ils voulaient », a estimé M. Mouamba alors que le FMI avait réévalué en août la dette du pays pétrolier de 77 à 117% du Produit intérieur brut (PIB).

« Le Congo a des besoins énormes », a souligné le Premier ministre assurant que dans l’accord avec le FMI « il n’y aura pas des mesures de nature à déstabiliser l’économie nationale déjà affaiblie. Il faut garantir la paix sociale et surtout la paie de ceux qui travaillent. A condition qu’ils travaillent réellement ».

Plusieurs grèves agitent actuellement le Congo-Brazzaville et ses 4,5 millions d’habitants (université et hôpital public principalement).

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Lors de sa dernière mission fin septembre, le FMI a évalué la dette du Congo « à environ 110% » du produit intérieur brut (PIB), soit « 5.329 milliards de francs CFA » (environ 9,14 milliards de dollars américains).

M. Mouamba a reconnu qu' »il y a surdendettement », refusant de considérer le Congo comme « un mauvais élève » de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Cémac – Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad).

Le Congo-Brazzaville avait annoncé jeudi qu’il voulait renégocier avec ses créanciers les termes de sa dette.

« L’économie congolaise est encore très peu diversifiée. Elle repose largement sur le pétrole qui, avec une production estimée à 232.000 barils/jour en 2016 » représente « 58,6% du PIB », selon une note du Trésor français.

Une ONG suisse, Public Eye, a récemment enquêté sur les pratiques d’une société de négoce pétrolière, Gunvor, soupçonnée par la justice helvète d’avoir corrompu des officiels proches du président du Congo pour acheter du pétrole.

Par l’AFP

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