CHU – Brazzaville : Denis Bernard Raiche veut rompre avec les anciennes pratiques

Le directeur général du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville a pris ses fonctions le 28 septembre, en présence du directeur de cabinet du ministre en charge de la Santé, Florent Balandamio. Denis Bernard Raiche s’est engagé à mettre un terme aux mauvaises pratiques de certains agents de cette structure sanitaire.

Il entend prôner une culture de gestion basée sur la performance pour toutes les opérations administratives, logistiques, comptables, financières. Le plateau technique du CHU répond aux normes et standards internationaux de façon à offrir des soins spécialisés de qualité et de niveau tertiaire, à optimiser les apprentissages en sciences de la santé et réaliser des travaux de recherche répondant aux problèmes de santé du Congo.

Le Dr Denis Bernard Raiche a énuméré ses priorités au sein du CHU, notamment l’amélioration de l’offre de service de qualité à la population ; la gestion de la présence au travail des médecins ainsi que tout personnel soignant et administratif. « Les médicaments et consommables doivent être disponibles en tout temps pour un fonctionnement optimal de la pharmacie, des laboratoires et de l’imagerie », a-t-il indiqué.

Le directeur du CHU a aussi souligné « la mise en place d’un système de traçage qui permettra de faire le lien entre le bon de commande, la réception, la sécurisation et son utilisation. Ce traçage sera requis pour tout achat de fournitures médicales et autres ».

Le directeur de cabinet du ministre en charge la Santé a félicité le nouveau directeur général du CHU avant de lui rappeler les attentes du gouvernement. « … Il ne vous reste que dix-huit mois pour atteindre les résultats…, le comité de suivi a validé les interventions majeures d’une importance stratégique et forte rentabilité sociale qui doivent être mises en œuvre. Il s’agit aussi d’apaiser le climat social en renforçant le dialogue social, de l’alignement des salaires du CHU sur ceux de la Fonction publique et de la mobilisation à périodicité fixe de la subvention d’équilibre de 1,5 milliard FCFA par trimestre », a signifié Florent Balandamio.

Guillaume Ondzé

Congo : une cinquantaine d’agents limogés au CHU de Brazzaville

CHU de Brazzaville au Congo

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CHU de Brazzaville au Congo
Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville|©DR

Une décision signée du directeur général du Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville (CHU-B), Sylvain Villiard, annonce le limogeage d’environ cinquante agents de la structure hospitalière. « Les agents dont les noms et prénoms suivent sont radiés des effectifs pour abandon du poste de service », souligne la note publiée le 21 janvier. Ils sont, entre autres, secrétaire de direction, infirmiers diplômés d’Etat, assistants sanitaires, médecins généralistes et spécialistes, aide-soignants, brancardiers, monitrices sociales… Cette décision a raisonné comme un coup de tonnerre au CHU-B. La radiation des uns a visiblement valeur d’avertissement pour d’autres. 

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En décembre dernier, le procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Brazzaville, André Gakala Oko, a ordonné l’ouverture d’une enquête relative aux Congolais absents du pays depuis plusieurs années mais qui perçoivent régulièrement leurs salaires mensuels, au mépris de la réglementation en vigueur. La direction générale de la surveillance du territoire a la responsabilité de mener l’enquête. La décision du directeur général du CHU-B semble aller dans ce sens.

Rominique Makaya

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[VIDÉO] CHU de Brazzaville : les chambres des malades envahies par des insectes

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CHU de Brazzaville : les chambres des malades envahies par des insectes © Capture de la vidéo

Après un mystérieux hibou qui a semé la panique au service de Neurologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville en octobre dernier, la direction du plus grand centre hospitalier du Congo a dû combattre une nuée exceptionnelle de moucherons.

C’est un phénomène unique. Bilan explicité par les patients : des moucherons morts ou vifs retrouvés « dans les repas, les bouches, dans les nez quand ils dorment la nuit, etc. ». Ils sont partout, dans les lits, les placards, les meubles… Ils viennent se noyer dans les verres ou les tasses, sautent sur les tables et sur les fenêtres. La seule parade pour être à l’abri reste la moustiquaire.

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Cette vidéo réalisée par des familles des patients a de quoi interpeller : « Imaginez, vous avez une perfusion dans le bras ou ailleurs et vous vous agitez pour chasser ces insectes qui volètent dans tous les sens… ».

Avec Les Echos du Congo Brazzaville

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Un Canadien à la tête du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville

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Le nouveau directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) a été installé, le 16 avril. Sylvain Villiard remplace l’ancien directeur général par intérim, Jérémie Mouyokani.

Le nouveau directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) a été installé, le 16 avril. Sylvain Villiard remplace l’ancien directeur général par intérim, Jérémie Mouyokani.

Après avoir pris officiellement ses fonctions, Sylvain Villiard a décliné son programme d’action. Celui-ci s’articule autour de la qualité des soins administrés aux patients, du soutien multiforme des autorités congolaises en vue de l’amélioration des services du CHU.

« Nous sommes là pour aider à la gouvernance, la gestion et préparer à la formation pour assurer à l’ensemble de la population et particulièrement aux patients des soins de qualité », a déclaré le Canadien.

L’appui des instances gouvernementales lui permettra de rechercher des investissements auprès des partenaires. Pour les services de laboratoire et de l’imagerie médicale qui sont des outils primordiaux pour le corps médical, il a indiqué que des efforts devront être maximisés afin de donner un diagnostic correct auprès du patient et des résultats qui permettent de faire un bon suivi des interventions en vue d’une guérison rapide.

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Le nouveau directeur envisage d’étendre ses actions dans le volet de l’hygiène sanitaire, la complémentarité avec d’autres hôpitaux ainsi que sur les priorités du projet d’établissement laissé par son prédécesseur. 

Sylvain Villiard est entouré de quatre collaborateurs dont le directeur économique et financier, François Bilodeau, et Karine Rousseau, conseillère aux affaires médicales.

François Bilodeau s’occupera de tout ce qui touche au financement d’une manière directe ou indirecte, a insisté le directeur général, ajoutant qu’ils travailleront sur les acquis déjà mis en place par l’ancien directeur général par intérim.

Karine Rousseau, a poursuivi le nouveau directeur général, appuiera la directrice des affaires médicales dans tout le processus qui touche directement aux soins des patients et le service aux patients. Il a, par ailleurs, invité le personnel de santé à prendre ses responsabilités pour l’amélioration du CHU.

L’ancien directeur général par intérim, Jérémie Mouyokani, à son tour, s’est dit heureux et fier d’avoir servi le CHU. D’après lui, il a essayé de réaliser quelques actions, notamment la régularité du comité de direction qui approuve le budget et oriente les actions, l’étude de vétusté qui a permis de lancer des appels d’offres pour pouvoir engager les réhabilitations ainsi que le projet d’établissement qui est un document des projets du CHU et bien d’autres. 

Notons que la cérémonie de passation de service a été supervisée par le directeur de cabinet de la ministre de la Santé et de la population, Florent Balandamio. Pour lui, cette passation de service est une étape de la mise en œuvre des lignes d’actions de la réforme hospitalière dont l’espoir est fondé sur l’amélioration de la gouvernance du centre, au bénéfice des patients et des travailleurs.

L’assistance technique apportée repose sur l’assainissement de la gestion des ressources humaines, financières et logistiques, l’implantation des méthodes et outils de la gouvernance hospitalière et clinique. 

Lydie Gisèle Oko

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Congo – Santé : Le Canadien Sylvain Villiard à la tête du Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville

Sylvain Villiard

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Sylvain Villiard
Congo – Santé : Le Canadien Sylvain Villiard à la tête du Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville

De nationalité canadienne, le nouveau directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) de la capitale congolaise est avocat et gestionnaire aguerri. Il a fait ses preuves dans les milieux des affaires et au sein du secteur public.

Sylvain Villiard a piloté le projet de modernisation du Centre hospitalier de l’Université de Montréal, au Canada. C’est un homme nanti des connaissances en matière des contrats de construction et des services professionnels. Il a aussi une riche expérience dans les transactions immobilières, la finance, l’informatique et d’autres secteurs.

Le nouveau directeur général du CHU de Brazzaville possède une expérience dans la gouvernance des structures de la santé, les transports et le droit de propriété intellectuelle. Il est diplômé de la Haute école de commerce de Montréal.

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Brazzaville : Après Nganga Édouard, les élèves du lycée technique en crise d’hystérie

Lycée technique 1er mai de Brazzaville

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Lycée Technique du 1er Mai Brazzaville
Vingt quatre heures après la grande bousculade du collège et lycée de Nganga Edouard, 40 élèves du lycée technique commercial 1er mai, ont été transportés d’urgence le 25 octobre à Brazzaville au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville ©DR

Vingt quatre heures après la grande bousculade du collège et lycée de Nganga Edouard, 40 élèves du lycée technique commercial 1er mai, ont été transportés d’urgence le 25 octobre à Brazzaville au Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B), après le passage du ministre de la Jeunesse et de l’éducation civique, Herméla Doukaga. La raison exacte de cette hystérie collective reste encore indéterminée.

La scène s’est passée dans la fin de la matinée. Tout a commencé par les plaintes d’une jeune lycéenne qui s’est sentie tout d’un coup très mal dans sa peau, a expliqué un enseignant du lycée technique 1er mai. « C’est à une vitesse vertigineuse que l’inexplicable malaise a fini par gagner la plupart des salles de classe », a-t-il poursuivi.

Après un coup de fil de la scolarité, les sapeurs pompiers sont accourus pour assurer l’évacuation des élèves à l’hôpital. Quelques-unes ont été retenues en réanimation.

« Ce ne sont que des filles qui sont tombées. Ce qui apparaît curieux », a lâché une écolière.

Les parents déchaînés se sont rendus sur les lieux pour rechercher leurs filles ou être au chevet de celles mal en point.

Dans les couloirs du CHU-B, gardes-malades, visiteurs et parents d’élèves s’insurgent contre les autorités en place.

Les symptômes enregistrés chez les lycéennes affectées seraient semblables à ceux repérés chez les écoliers de l’établissement scolaire Nganga Edouard lors de la visite de Destinée Hermella Doukaga.

Le directeur de cabinet du ministre de l’enseignement primaire et secondaire et de l’alphabétisation Adolphe Mbou Maba a expliqué au journal de 20 heures de Télé Congo que les enfants avaient faim et soif. Ce qui justifie ce qui leur est arrivé car ils étaient longtemps exposés au soleil.

Avec VOX

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Congo – Santé : le CHU de Brazzaville bénéficiera de l’expertise du Canada

CHU de Brazzaville au Congo

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CHU de Brazzaville au Congo
Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville|©DR

La ministre de la Santé et de la population, Jacqueline Lydia Mikolo, et la directrice de l’Unité santé internationale du Centre hospitalier universitaire de Montréal (CHUM), Karina Dubois-Nguyen, ont signé, le 11 septembre à Brazzaville, un accord de partenariat relatif à l’appui à la gestion du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B).

Les termes de référence du mémorandum indiquent que le CHUM fournira au CHU-B une assistance technique à long terme à travers son Unité de santé internationale. Les experts dans les domaines comme le management hospitalier, le génie biomédical et la logistique seront mis à la disposition du CHU-B dans une perspective de transfert de connaissances. « Le prestataire facilitera la mise sur pied des missions de formation in situ et à l’étranger », souligne le document.

Par ailleurs, la phase du renforcement de la gestion du CHU-B va durer trois ans (2018-2021). Son exécution requiert 3,5 milliards FCFA. Ce projet de renforcement a été développé en collaboration avec l’Unité de santé internationale de l’université de Montréal pour prendre en charge et apporter des solutions durables aux multiples faiblesses et insuffisances qui minent le fonctionnement de l’établissement. Le projet prend en compte tous les défis majeurs auxquels le CHU-B est confronté: réhabilitations, équipements, approvisionnements en médicaments et autres consommables, gouvernance…

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Selon la ministre Jacqueline Lydia Mikolo, le projet d’appui à la gestion du CHU-B est en étude depuis août 2017 à la suite des missions d’audit et d’analyse institutionnelle. Celles-ci ont fait sans complaisance un diagnostic des dysfonctionnements de cet établissement qui ne répond plus aux standards des hôpitaux de ce rang. « Je m’adresse à la crème du CHU-B que constitue le corps des praticiens hospitaliers et universitaires en leur demandant de s’engager résolument dans la mise en œuvre des préconisations qu’ils ont eux-mêmes exprimées à différentes occasions, et qui ont été prises en compte tout aussi dans les recommandations des missions d’audit que dans le projet d’établissement », a déclaré la ministre de la Santé et de la population.

Pour sa part, la directrice de l’Unité santé internationale du CHUM, Karina Dubois-Nguyen, a indiqué que sa structure aidera au mieux le CHU-B à améliorer ses performances afin de permettre à la population de bénéficier des soins de santé de qualité.

Rominique Makaya 

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Le Maroc disposé à moderniser le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville

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Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville ©DR

Dans le cadre d’un partenariat en matière de santé, signé entre le Congo et le Maroc, la mission médicale de l’hôpital international Cheikh Zaid (HUIZ) a exprimé, le 11 juillet à Brazzaville, après expertise, sa volonté d’implanter, dans trois ans, une unité de chirurgie cardio-vasculaire au plus grand établissement hospitalier du Congo.

« Cette mission est exactement le début d’exécution des dispositions qui sont consignées dans l’accord qui a été signé en présence de Sa Majesté le roi du Maroc et le président de la République du Congo », a rappelé le directeur général du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, Jérémie Mouyokani.

En effet, le directeur général du CHU a révélé que cette visite augure non seulement un nouveau processus sur la diversité de l’offre concernant notamment des soins et des prestations médicaux dans les domaines de la cancérologie, des pathologies cardiaques et vasculaires mais aussi celui des évacuations sanitaires des patients congolais vers le Maroc. Pour arriver à ce résultat, a-t-il dit, il y a tout un processus de travail qui comprend des formations, des activités sur place, l’accueil des praticiens congolais à Rabat et aussi bien des médecins que des infirmiers, des anesthésistes, etc.

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« Pour notre part, cette mission s’est bien déroulée. Nous avons eu d’excellents échanges qui vont continuer et nous allons poursuivre nos travaux pour qu’à brève échéance, c’est-à-dire au cours du mois d’octobre, cette mission vienne effectivement réaliser des interventions de chirurgie cardiaque sur des sujets congolais », a poursuivi Jérémie Mouyokani.

Faisant le point sur les activités à réaliser, le Pr Cheikhaoui Younes a, quant à lui, souligné le bien-fondé de cet accord. « Effectivement, les évacuations font partie de ce protocole d’accord. Comme on l’a dit depuis notre arrivée, l’hôpital international Cheikh Zaid (HUIZ) est disposé à accueillir les patients dans les plus brefs délais, dans les meilleures conditions et offrir la qualité des soins la plus optimale possible. Nous avons, au niveau de l’hôpital, toutes les spécialités médico chirurgicales, notamment la neurologie, la neuro chirurgie et bien sûr, la spécialité que nous représentons spécifiquement ici, à savoir la cardiologie, la chirurgie cardio-vasculaire, etc. Tout est là pour que ce transfert se fasse dans les plus brefs délais ».

Guillaume Ondzé

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Congo – CHU de Brazzaville : Inondation au service de maternité

CHU de Brazzaville au Congo

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CHU de Brazzaville au Congo
Le Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville|©DR

Alors que l’on y déplore régulièrement le manque d’eau, pourtant indispensable pour les femmes ayant accouché, le service de maternité du CHU a tellement eu de l’eau en abondance, que malades et agents y ont pataugé.

À défaut de serpillières, des blouses roses de sage-femmes et autres matrones accoucheuses pour éponger un peu plus de 10 centimètres d’eau, tout le monde s’est mis à la corvée, au service de maternité du CHU, inondé.

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Tout est parti du bloc sanitaire où les robinets régulièrement à sec restent constamment ouverts, car jamais rien n’y coule. La fourniture d’eau impromptue aux premières heures de la matinée de mardi a surpris malades et personnel de garde envahis par les eaux qui ont coulé jusqu’à dédorder, avant de s’infiltrer dans les chambres des malades, les salles de soins et les bureaux.

La direction du CHU n ‘a fourni aucun bilan des pertes, notamment pour le matériel posé à même le sol, désormais indisponible. Peut-être les agents hospitaliers s’assureront-ils dorénavant que tous les robinets sont fermés, avant de s’endormir.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville 

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VIDEO – Congo : Clément Mouamba touche du doigt la triste réalité du CHU

Clément Mouamba

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Clément Mouamba
Le Premier ministre a effectué une visite surprise, le 14 novembre en mi-journée, au plus grand établissement hospitalier du Congo, le Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B)

Le Premier ministre a effectué une visite surprise, le 14 novembre en mi-journée, au plus grand établissement hospitalier du Congo, le Centre hospitalier universitaire de Brazzaville (CHU-B), paralysé depuis bientôt trois mois par une grève du personnel.

Le chef du gouvernement n’a certes pas de solution miracle à la situation combien préoccupante du Centre hospitalier universitaire dont les agents, en grève depuis le 1er août dernier, semblent ne plus entendre le langage de la raison à laquelle les appellent les autorités gouvernementales.

« En premier, c’est le salaire. Et puis, il y a ce que nous appelons l’aide sociale, c’est-à-dire les indemnités de fin de carrière, les allocations familiales et ainsi de suite. Eh bien, nous voulons une régularité ». Depuis le 1er août dernier, date à laquelle le docteur Albert Ngatsé-Oko de l’intersyndicale résumait ainsi les revendications des grévistes qui entraient de facto en grève, les choses n’ont pas vraiment bougé. Seulement un mois de salaire versé et aucune avancée dans le sens de l’amélioration des conditions sociales.

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Le Premier ministre qu’accompagnait, dans cette visite surprise, la ministre de la Santé, Jacqueline Lydia Mikolo, a visité quelques rares services en fonctionnement grâce à un service minimum maintenu depuis quelques semaines. Il s’agit notamment des urgences et de l’unité des AVC. Il s’est ensuite concerté avec l’intersyndicale du CHU, dans l’espoir de trouver une solution à la crise qui perdure.

Sans prendre un engagement ferme pour le paiement des arriérés de salaires, le point le plus attendu par les grévistes, le chef du gouvernement a souligné la nécessité de tout mettre en œuvre pour améliorer les conditions de travail des agents.

Notons que sur une capacité d’accueil de 750 lits, le CHU compte à ce jour une vingtaine de malades repartis au service des Urgences (déchoquage), à l’Unité des AVC et à la chirurgie polyvalente. Alors que les travailleurs qui ont perçu leur salaire du mois de juillet depuis le 19 octobre dernier exigent au moins un autre mois de salaire avant de reprendre le service.

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