Guillaume Soro rend une visite «symbolique» à Blé Goudé à la Haye

Guillaume Soro et Charles Blé Goudé

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Guillaume Soro et Charles Blé Goudé
Guillaume Soro et Charles Blé Goudé

L’ancien président du parlement ivoirien, Guillaume Kigbafori Soro, a rendu dimanche à la Haye, une visite «symbolique» à Charles Blé Goudé, ancien co-détenu et ancien ministre de Laurent Gbagbo en liberté conditionnelle aux Pays-Bas. 

Au cours de cette visite M. Soro a souhaité le retour de Charles Blé Goudé en Côte d’Ivoire pour «qu’ils construisent ensemble» la nation ivoirienne.

« Pour la Côte d’Ivoire et pour les générations à venir, il est bon que nous venions de façon symbolique vous saluer et souhaiter que vous rentriez en Côte d’Ivoire pour participer à la réconciliation » a déclaré M. Soro, précisant que « ce n’est pas des élections que je suis venu chercher ».

« Je suis venu vous voir pour qu’on construise ensemble la nation ivoirienne », a poursuivi Guillaume Soro s’adressant à son ancien compagnon des années 1990 au sein de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire ( FESCI, le plus grand syndicat estudiantin ivoirien) qu’il n’avait pas rencontrer officiellement depuis la fin de crise postélectorale ivoirienne de 2010.

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Selon M. Soro qui est également le président de Générations et peuples solidaires (GPS, mouvement politique), les retrouvailles entre M. Blé et lui pour la construction de la nation ivoirienne sont « plus importantes que nos ambitions personnelles».

Ancien leader des jeunes patriotes ivoiriens, Charles Blé est en liberté conditionnelle aux Pays-Bas après cinq ans de détention à la Cour pénale internationale ( CPI) pour son implication présumée dans la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011.

Quant à M. Soro, depuis sa démission de la présidence du parlement ivoirien en février dernier pour divergence d’opinion avec le président ivoirien Alassane Ouattara, il a rejoint l’opposition et a déclaré sa candidature pour la présidentielle ivoirienne de 2020.

Avec APA 

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Fatou Bensouda retarde le retour de Laurent Gbagbo et Blé Goudé en Côte d’Ivoire

Laurent Gbagbo

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Laurent Gbagbo
L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a fait appel lundi contre l’acquittement de crimes contre l’humanité prononcé en janvier à l’encontre de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de l’un de ses proches, Charles Blé Goudé.

« L’appel démontrera que la chambre de première instance a commis des erreurs de droit et de procédure qui ont abouti à l’acquittement de M. Gbagbo et de M. Blé Goudé pour tous les chefs d’accusation », a déclaré dans un communiqué le bureau de la procureure, Fatou Bensouda.

Laurent Gbagbo a été reconnu non coupable de crimes contre l’humanité commis en 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales en Côte d’Ivoire, et libéré en février sous conditions.

Les juges ont acquitté les deux hommes « sans formuler correctement et sans appliquer de manière cohérente une norme de preuve clairement définie », a déclaré Mme Bensouda.

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La Belgique avait accepté d’accueillir Laurent Gbagbo, 73 ans, libéré en février. Il est actuellement en liberté conditionnelle à Bruxelles en attendant un éventuel procès en appel. Blé Goudé vit aux Pays-Bas dans des conditions similaires.

Maintenu en détention pendant plus de sept ans, Laurent Gbagbo était jugé pour des crimes commis pendant la crise de 2010-2011, née de son refus de céder le pouvoir à son rival, l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara. Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Il avait été arrêté en avril 2011 par les forces du président Ouattara, soutenues par l’ONU et la France. Il est le premier ancien chef d’Etat à avoir été remis directement à la CPI.

MM. Gbagbo et Blé Goudé étaient accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, pour lesquels ils ont toujours plaidé non coupable.

Avec AFP

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‪CPI – Charles‬ ‪‎Blé‬ ‪‎Goudé‬ : « ‪Gbagbo‬ ne m’a jamais envoyé pour aller commettre des crimes « 

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Charles Blé Goudé, ancien chef du mouvement des Jeunes patriotes fidèles à l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, a assuré mardi devant la CPI être innocent des crimes contre l’humanité dont il est accusé, se présentant comme un « homme de paix » n’ayant « aucune goutte de sang » sur les mains. 

#Charles #Blé #Goudé : « #Gbagbo ne m’a jamais envoyé pour aller commettre des crimes  » #CIV #CPIL’ancien ministre ivoirien et leader des jeunes patriotes a déclaré ne rien se reprocher lors de sa comparution à la #CPI, à La #Haye, mardi 2 février. « Aucune goutte de sang ne crie contre moi », a-t-il insisté.Rendez-vous sur www.voaafrique.com

Posté par VOA Afrique sur mardi 2 février 2016

Les deux hommes comparaissent devant la Cour pénale internationale de La Haye pour leurs rôles présumés dans la crise née du refus de l’ex-chef de l’Etat de céder le pouvoir à Alassane Ouattara, reconnu vainqueur par la France, les Etats-Unis et l’Union européenne de la présidentielle de fin 2010.

Les violences avaient fait plus de 3.000 morts en cinq mois, des deux côtés du conflit, transformant en champ de bataille certaines zones du premier producteur mondial de cacao, moteur économique de l’Afrique de l’Ouest.

M. Blé Goudé et son mentor sont accusés de quatre chefs de crimes contre l’humanité: meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, présumés commis notamment par les Jeunes patriotes.

Petites lunettes noires rectangulaires, costume bleu et chemise blanche, Charles Blé Goudé, 44 ans, s’est exprimé avec éloquence devant les juges, se tournant régulièrement vers ses partisans réunis dans la galerie du public.

« Jamais, je n’ai commis de crimes, jamais », a assuré celui qui était surnommé le « général de la rue » pour sa capacité à mobiliser les partisans de Laurent Gbagbo, assurant: « dans mes relations avec mes concitoyens, aucune goutte de sang ne crie contre moi ».

« Au cours de la crise, j’ai pris des risques énormes, de village en village, dans les campagnes, pour sensibiliser les populations à la paix, j’ai lancé des appels à la retenue », a-t-il affirmé.

L’accusé avait épinglé sur le revers de sa veste un pin’s du Cojep, le Congrès panafricain des Jeunes patriotes, qu’il a fondé en 2001. Ce groupe était le fer de lance de violentes manifestations antifrançaises en janvier 2003 et novembre 2004.

Mais selon sa défense, en 2007, Charles Blé Goudé a parcouru le pays avec sa « caravane de la paix », appelant à « tendre la main à l’ennemi ». Des vidéos de cette époque montrées aux juges ont ému les partisans de l’ex-chef de milice présents dans le public, qui ont versé quelques larmes.

– Rien à se reprocher –

Très charismatique, Charles Blé Goudé est considéré par ses détracteurs et les ONG internationales comme un de ceux ayant le plus contribué aux violences de 2010-2011.

« La justice, il ne faut pas la fuir, surtout quand on ne se reproche rien, a-t-il ajouté. C’est pourquoi je me tiens devant vous avec confiance ».

Auparavant, son avocat, le Néerlandais Geert-Jan Knoops, l’avait comparé au champion des droits civiques Martin Luther King, affirmant que M. Blé Goudé était « un pacifiste dans l’âme ».

L’avocat a également présenté une vidéo montrant l’accusé avec Jesse Jackson, un proche du pasteur américain.

MM. Gbagbo et Blé Goudé avaient plaidé non-coupable jeudi à l’ouverture du procès. L’accusation assure que l’ancien président, âgé de 70 ans, s’est accroché au pouvoir « par tous les moyens ».

La défense de Laurent Gbagbo a, elle, accusé lundi Alassane Ouattara de s’être emparé du pouvoir « par la force », avec l’aide de la France, l’ex-puissance coloniale.

Laurent Gbagbo, dont la santé est « fragile », selon ses avocats, avait été livré à la CPI en 2011. Charles Blé Goudé l’avait été en 2014.

La peine maximale encourue devant la CPI est de 30 ans de prison, mais les juges peuvent prononcer une peine plus lourde s’ils estiment que les crimes commis sont exceptionnellement graves.

Mercredi, l’accusation appellera à la barre ses premiers témoins.

Bien que le procureur ait promis d’intensifier ses efforts et appelé à la patience, aucun membre du camp Ouattara n’a encore été inquiété par la CPI, ce qui lui vaut parfois d’être taxée de « justice des vainqueurs ».

« Je ne suis pas un homme de guerre et j’appelle à la réconciliation dans mon pays, j’appelle à la paix », a conclu M. Blé Goudé, applaudi par ses partisans, souhaitant être « jugé sur mes actes en tant qu’individu et non sur ce qu’on aurait voulu que je sois ».

Par l’AFP

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