Séraphin Moundounga : « Je ne passe pas dans l’opposition. Je me mets du côté du peuple gabonais »

Séraphin Moundounga : « Je ne passe pas dans l’opposition. Je me mets du côté du peuple gabonais »

Le ministre gabonais de la Justice Séraphin Moundounga, qui a annoncé sa démission, critique le processus électoral et demande un recomptage des bulletins de vote de la présidentielle du 27 août. Selon lui, dans la mesure où le pouvoir joue la sourde oreille, il n’est pas possible de rester dans le gouvernement.

« Il y a un principe de loi qui dit clairement que ce qui n’est pas formellement dit, n’est pas interdit. Il est donc possible de faire en sorte que, dans le silence de la loi, on puisse procéder au recomptage des voix, bureau de vote par bureau de vote, procès-verbal par procès-verbal. Ça signifie qu’on peut le faire puisqu’on ne viole aucune disposition de la loi. Et si nous avons gagné au niveau du Parti démocratique gabonais les élections, pourquoi nous n’avons pas accepté qu’on puisse recompter si c’est cela qu’il faut payer pour que la paix puisse régner au niveau du Gabon ? Le refuser, c’est à la limite pousser le peuple vers la révolte. Et ceux qui cassent, ceux qui tuent, ceux qui pillent sont autant coupables et condamnables que ceux qui poussent par l’oppression le peuple à la révolte. Les dirigeants sont plus condamnables parce qu’ils connaissent mieux la loi et ils ont la responsabilité d’assurer la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national. Dès que le recomptage confirme la victoire du Parti démocratique gabonais, l’opposition n’aura plus rien à redire. Si le recomptage infirme le résultat publié, à partir de ce moment il reviendra au Parti démocratique gabonais de tirer les conséquences de la situation. Nous nous organisons pour que dans le futur, le PDG maintenant s’organise en tant que parti installé dans l’opposition à la reconquête d’un pouvoir qu’il n’a pas été capable de conserver en raison d’un ensemble de divisions internes au Parti démocratique gabonais. Et d’ailleurs, j’ai interpelé le chef de l’Etat en lui disant, s’il est établi que les résultats des urnes vous donnent perdant, il faut prendre de la hauteur, prendre votre téléphone, appeler Monsieur Jean Ping, l’en féliciter et faire en sorte que la démocratie et la paix puissent triompher au Gabon. »

 

Par RFI


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