Selon le Premier ministre Clément Mouamba, « Ntoumi a des complicités parmi certains dirigeants politiques »

Selon le Premier ministre Clément Mouamba, « Ntoumi a des complicités parmi certains dirigeants politiques »

Invité à donner les explications nécessaires sur la crise que connaît le département du Pool depuis six mois du fait des attaques armées des miliciens ninjas du Pasteur Ntoumi, le Premier ministre Clément Mouamba a indiqué que Ntoumi est le bras armé de certains leaders de l’opposition.

Le chef du gouvernement a expliqué aux députés que les menaces des ninjas ont commencé avant le 4 avril, lorsqu’après avoir pris part au meeting du candidat Guy Brice Parfait Kolelas au stade Marchand de Brazzaville, ils ont commis des actes de sabotage et de pillage dans les quartiers sud de Brazzaville quand ils repartaient.

Clément Mouamba a indiqué que les premiers responsables de l’insécurité dans le Pool sont certains cadres politiques qui ont fait ressortir Ntoumi de « sa cage ». «Ces mêmes cadres politiques font actuellement l’amalgame en rendant le gouvernement responsable des actes terroristes perpétrés par les ninjas. Il s’agit là d’une forme de dissimulation, de l’intox et de la désinformation gênante », a-t-il précisé.

En ce qui concerne les mesures prises par le gouvernement pour le retour de la paix dans cette partie du pays, le Premier ministre a indiqué que sur le plan sécuritaire, toutes les dispositions sont prises par la force publique pour le rétablissement de la paix. Il s’est fait compléter, sur cet aspect, par le ministre de la Défense, Charles Richard Mondjo, qui a expliqué à la représentation nationale qu’en dépit du temps que l’opération militaire va durer dans le Pool, la force publique finira par arrêter Ntoumi. Car, a-t-il ajouté, beaucoup d’armées dans le monde mettent toujours du temps pour venir à bout des rebelles, parce qu’il faut que la force publique fasse preuve du professionnalisme pour éviter des effets collatéraux. Il est revenu longuement sur la doctrine militaire au Congo pour justifier les opérations de protection des populations et la traque des rebelles ninjas.  

Abordant les questions d’ordre humanitaire liées notamment à la vague des déplacés dans les départements voisins, le Premier ministre a déclaré que les ministres de la Santé et celui de l’Action humanitaire ont mis tout en œuvre pour réduire la dégradation de la situation humanitaire, au moyen de plusieurs actions salutaires. Il en est de même, a-t-il renchéri, de la situation scolaire pour laquelle le ministre de l’Enseignement entend organiser dans les tout prochains jours une mission dans le Pool pour épargner certaines écoles de cette partie de l’année blanche.  Dans le même ordre d’idées, il a appelé tous les acteurs sociaux et politiques à mutualiser leurs efforts pour barrer la route au terrorisme.

Clément Mouamba a mis à profit cette occasion pour solliciter des élus du Pool d’être plus proches de leurs mandants en cette période de crise. « J’étais dans le Pool, j’ai constaté que les populations sont abandonnées. Je vous invite à multiplier des contacts auprès de vos mandants pour les encourager et les soutenir », a-t-il précisé. Pour ce qui est de l’aspect judiciaire, le ministre de la Justice, Pierre Mabiala, qui a complété le Premier ministre sur ce point, a insisté que Ntoumi, ses complices et ses acolytes seront jugés. Un procès, a-t-il dit, va s’ouvrir dans les tout prochains jours, car, a-t-il expliqué, pendant les évènements du 4 avril, soixante sujets ninjas ont été identifiés et déférés à la Maison d’arrêt centrale de Brazzaville.

Notons que les intervenants au cours de ce débat sont revenus sur la nécessité pour les élus du peuple de condamner toute forme de violence d’où qu’elle vienne. En outre, ils ont relevé le fait que Ntoumi est mal placé pour prendre les armes au nom d’un pseudo contentieux électoral alors qu’il n’a pas été candidat à l’élection présidentielle. Par ailleurs, des intervenants se sont demandé si le dialogue réclamé à cor et à cri par Ntoumi est opportun. Encore que, ont-ils conclu, aucun gouvernement dans le monde n’a jamais négocié avec les rebelles.  

Roger Ngombé


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  1. Okemard
    Okemard 27 octobre, 2016, 23:12

    Pas des soucis,Lissouba a refusé de dialoguer avec Sassou,il était chassé du pouvoir.Mobutu,bombait le toraxe devant Kabila,il était chassé du pouvoir. Que Sassou ne se trompe pas d’adversaire.En continuant à croire aux conseillers vereux qui l’entour, dans quelques semaines,il va partir. Waku dia mbulu,wakuzuka mbulu…disaient les sages.
    Si Sassou veut sauver sauver ce qui lui reste,qu’il accepte le dialogue.Qu’il n’entende pas long temps . Conseils d’un patriote.
    Les choses sont maintenant plus complexent. Le problème est unique: la victoire du peuple. Tuer Ntoumi ne reglera pas le conflit du vol de la victoire.La victoire,c’est l’affaire du peuple;donc TOUS NOUS SOMMES NTUMI.Après NTUMI,il y aura DES NTUMIS.

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