Sassou N’Guesso et Boni Yayi évoquent la crise politique au Burkina Faso

Sassou N’Guesso et Boni Yayi évoquent la crise politique au Burkina Faso

Arrivé à Brazzaville dans la matinée du 21 septembre pour une visite de travail, le chef de l’État béninois, Thomas Boni Yayi, l’un des médiateurs de la crise Burkinabè et son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, ont organisé un  point de presse en évoquant la crise actuelle qui secoue le Burkina Faso.

Arrivé à Brazzaville dans la matinée du 21 septembre pour une visite de travail, le chef de l’État béninois, Thomas Boni Yayi, l’un des médiateurs de la crise Burkinabè et son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, ont organisé un point de presse en évoquant la crise actuelle qui secoue le Burkina Faso.

Arrivé à Brazzaville dans la matinée du 21 septembre pour une visite de travail, le chef de l’État béninois, Thomas Boni Yayi, l’un des médiateurs de la crise Burkinabè et son homologue congolais, Denis Sassou N’Guesso, ont organisé un  point de presse en évoquant la crise actuelle qui secoue le Burkina Faso.

« Il faut reconnaître qu’il y a une crise politique au Burkina Faso. Nous avons suivi comment ce pays qui est entré souverainement en transition a mis en place les institutions et organes. Mais, à quelques jours de l’organisation des élections, un coup  d’État est organisé. Il a fallu qu’on s’y rende pour savoir de quoi il s’agit. En protestant contre certains manquements, l’armée a estimé qu’il fallait arrêter le processus et tenter de mettre de l’ordre. Mais nous sommes au 21ème siècle, notre souhait est que nos États puissent revenir dans l’ordre constitutionnel. Nous sommes allés constater qu’effectivement il y a eu quelques erreurs que nous avons relevées du côté des tenants de la transition, des erreurs qui ont été prises en prétexte pour justifier ce coup d’État », a déclaré le président Thomas Boni Yayi.

Parlant de la transition qui devrait prendre fin après les élections du 11 novembre, le président béninois a reconnu que tout au long du processus, quelques erreurs ont été commises, précisant qu’il existe encore quelques ajustements à faire pour que la transition soit relancée de manière à ce que les uns et les autres soient sécurisés et que la population de ce pays puisse reprendre la vie normale.

« Ce qui a été proposé au cours de la réunion de dimanche constitue un espace de consensus qui peut ou ne pas prendre en compte la volonté profonde des uns et des autres. Mais l’essentiel est que ce qui a été proposé soit nécessaire pour créer les conditions de paix dans ce pays. Nous irons tous au sommet extraordinaire de la CÉDÉAO qui aura lieu à Abuja au Nigéria. À cette occasion, nous aurons le temps d’en débattre », a indiqué le président Thomas Boni Yayi.

« Le moment est venu pour que le continent africain prenne en main son destin, qu’il y est moins d’interférence. Nous avons tous nos lois fondamentales qui nous renvoient à notre peuple. Si le peuple décide de revisiter ses lois fondamentales, il ne faut pas que l’extérieur s’interfère », a-t-il précisé.

Pour sa part, le président Denis Sassou N’Guesso pense qu’on devrait tout faire pour « ramener la transition à l’accomplissement de la feuille de route qui devrait amener les autorités de transition à organiser des élections au Burkina Faso ».

« Lorsqu’il s’agit de transition, il est important que les autorités de transition s’en tiennent rigoureusement à la feuille de route de la transition. Généralement, les transitions sont faites pour créer les conditions d’une élection et pour revenir aux normes démocratiques afin que le peuple se prononce », a précisé le chef de l’Etat Congolais.

« La question de la transition doit tenir compte des réalités. Lors de la transition, la feuille de route doit être réaliste. C’est-à-dire que les acteurs de la transition doivent, dans un élan consensuel s’occuper de l’organisation des élections, de manière à ce que ces élections soient transparentes », a-t-il ajouté.

Le projet d’accord de sortie de crise passe mal

Au cours d’une réunion organisée le 20 septembre à Ouagadougou, les membres de la médiation dirigée par le président sénégalais Macky Sall ont proposé un schéma de sortie de crise articulé en douze points qu’ils soumettront au sommet extraordinaire des chef d’Etat de la CEDEAO qui s’ouvre le 22 septembre à Abuja au Nigéria.

Aussitôt proposé, le projet de sortie de crise a suscité l’indignation de la société civile et une partie de la population, opposées à l’amnistie des putschistes et à la participation des candidats pro-Compaoré aux prochaines élections.

Le texte, articulé en 12 points, propose le maintien des élections législatives et présidentielles au Burkina Faso, au plus tard le 22 novembre, la participation des candidats pro-Compaoré, la restauration des institutions de la transition, avec à la tête le président Kafando et la libération sans condition de toutes les personnes détenues suite aux événements.

Signalons qu’au début de ce point de presse, le chef de l’Etat Béninois a d’abord rendu hommage au peuple congolais, à son président Denis Sassou N’Guesso et au gouvernement pour l’organisation et la mobilisation du peuple congolais lors des 11èmes Jeux africains qui viennent de s’achever.

« La lecture que j’en fais est que notre continent est capable des merveilles. Je n’ai pas pu prendre part aux festivités marquant la cérémonie de clôture. Mais avec ce que j’ai vu, je peux affirmer que l’Afrique est en mesure de prendre son destin en main comme cela se fait ailleurs. Je transmets les félicitations du peuple béninois et celles de la sous-région et du continent au président Denis Sassou NGuesso », a déclaré Thomas Boni Yayi.

Yvette Reine Nzaba

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2 comments

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  1. Randy
    Randy 22 septembre, 2015, 08:27

    Que la CEDEAO laisse la peuple décidé de la manière dont on sortira de cette crise car le plan médiocre on en veut nous nous occuperons du Général et de sa meutte nous même qu’on est le soutient de l’armée ou pas vive le Burkina Faso

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  2. Rooo
    Rooo 22 septembre, 2015, 15:05

    Mr Yayi Boni vous mentez’ ce n’est pas l’armée qui dit qu’il ya des erreurs mais un goupe de terroriste du Rsp de la garde prétorienne de l’ancien président Blaise Compaore, l’ami de Sassou et de vous même. Honte a vous, l’histoire vous jugera.

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