Rétablissement de l’ordre public dans le Département du Pool : Pas de négociations, les jeunes sont appelés à sortir par des couloirs sécurisés

Rétablissement de l’ordre public dans le Département du Pool : Pas de négociations, les jeunes sont appelés à sortir par des couloirs sécurisés

Le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, a reçu en audience, le vendredi 3 mars 2017, au Palais présidentiel, à Brazzaville, les membres de la cellule de veille du C.c.a.s (Comité consultatif d’appui et de suivi de la municipalisation  accélérée du Pool), conduits par le président de leur bureau, Isidore Mvouba.

Au cours de cette audience qui n’a pas été médiatisée, la délégation de la Cellule de veille du C.c.a.s a présenté au Chef de l’Etat, la quintessence de leur travail destiné à accompagner le gouvernement dans le rétablissement de l’ordre public dans le Département du Pool où les hommes de Ntumi ont pris les armes, pour résister à l’exécution des mandats de justice émis contre leur leader et deux de ses complices. Donnant ses orientations, le Chef de l’Etat a clairement indiqué qu’il n’y aura plus de négociations avec Ntumi et que les jeunes qu’il a entraînés dans son aventure n’ont pas d’autres choix que de le quitter, en empruntant les couloirs sécurisés que la Force publique est appelée à mettre en place.

Le Président Denis Sassou-Nguesso n’a laissé planer l’ombre d’aucun doute quant au dénouement de la situation qui prévaut dans le Département du Pool: il n’y aura plus de négociations avec le Pasteur Ntumi, comme en 1999 et en 2003. Le leader des ninjas- nsiloulous est appelé à répondre à la convocation de la justice de son pays, pour s’expliquer sur les événements du 4 avril 2016. Il a des choses à dire, qu’il vienne s’expliquer devant les juges, lui a-t-il lancé. Mais, il n’y a plus à s’attendre à des négociations qui aboutiraient à des nominations politiques. Ce serait un précédent grave, a-t-il estimé, pas pour lui, mais pour les générations futures, pour l’Etat. «Nous l’avons fait dans le passé; nous ne le ferons plus pour une troisième fois. Ntumi est un récidiviste, il doit venir s’expliquer. Nous ne le laisserons plus prendre la population en otage. Pas question!», a insisté, en substance, le Chef de l’Etat, qui est conscient que la lutte contre ce genre de phénomène de rébellion ou de résistance armée basé sur le messianisme, comme Joseph Koni en Ouganda, peut prendre du temps.

Un appel est lancé aux jeunes que Ntumi a entraînés dans son aventure sans lendemain de le quitter et d’emprunter les couloirs sécurisés que la Force publique va mettre en place. Il a demandé de traiter avec humanité, tous ceux qui vont accepter de sortir des forêts. Des lieux de cantonnement seront indiqués, avant que des actions d’intégration socio-professionnelle ne soient organisées avec le concours des partenaires nationaux et internationaux.

De même, le Président de la République a demandé aux membres de la Cellule de veille du C.c.a.s de poursuivre le travail d’explication aux populations sur l’action des pouvoirs publics, en ce qui concerne le rétablissement de l’ordre public et le retour de la paix dans le Pool; de poursuivre les actions d’assistance humanitaire sur le terrain, jusque dans les localités de l’intérieur du Pool. Dans ce travail, la question de la sécurité des acteurs est prise en compte.

Le Chef de l’Etat a annoncé la bonne nouvelle du lancement imminent des travaux de réparation des ouvrages détruits par les ninjas-nsiloulous sur le chemin de fer, afin de rétablir le trafic ferroviaire jusque-là interrompu dans le Pool. Pour cela, le gouvernement a dégagé une enveloppe d’un milliard de francs Cfa pour financer ces travaux. Ce faisant, le Président de la République a sévèrement mis en garde les jeunes contre toute tentative de destruction des ouvrages publics. Il a appelé les membres de la Cellule de veille du C.c.a.s de mobiliser les populations pour dénoncer tout individu susceptible de détruire les biens publics. La Force publique va monter une équipe spécialisée pour assurer des patrouilles sur le chemin de fer. La sécurité publique est l’affaire de tous: les cadres et les populations, a-t-il insisté.
Au cours de cette audience présidentielle accordée à la demande de la Cellule de veille du C.c.a.s, le Chef de l’Etat a exprimé sa préoccupation quant à la formation des agents de la Force publique envoyés sur le terrain, qui doivent faire preuve d’efficacité dans leurs opérations et de comportement disciplinaire. Les difficultés logistiques et les faiblesses des services d’intelligence seront corrigées, a-t-il promis. Enfin, il a souhaité que la Cellule de veille du C.c.a.s, à laquelle il a adressé ses félicitations pour le travail abattu, soit ouverte aux cadres de toutes les sensibilités politiques, notamment ceux de l’opposition, afin qu’ils disent aussi leurs pensées sur la situation du Pool.

Joachim MBANZA
Porte-Parole de la Cellule de veille du CCAS


4 comments

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  1. NKANDZA AUGUSTE
    NKANDZA AUGUSTE 8 mars, 2017, 13:42

    Ntoumi aussi c’est un fils du pays un président du pays doit être un modérateur pourquoi exclure Ntoumi ? Si on voit bien c’est pas lui qui a créer cette situation , c’est lui Sassou qui a créer cette situation ,tout cela pour gagné les élections ,il n’a pas honte ?Qu’il arrête de fabriqué des guerres et des ennemies .Vraiment les gens sont fatigués de lui .

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  2. Congo-Mfoa
    Congo-Mfoa 9 mars, 2017, 11:41

    Un couloir humanitaire, comme en 1999, avec les « Disparus du Beach » ? Avec ce précédent, reste à savoir si les Jeunes du Pool se feront encore prendre comme des lapins.

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  3. mwana boka
    mwana boka 9 mars, 2017, 17:07

    Ce type Sassou que vous appelez président de la république est usurpateur du mouvoir et un criminel. Qui peut croire en sa parole. N’a t-il pas menti en tuyant ceux qui revenaient du Congo démocratique après la guerre appelés aujourd’hui les disparus du beach ?

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  4. Congo-Mfoa
    Congo-Mfoa 27 mars, 2017, 15:01

    MABIALA, le ministre de Makabana, comme dirait son oncle Pierre Pongui, directeur de la maison d’arrêt de Pointe-Noire, devrait ouvrir une enquête sur tous ces morts, tous ces crimes de sang depuis 1997 à ce jour, au lieu de s’acharner sur les Opposants politiques qui croupissent dans les prisons et prisons secrètes.

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