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Congo

Report de l’audience de demande de mise en liberté provisoire du général Mokoko

L’opposant candidat malheureux à la dernière élection présidentielle au Congo ne s’est pas présenté au tribunal jeudi, a constaté le correspondant de VOA Afrique. L’audience concernant la demande de sa mise en liberté provisoire a plutôt été renvoyée au 16 août, sur décision du tribunal.

« Le dossier a été renvoyé au mardi 16 août pour des réquisitions et plaidoiries », a déclaré à l’AFP Me Yvon-Eric Ibouanga, après la constitution de l’État congolais comme partie au procès (en la personne de Me Emmanuel Oko, ndlr).

« Nous allons réitérer la demande de mise en liberté de notre client qui n’a plus sa place à la maison d’arrêt au regard des éléments du dossier », a indiqué l’avocat Yvon-Eric Ibouanga, à l’issue d’une audience à huis clos.

Pour Me Ibouanga, « il n’y a pas de raison (que l’officier) soit maintenu en détention préventive. Il peut comparaître librement ».

Le général Mokoko a été inculpé le 16 juin pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’État » et « détention illégale d’armes et munitions de guerre ».

Ancien chef d’État-major des armées du Congo de 1987 à 1993, passé par l’École supérieure militaire de Saint-Cyr, en France, le général Mokoko a été jusqu’à début février représentant spécial de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) en Centrafrique.

Il a démissionné début février de son poste de conseiller du président Sassou Nguesso chargé des questions de paix et de sécurité, qu’il occupait depuis 2005, pour se porter candidat à l’élection présidentielle de mars, où il a recueilli moins de 14% de voix.

Le scrutin a été remporté par M. Sassou Nguesso, avec plus de 60% de suffrages, des résultats officiels qualifiés de « forfaiture » par cinq opposants, dont le général Mokoko.

Ce dernier est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 le montrant discutant d’un plan visant à chasser M. Sassou Nguesso du pouvoir avec un homme dont on ne voit pas le visage et se présentant comme appartenant au service de renseignement extérieur de la France (la DGSE).

Dans un entretien à l’AFP en mars dernier, le général Mokoko avait indiqué qu’il s’était fait « piégé » dans cette affaire de vidéo, ajoutant que la question avait été « réglée en famille » avec le président Sassou Nguesso qui cumule plus de 32 ans au pouvoir au Congo.

Par l’AFP

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