Rentrée scolaire 2017-2018 : entre optimisme et inquiétudes

Rentrée scolaire 2015-2016 : une reprise timide dans certains établissements de Brazzaville

Après trois mois de vacances, les élèves congolais sont appelés à renouer avec le chemin de l’école à compter de ce 2 octobre sur toute l’étendue du territoire national.

La rentrée scolaire 2017-2018 se déroule dans un contexte particulier marqué par des difficultés économiques et financières auxquelles le Congo fait face depuis quelques années. Afin de trouver des pistes et solutions pour l’aboutissement de l’année scolaire 2017-2018, les participants à la 19e session du conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire et secondaire ont pris récemment trois recommandations. Il s’agit notamment de maintenir la gratuité scolaire ; faire participer la communauté éducative au financement de l’école ; créer un fonds de soutien à l’éducation.

Le financement de l’école dans son volet emploi accuse d’énormes difficultés à cause du non-versement des crédits alloués et des fonds de la gratuité depuis deux ans. Cette rupture de financement a engendré, entre autres conséquences immédiates, le surendettement des écoles au plan administratif, la non-réalisation des activités prévues dans les plans d’action, la démotivation du personnel bénévole, des prestataires et du personnel de service. « Un financement alternatif est nécessaire pour le salut de l’école congolaise. Le schéma de financement de l’école où l’Etat ne sera plus le seul pourvoyeur mais sera également soutenu par les parents d’élèves », soulignait un exposant.

Les promoteurs des écoles privées dos au mur ?

Invité à développer la communication sur la contribution des promoteurs des écoles privées, lors du conseil national, le président de la Convention nationale des promoteurs des écoles privées du Congo (Conapepco), Clobert Ibinda, a indiqué que l’école privée avait sa place.  Elle est, a-t-il expliqué, un partenaire incontournable, le 4e Objectif du développement durable ne peut être atteint sans l’école privée qui joue un rôle très important pour la formation des enfants du Congo, au même titre que les écoles publiques. Les promoteurs des écoles éprouvent, a-t-il poursuivi, quelques difficultés (l’attente des agréments, le non-respect de la carte scolaire, la concurrence déloyale, le bradage des frais d’écolage, le départ des enseignants formés évoluant dans les écoles privées vers le secteur public.

« Laisser nous former nos propres enseignants, l’année scolaire 2016-2017 a posé d’énormes problèmes au niveau de l’école privée. Les services d’impôts n’arrivent pas à trouver une base juridique pour imposer à l’école privée. Pendant cette période de récession économique, les effectifs scolaires vont diminuer à l’école privée et augmenter à l’école publique », a dénoncé Clobert Ibinda.

S’impliquer totalement dans la réussite de la rentrée scolaire

Soucieux de l’avenir de l’école congolaise en cette période difficile, le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, a invité la communauté éducative à s’impliquer totalement dans la réussite de la rentrée scolaire 2017-2018. D’après Anatole Collinet Makosso, les conclusions de la 19e session sont des mécanismes innovants de financement de l’école. Il appelait également les parents d’élèves et les collectivités locales (élus locaux) à appuyer l’Etat dans le cadre du financement additionnel.

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Adiac-Congo

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L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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