Référendum constitutionnel au Congo: l’opposition aimerait pouvoir lire le texte

Référendum constitutionnel au Congo: l’opposition aimerait pouvoir lire le texte

Les responsables du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) ont évoqué des raisons techniques pour expliquer le report de leurs meetings.|photo Adiac

Les responsables du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC) ont évoqué des raisons techniques pour expliquer le report de leurs meetings.|photo Adiac

L’opposition congolaise a déploré lundi que le texte de la nouvelle Constitution devant être soumise à référendum le 25 octobre, et qui permettrait au président Denis Sassou Nguesso de briguer un troisième mandat, ne soit pas encore disponible pour le corps électoral.

« Personne n’a pris connaissance de ce projet constitutionnel », a déclaré à l’AFP Paul-Marie Mpouelé, coordonnateur du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad).

« C’est parce qu’on n’a pas pris connaissance de ce projet que nous dénonçons un coup d’État constitutionnel », a-t-il ajouté au nom de cette plate-forme d’opposition.

Le texte intégral du projet de Constitution devant être soumis au référendum n’avait pu être trouvé lundi par le correspondant de l’AFP à Brazzaville.

Selon les informations publiées par le gouvernement le 5 octobre, la nouvelle constitution ferait sauter les deux points de la Constitution de 2002 qui interdisent à M. Sassou de se représenter : l’âge maximal de 70 ans imposé aux candidats à la magistrature suprême, et la limitation à deux du nombre de mandats que peut exercer un chef de l’État.

Selon le gouvernement, la nouvelle constitution ferait entrer le pays dans une nouvelle République en instaurant un « exécutif bicéphale » avec un Premier ministre « chef du gouvernement, à la place du chef de l’État ».

« On ne comprend pas comment [les Congolais] iront voter un texte qu’ils n’ont jamais lu », s’agace Rosemonde Gambou Moutsara, porte-parole du Mouvement citoyen pour le respect de l’ordre constitutionnel.

« Sassou veut passer en force. La campagne sur le référendum se fait alors que le texte n’est même pas disponible ! » a également déclaré à l’AFP lors d’un passage à Paris Charles Zacharie Bowao, ancien ministre passé à l’opposition fin septembre en démissionnant du bureau politique du Parti congolais du travail (PCT) de M. Sassou.

Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou cumule plus de 30 ans à la tête du Congo: il a dirigé le pays à l’époque du parti unique, de 1979 jusqu’aux élections pluralistes de 1992, qu’il a perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

La campagne en vue du référendum, dont la date a été annoncé le 5 octobre, s’est ouverte vendredi.

Par l’AFP


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1 comment

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  1. okouma
    okouma 14 octobre, 2015, 14:15

    Informer moi svp de toute l’actualite au congo brazzaville

    Reply this comment

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