Référendum constitutionnel au Congo : la campagne est ouverte

Référendum constitutionnel au Congo : la campagne est ouverte

Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi

Vue du centre-ville de Brazzaville. Wikimedi

La campagne du référendum du 25 octobre, qui verra les Congolais se prononcer sur un projet de constitution permettant au président Denis Sassou N’guesso de briguer un nouveau mandat en 2016, s’est ouverte vendredi.

« Conformément à la loi, le scrutin est précédé d’une campagne électorale déclarée ouverte du 9 au 23 octobre à minuit », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Raymond Mboulou, dans un message radiotélévisé.

Cette campagne « doit avoir lieu dans un climat social apaisé, un climat de tolérance, d’acceptation de la différence, un climat qui exclut la provocation, le bannissement et qui préserve fondamentalement l’ordre public », a ajouté M. Mboulou.

Elle a démarré timidement : vendredi matin dans les quartiers nord de la capitale congolaise, réputés fief du pouvoir, les affiches et autres banderoles n’étaient pas encore visibles, selon le correspondant de l’AFP à Brazzaville.

Néanmoins, des réunions et autres rassemblements sont prévus dans la journée par des mouvements de jeunesse de la majorité qui doivent mobiliser la population en vue d’un meeting annoncé comme « grandiose » pour samedi dans le centre de Brazzaville.

Le lieu choisi pour cette manifestation est symbolique : c’est l’endroit même où l’opposition avait réussi le 27 septembre son plus grand rassemblement depuis 1997, aux cris de « Non au référendum ! » « Sassoufit ! » ou « Sassou dégage ! »

Le projet de nouvelle constitution ferait entrer le Congo dans une nouvelle République et sauter les deux verrous qui empêchent M. Sassou de se présenter à la présidentielle devant avoir lieu mi-2016 : la limite d’âge de 70 ans imposée aux candidats et le nombre de deux mandats maximum imposé au chef de l’État.

M. Sassou est accusé par l’opposition de vouloir « perpétrer un coup d’État constitutionnel » d’autant plus que le projet devant être présenté au peuple n’est pas celui d’une révision constitutionnelle mais d’une nouvelle constitution.

Âgé de 72 ans cette année, M. Sassou cumule plus de trente ans à la tête du pays. Il a dirigé le Congo à l’époque du parti unique, de 1979 jusqu’aux élections pluralistes de 1992, qu’il a perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

Par l’AFP


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