Référendum au Congo: réactions des acteurs politiques

Référendum au Congo: réactions des acteurs politiques

Le Premier Secrétaire de l’U.pa.d.s, Pascal Tsaty-Mabiala.

Le Premier Secrétaire de l’U.pa.d.s, Pascal Tsaty-Mabiala.

Après l’annonce de la date de la tenue du référendum constitutionnel, prévue pour le 25 octobre, les acteurs politiques de l’opposition  et de la majorité présidentielle ont donné leur point de vue sur cette consultation politique populaire.

Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads), premier parti d’opposition et membre du  Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) : « Nous ne sommes pas surpris par l’annonce du référendum parce que le président  Denis  Sassou N’Guesso est sur un schéma préétabli de changer la Constitution et de  se maintenir au pouvoir. Mais, entre l’annonce de ce référendum et sa tenue, il y a bien une autre étape à franchir. Rien n’est encore gagné pour le président de la République. Nous nous opposerons jusqu’au bout. Il compte sur la force brutale qui est éphémère et nous comptons sur le soutien populaire. Il se trompe d’époque. La Cour constitutionnelle lui a donné un avis pour faire évoluer les institutions; mais il nous sert un changement de Constitution. C’est finalement la ruse et la malice. Il doit retirer  son texte à soumettre au référendum ou négocier un large consensus qui n’existe pas encore dans le pays. Il s’appuie sur un dialogue qui a réuni moins de 700 personnes, alors qu’à l’occasion de notre meeting du 27 septembre, nous avons réuni au moins 30.000 personnes. Où se trouve alors la raison ? ».

Clément Mierassa, président du Parti social-démocrate congolais (PSDC), membre du Frocad : « Le président est dans sa logique. Il  tient coûte que coûte à réaliser son «  coup d’État constitutionnel ». Il vient de poser les dernières bases de son projet en disant simplement qu’il est là par la force et il y demeurera. C’est à la fois triste et désolant pour la démocratie congolaise, en particulier,  et africaine en général. Pour nous, la lutte sera menée jusqu’au bout pour s’opposer à ce  projet qui ne repose sur aucune base juridique ».

Serges Michel Odzocki,  porte-parole du parti congolais du travail (PCT) : « Nous sommes satisfaits de l’annonce qui vient d’être faite. Le PCT, avec lui, l’ensemble des membres du pôle de consensus de Sibiti, se préparent à se lancer dans la campagne référendaire. Nous pensons que la démocratie ne s’accommode pas avec la violence. Le peuple congolais a trop souffert des conflits armés et qu’il n’en a plus besoin. Le débat politique peut se passer sans recourir à la violence. Nous invitons les congolais à comprendre que le référendum ne devrait pas constituer le motif de déchirement».  

Antoine Gouala, président de la Fédération PCT du  Niari: «Le référendum est une expression de la démocratie. Le président Denis Sassou N’Guesso  est un démocrate et un homme de parole. Si le peuple lui dit non au changement de la Constitution, pendant ce référendum, je suis sûr  qu’il s’inclinera».

Roger Ngombé


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2 comments

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  1. william celestin kikoro
    william celestin kikoro 7 octobre, 2015, 10:43

    wait and see, attendons et voir

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  2. william celestin kikoro
    william celestin kikoro 7 octobre, 2015, 11:08

    peut-on savoir en avance de quoi est fait notre lendemain ?

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