Référendum au Congo: les Occidentaux campent sur leurs positions

Référendum au Congo: les Occidentaux campent sur leurs positions

vote de Brazzaville

Dans un bureau de vote de Brazzaville, le 15 juillet 2012|AFP

Après l’annonce de la tenue d’un référendum constitutionnel au Congo-Brazzaville, les réactions sont mitigées dans les chancelleries occidentales. L’opposition accuse le président congolais de vouloir ainsi se maintenir au pouvoir et parle de « coup d’Etat constitutionnel ». Denis Sassou-Nguesso a atteint la limite du nombre de mandats et la limite d’âge fixées par l’actuelle Constitution.

Quand on sollicite leur réaction, les Américains restent dans la position déjà souvent exprimée. « Les Etats-Unis soutiennent partout le principe d’une passation de pouvoir démocratique par le biais d’élections libres, justes et crédibles, en accord avec la Constitution, y compris avec les dispositions concernant la limitation du nombre de mandats », explique Jeffrey Loree, porte-parole du bureau des affaires africaines au département d’Etat. Mais il ajoute : « Nous ne soutenons pas ceux qui détiennent le pouvoir et qui changent la Constitution pour leur seul intérêt politique ».

Du côté de la Commission européenne, on se contente de rappeler que « tout changement constitutionnel doit s’opérer dans un contexte de liberté d’expression et d’association ». Et on renvoie à la charte de l’Union africaine qui considère que « tout amendement ou toute révision des Constitutions qui porte atteinte aux principes de l’alternance démocratique » constitue un changement anticonstitutionnel de pouvoir et est susceptible de sanctions.

La France, elle, n’a pas officiellement réagi. « En vue des échéances électorales à venir au Congo, la France appelle de ses vœux un processus électoral crédible conduisant à des scrutins libres et transparents, dans le respect de l’Etat de droit et des libertés publiques », s’est borné à déclarer le porte-parole du Quai d’Orsay lors d’une conférence de presse, sans référence directe à ce référendum.

Frappé par la limite d’âge et l’interdiction inscrite dans la Constitution de 2002 d’exercer plus de deux mandats présidentiels, le président congolais Denis Sassou-Nguesso ne peut aujourd’hui se présenter à la prochaine présidentielle censée avoir lieu mi-2016.

Par RFI


Tags assigned to this article:
Congoreferendum

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils