Référendum au Congo: le président Sassou « se trompe d’époque », selon l’oppostion

Référendum au Congo: le président Sassou « se trompe d’époque », selon l’oppostion

Sassou

Le président congolais Denis Sassou Nguesso

Le président congolais Denis Sassou Nguesso « se trompe d’époque« , a estimé mardi un des chefs de l’opposition à Brazzaville au lendemain de la convocation d’un référendum sur une nouvelle constitution qui permettrait au chef de l’État de se représenter en 2016.

« Le président Sassou Nguesso est sur un schéma préétabli de changer la Constitution et se maintenir au pouvoir« , mais « il se trompe d’époque‘, a déclaré à l’AFP Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), premier parti d’opposition.

« Nous nous opposerons jusqu’au bout. (M. Sassou) compte sur la force brutale qui est éphémère et nous comptons sur le soutien populaire« , a ajouté M. Tsaty, dont la formation appartient au Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad).

« La Cour constitutionnelle lui a donné un avis pour faire évoluer les institutions mais il nous sert un changement de constitution. C’est finalement la ruse et la malice. Il doit retirer son texte« , a-t-il ajouté

« Le président est dans sa logique et tient coûte que coûte à réaliser son coup d’État constitutionnel« , a déclaré pour sa part Clément Miérassa, président du Parti social démocrate congolais (PSDC), autre formation membre du FROCAD.

« C’est à la fois triste et désolant pour la démocratie congolaise et africaine en général. Pour nous, la lutte sera menée jusqu’au bout pour s’opposer à son projet qui ne repose sur aucune base juridique« , a-t-il ajouté.

Le gouvernement de Brazzaville a appelé lundi soir les Congolais à se rendre aux urnes le 25 octobre pour un référendum sur un projet de nouvelle constitution.

Le projet de loi fondamentale devant être soumis au peuple ferait entrer le Congo dans une nouvelle République et sauter les deux verrous empêchant M. Sassou de briguer un nouveau mandat : la limitation à deux du nombre des mandats que peut exercer un chef de l’État et l’âge limite (70 ans) imposé aux candidats à la magistrature suprême.

M. Sassou cumule plus de 30 ans à la tête du pays. Il a dirigé le Congo à l’époque du parti unique, de 1979 jusqu’aux élections pluralistes de 1992, qu’il a perdues. Revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une violente guerre civile, il a été élu président en 2002 et réélu en 2009.

Par l’AFP


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