Réactions au message du Président Sassou a annoncé l’élection présidentielle anticipée

Réactions au message du Président Sassou a annoncé l’élection présidentielle anticipée

Alphonse Nkoua, député de Moungoundou Sud : « C’est un très bon message qui a éclairé le flou qui subsistait dans la conscience collective depuis l’adoption par référendum le 25 octobre de la nouvelle Constitution. En  tant que premier citoyen du pays, il était de son devoir de nous  donner la ligne à suivre. Les autres citoyens que nous sommes  allons exécuter ce chronogramme  politique en commençant par l’élection présidentielle ».

Michel Bidimbou, député de kayes : « Le Président de la République a, une fois de plus, montré sa sagesse et sa notabilité, parce que personne ne s’attendait à ce qu’il modifie le calendrier électoral qui était connu de tous. Nous savons que l’élection présidentielle devait avoir lieu en juillet 2016. Il a dissipé l’impatience du peuple congolais qui voulait qu’il soit mis en place les institutions prévues par la nouvelle loi fondamentale adoptée le 25 octobre dernier. En tant qu’élus du peuple, nous avons, dès à présent, la responsabilité la plus grande d’examiner et d’adopter la nouvelle loi électorale qui garantit une élection libre, transparente et apaisée ».

Faustin Elenga, député de la quatrième circonscription de Talangai, « Nous nous sommes battus pour le changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et l’instauration de la nouvelle République. Aujourd’hui, le chef de l’Etat vient de s’adresser aux députés pour annoncer que l’élection présidentielle aura lieu courant premier trimestre 2016. Nous sommes très contents parce que nous avions été les grands artisans de ce changement. De ce fait, nous devons nous  mobiliser davantage pour l’élection présidentielle de 2016 ».

Honoré Nsayi, député de Dolisie : « L’opposition n’a pas changé d’avis sur la question relative au changement de la Constitution du 20 janvier 2002 et à  l’avènement de la nouvelle République. Nous réitérons que nous sommes contre cette démarche politique. Cependant,  nous nous  trouvons aujourd’hui devant un fait accompli qui s’enchaine parce que dans l’adresse du chef de l’Etat, nous avons noté l’exigence d’aller au vote pour que la nouvelle Constitution s’applique.  Mais elle s’oppose à la méthode, puis qu’un scrutin présidentiel  en trois mois ne sera jamais un vote parfait et crédible. Objectivement, cette élection est prévue en période de grandes pluies et cela empêchera certains candidats démunis des moyens comme l’hélicoptère et autres d’atteindre plusieurs localités enclavées du Congo. Le deuxième obstacle est que de nombreux cadres de l’opposition sont interdits d’effectuer des  voyages aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Je me demande comment ils vont se mouvoir pour battre campagne.  De plus, la nouvelle loi électorale que  nous souhaitons qu’elle consacrera la bonne gouvernance électorale n’est pas encore sur la table du parlement. Je crains que les délais soient trop courts pour son examen et son adoption, parce que ce qui est  donné dans la précipitation cache toujours quelque chose ».     

Roger Ngombé


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