RDC – Francis Kalombo: «Nous devons préserver la Constitution et faire en sorte qu’elle ne soit pas violée»

RDC – Francis Kalombo: «Nous devons préserver la Constitution et faire en sorte qu’elle ne soit pas violée»

Francis Kalombo, le Député congolais et membre fondateur du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd, au pouvoir) | Capture d'écran youtube

Francis Kalombo, le Député congolais et membre fondateur du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd, au pouvoir) | Capture d’écran youtube

Francis Kalombo, le Député congolais et membre fondateur du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd, au pouvoir) s’est prononcé dans une interview diffusée sur le blog du Président de l’Assemblée Nationale Ivoirien, depuis Paris où il séjourne depuis quelques mois, sur la situation politique congolais et aborde  également la question des écoutes téléphoniques visant Guillaume Soro.

Le responsable du parti au pouvoir en RDC estime que le pays est actuellement à la croisée des chemins. « Nous traversons en République démocratique du Congo, une période très très importante de notre avenir en tant que patrie ; où nous avons la force de la loi qui prime sur la loi de la force. Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins. Devons-nous aller comme convenu, et donner à notre peuple une culture démocratique afin que notre pays puisse figurer en pole position parmi les nations véritablement démocratiques ; ou devons-nous reculer ? », se demande-t-il.

M. Kalombo ne perd pas de vue l’histoire du Congo avec l’avènement du Maréchal Mobutu, son règne, sa chute, les guerres que le pays a connues.

« Il y a eu des guerres désastreuses. Nous avions enregistré plus de huit millions de victimes, de déplacés, des exilés… Aujourd’hui, vous avez un Congo à l’extérieur et un Congo à l’intérieur. Les Congolais qui sont à l’extérieur constituent presqu’un pays entier. Ceux qui ont pris les armes par la suite l’ont justifié du fait qu’il n’y avait pas de démocratie en RDC » relève le député.

Pour lui, le calme relatif qui règne actuellement dans le pays est une occasion de réfléchir à comment préserver la Constitution actuelle pour le Congo ne tombe pas dans les travers.

« Maintenant que nous avons mis en place une Constitution, aujourd’hui, nous devons lutter pour préserver cette Constitution et faire en sorte qu’elle ne puisse pas être violée. Nous devons faire en sorte que la culture démocratique soit ancrée dans le cœur des Congolais. Un Congo malade, c’est l’Afrique qui pourrait en pâtir. N’est-ce pas que nous sommes au cœur du continent ? », déclare M. Kalombo.

Le député reprouve un quelconque 3e mandat de Joseph Kabila. Il réclame l’organisation des élections et demande à Kabila d’accepte faire la place aux autres.

« Si on veut revenir en arrière, avoir des hommes-providentiels, des hommes puissants sans qui le pays ne peut pas avancer ; si on veut s’inculquer cela, nous allons tuer la RDC. L’histoire montre que chaque fois qu’on a ainsi pensé, cela nous a fait reculer et on n’a pas pu développer notre pays », explique-t-il.

Sur l’affaire de l’implication de Guillaume Soro, le Président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire dans le putsch raté au Burkina Faso, Francis Kalombo apporte son soutien  Soro. Il dénonce une guerre de positionnement pour la succession d’Alassane Ouattra qui a annoncé qu’il respectera  la constitution.

« Pendant cette période, je pense que le Président Guillaume Soro doit s’attendre chaque jour à des crocs-en-jambe. Parce que des gens lui prêtent des intentions. Même s’il trébuche dans la rue, les gens vont l’interpréter autrement, parce que nous sommes en politique. Il faut seulement que la population comprenne qu’il va toujours exister la calomnie. La population doit être vigilante et ne pas gober tout ce qui se raconte. Aujourd’hui, personne ne peut nier que Guillaume Soro est un patriote qui aime son pays », ajoute Me Kalombo.

Pour le député congolais, on ne peut pas, à partir de cette bande audio qui circule sur les réseaux sociaux, reprocher à Guillaume Soro d’être un ami à Djibril Bassolé.

« Ceux qui diffusent ces genres d’information savent bel et bien que c’est des mensonges inventés de toute pièce. Mais le temps qu’on arrive à expliquer aux gens que ce sont des mensonges inventés de toute pièce, ça créé des dégâts. Voilà pourquoi nous condamnons ce genre de comportement. Le combat politique doit être un combat loyal. Chacun doit venir avec un programme et le communiquer aux Ivoiriens. Mettre les bâtons dans les roues des uns et des autres ne fait pas », avance l’honorable.  

Francis Kalombo explique que les gens doivent comprendre que l’appel du général Djibril Bassolé à Guillaume Soro s’est fait en réalité après le coup du général Diendéré. Ce n’était donc pas pour faire un coup quelconque.

« Quand le Président Ouattara accueille Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire, lui porter assistance dans un moment difficile, est-ce pour autant qu’on peut accuser M. Ouattara d’être impliqué dans ce qui s’est passé au Burkina Faso, il y a un an de cela ? Non ! », ajoute-t-il.

En outre, l’universitaire, membre fondateur du PPRD au pouvoir en RDC condamne les écoutes téléphoniques.

« Le fait d’enregistrer une autorité est condamnable. Et plus condamnable encore le fait de publier des écoutes mensongères. On ne peut pas accepter cela. Nous disons que ces pratiques ne peuvent pas continuer. Nous prônons en Afrique, l’Etat de droit. On ne doit pas encourager ces agissements », conclu le député congolais.

© OEIL D’AFRIQUE

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