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Procès pour coup d’Etat : Mokoko opte pour le silence, la justice congolaise fonce

Jean Marie Michel Mokoko

Le général Mokoko, ex-candidat à la présidentielle de 2016, à Brazzaville, le 7 mai 2018.

Le procès du général Jean-Marie Michel Mokoko s’est ouvert lundi à Brazzaville. L’opposant congolais est poursuivi pour « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes de guerre » Devant les juges, l’ancien allié de Denis Sassou Nguesso a opté pour le silence, refusant de répondre aux questions du juge qui compte examiner le fonds du dossier dès mardi

Si le général Mokoko a opté pour le silence dans ce procès hautement politique, il a tout de même rejeté toutes les accusations portées contre lui et plaider non coupable.

Pour Me Emmanuel Oko, l’un des avocats de la partie civile, également représentant les intérêts de l’Etat dans cette affaire, cette déclaration est « Assez suffisant pour que le tribunal aille au fonds du dossier ».

Si l’avocat de l’Etat congolais croit que l’opposant a raté l’occasion de se justifier, son compère Me Eric Yvon Ibouanga, avocat du général Mokoko a expliqué qu’il est plutôt question d’une stratégie qui a un sens. Pour l’avocat de la défense, l’officier bénéficie encore d’une immunité et des privilèges de juridiction suite à un décret présidentiel le nommant Dignitaire de la République.

« Il devrait simplement être libéré », a plaidé l’avocat.

Mais le président de la Cour d’appel de Brazzaville, Christian Oba ne l’entend pas de cette oreille. Il a annoncé sa décision d’entamer le fonds de l’affaire dès mardi avec l’examen des premiers scellés.

 A signaler que les hommes de médias ont été empêchés de faire leur travail. Un dispositif policier accompagné d’engins blindés a été installé tant dans l’enceinte du tribunal que dans le périmètre du palais de justice.

Jean-Marie Michel Mokoko (71 ans) a été chef d’État-major et ex-conseiller du président Denis Sassou Nguesso. Il a été arrêté en juin 2016, dans le contexte de la contestation de la nième victoire de Denis Sassou Nguesso, qui avait préalablement changé la constitution congolaise pour se représenter. 

A cette élection, le général avait été crédité d’un score de moins de 14%. Lui et d’autres candidats avaient appelé à la « désobéissance civile ». A ce jour, son acte d’accusation n’a pas *été rendu public, ni les faits précis qui lui sont reprochés.

Notons également que ses avocats congolais et français ont prévenu qu’ils « ne prendront pas la parole à l’audience ». Ils estiment que ce procès est organisé pour régler des comptes politiques à Jean-Marie Mokoko.

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