home Congo, Politique Présidentielle au Congo: ouverture timide de la campagne à Brazzaville

Présidentielle au Congo: ouverture timide de la campagne à Brazzaville

La campagne pour l'élection présidentielle du 20 mars au Congo-Brazzaville a officiellement démarré ce vendredi sur l'ensemble du territoire
La campagne pour l’élection présidentielle du 20 mars au Congo-Brazzaville a officiellement démarré ce vendredi sur l’ensemble du territoire |DR

La campagne pour l’élection présidentielle du 20 mars au Congo-Brazzaville a officiellement démarré ce vendredi sur l’ensemble du territoire où l’on signale cependant aucun meeting ni rassemblement d’envergure, a constaté un correspondant de Xinhua.

« La campagne électorale, en vue de l’élection du président de la république débute le 4 mars, pour s’achever le 18 mars à minuit. C’est un moment particulier d’expression politique, fait de joutes oratoires et d’effervescences populaires qui doit se dérouler dans le respect des libertés individuelles, et des opinions de chacun, sans injures, sans provocations, sans invectives », a déclaré le ministre congolais de l’administration du territoire, Raymond Zéphirin Mboulou, dans son adresse radio télévisée.

Neuf candidats dont cinq de l’opposition radicale réunie au sein de la plateforme IDC-FROCAD sont en lice pour ce scrutin. Parmi ceux-ci troisse positionnent sur le label d’indépendant : Jean Marie Michel Mokoko, André Okombi Salissa et Guy-Brice Parfait Kolélas.

Trois des neuf candidats, notamment Sassou N’Guesso, Anguios Engambé et Joseph Kignoumbi Kia Mboungou sont des habitués de la compétition pour s’être déjà affronté en 2009. Les six autres considéré comme des novices s’essaient pour la première fois à cette course à la magistrature suprême. L’ouverture de la campagne coïncide avec le 4ème anniversaire des explosions des dépôts de munitions qui avaient tués plus 281 personnes le 4 mars 2012. Pour ce premier jour, les candidats de l’opposition (5) ont décidé d’honorer ces victimes par le dépôt des gerbes de fleurs à la stèle érigée en mémoire de ces personnes au cimetière du ventre ville de Brazzaville.

Un des candidats de l’opposition, Jean Marie Michel Mokoko a demandé jeudi, au cours d’une conférence de presse, le report du scrutin pour « mauvaise » organisation. « Si nous allons au vote avec le fichier électoral actuel et la commission nationale électorale indépendante qui a pour rôle exclusivement de suivre les opérations préélectorales, nous savons d’avance que les dés sont déjà pipés », précisait-t-il.

Dans les premières heures de la journée, seules affiches et banderoles arborant des messages de soutien au président sortant Denis Sassou N’Guesso étaient plus visibles, excepté quelques-unes de Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, candidat malheureux lors de la présidentielle de 2009. Considéré comme le candidat favori, en raison des moyens financiers et même de son positionnement actuel, le président sortant qui a initié, peu avant l’ouverture de la campagne, une série d’inauguration qui l’ont conduit jusqu’à Pointe-Noire.

C’est dans cette deuxième ville, capitale économique du pays, que Denis Sassou N’Guesso lancera demain sa campagne.

Candidat du rassemblement de la majorité présidentielle (RMP), label sur lequel s’est présenté depuis 2009, le président sortant est le seul candidat qui dispose des moyens pour sillonner tout le territoire national.

Son parti, le Parti congolais du travail (PCT) qui souhaite voir la campagne se dérouler dans un esprit de Fair-play, dans la paix, la sérénité et la tolérance parle déjà d’une victoire dès le premier tour.

« Le PCT, les forces vives de la majorité présidentielle et le pôle de consensus de Sibiti sont confiants derrière le candidat Denis Sassou N’Guesso », déclarait jeudi à la presse, d’un air victorieux le secrétaire général du parti au pouvoir, Pierre Ngolo.

Avec Xinhua

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