home Congo, Politique Présidentielle au Congo: l’Upads présente son projet de société

Présidentielle au Congo: l’Upads présente son projet de société

Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l'Upads
Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’Upads

Porteur d’un projet de société intitulé « un Congo nouveau et moderne dans une Afrique nouvelle et intégrée », le candidat de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (Upads) s’engage, dès qu’il sera élu, à réformer les secteurs éducatif, sanitaire, de l’emploi, et à mettre le cap sur la décentralisation.

Ce projet de société s’articule autour de cinq fondamentaux à savoir : l’éducation, l’offre de santé, l’emploi, la décentralisation et la diversification de l’économie. Son projet s’intègre donc dans le triptyque : valeur de liberté, de partage, et de progrès.

Dans sa vision, l’éducation nationale et la formation professionnelle doivent viser un objectif majeur : l’accès au savoir et l’élimination des inégalités dans la formation des Congolais. Il entend cependant promouvoir une école qui ne transmet pas que la connaissance, mais confère des valeurs morales et éthiques. Pour Pascal Tsaty Mabiala, le système éducatif congolais dans son ensemble est en crise. « Le taux de scolarité de 95% ne veut plus rien dire. La crise du système scolaire congolais se traduit par le manque d’infrastructures, d’équipements, de manuels scolaires et, plus grave, par l’absence de motivation des formateurs et donc par la tension morale. Tous ces défauts contribuent à la baisse du niveau scolaire », a-t-il affirmé. A cet effet, il se propose d’élaborer un plan de redressement du système éducatif congolais, sur cinq ans.

Elu président de la République, le candidat du principal parti de l’opposition s’engagerait à convoquer les états généraux de la santé pour améliorer l’offre de santé. En substance, il affirme son ambition de porter une offre politique claire, « intellectuellement soutenable », « économiquement applicable », « socialement profitable » à toutes les catégories sociales du Congo. Au regard de l’abandon des services de santé de base, et de l’état déplorable du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville, l’urgence d’une politique sanitaire de qualité, accessible à tous les citoyens avec une prise en charge rapide du malade, constitue une priorité pour ce candidat à la présidence. « Il s’agit d’apporter une offre de santé en quantité et en qualité qui permette de relever significativement le niveau sanitaire actuel. Il se traduirait évidemment par la construction des infrastructures, la dotation des équipements modernes et surtout par la formation des personnels qualifiés », a-t-il indiqué.

Sur sa politique de l’emploi, Pascal Tsaty Mabiala rassure : « Aujourd’hui, dans la tranche d’âge de 20 à 30 ans, 2/3 des jeunes sont sans emploi. Les inégalités constatées dans la société congolaise touchent beaucoup plus les femmes. En effet, 68% des femmes de 15 ans et plus, ne savent ni lire ni écrire, 6% des filles admises au primaire arrivent à l’Université. On note une marginalisation professionnelle des femmes, 70% des femmes travaillent sans diplôme contre 4%. Le gouvernement s’emploiera à ramener le taux de chômage dans les 5 ans à environ10%, en investissant dans les secteurs pourvoyeurs d’emplois. L’objectif est le plein emploi. De même, je m’emploierai à diversifier les domaines de formation technique et universitaire suivant les besoins du marché actuel de l’emploi ».

Cependant, il s’engagera à mettre en place une vraie décentralisation susceptible d’enclencher le développement local permettant d’enrayer l’exode rural, de promouvoir la démocratie locale, d’attirer les élites vers la vie politique locale et d’atténuer la pression sur le pouvoir au sommet. Son engagement : construire un Etat fortement décentralisé, convaincu que le développement du Congo passe par cette forme de gestion du territoire.

S’affirmant partisan de l’économie sociale de marché, il entend, pour ce faire, diversifier l’économie congolaise. Celle-ci doit, selon lui, être soutenue par des pratiques de bonne gouvernance, avec la revalorisation des pensions et la réforme de la Caisse de retraite des fonctionnaires (CRF). Cependant, il se donne la lourde tâche de construire un « nouveau Congo ». Il se propose, entre autres, de construire et de promouvoir l’état de droit et la démocratie ; garantir la suprématie de la loi comme règle d’organisation sociale ; assainir l’environnement politique ; réviser l’architecture institutionnelle ; garantir les droits de l’opposition. Au regard de son projet de société, ce candidat à l’élection présidentielle du 20 mars prochain, demande aux Congolais de lui accorder leurs suffrages pour accéder à la plus haute charge de la République.

Josiane Mambou Loukoula

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