home Congo, Politique Présidentielle au Congo: l’opposition rejette la CNEI

Présidentielle au Congo: l’opposition rejette la CNEI

Dans un bureau de vote de Brazzaville
Dans un bureau de vote de Brazzaville

Les responsables des plateformes IDC-Frocad ont qualifié le 13 février d’illégitime la Commission nationale électorale indépendante (CNEI) mise en place par le gouvernement  pour la supervision de la prochaine élection présidentielle.

« Les plateformes IDC-Frocad proclament illégitime la CNEI, et par conséquent, ne se reconnaitront pas dans les décisions d’un tel organe », a fait savoir le coordonnateur, Charles Zacharie Bowao, au cours d’un point de presse animée à Brazzaville. Et d’ajouter, « Dans ses missions comme dans sa structuration actuelle la CNEI n’est ni paritaire, ni indépendante. Elle n’est qu’une duplication de la Conel. Cela est clairement indiqué à l’article 2 de la loi électorale qui stipule : Dans toutes les dispositions de la présente loi, la dénomination Commission nationale d’organisation des élections en abrégé Conel est remplacée par Commission nationale électorale indépendante CNEI ».

Pour ces plateformes, l’actuelle CNEI, n’est autre que l’ancienne  Commission nationale d’organisation des élections Conel au regard de sa composition. « Pour l’essentiel, presque tous les membres de la Conel ont été purement et simplement confirmés dans les fonctions qu’ils occupaient déjà au niveau de cette structure. Presque tous sont des membres du PCT ou de la mouvance présidentielle, y compris les  représentants de la société civile et des partis du centre », a renchéri Charles Zacharie Bowao.

Ce dernier est revenu sur les autres préoccupations portées à l’attention du ministre de l’Intérieur et qui, selon lui, n’ont reçu aucune réponse. « Qu’il  s’agisse des problèmes techniques liés à la bonne tenue du prochain scrutin présidentiel, ou des aspects concernant l’indispensable apaisement du climat socio-politique dans le pays, nous attendons encore et toujours », a-t-il indiqué en substance.

Enfin les deux plateformes se sont réservés « le droit inaliénable de recourir à la désobéissance civile et citoyenne » si rien n’est fait par le chef de l’Etat pour restaurer la confiance mutuelle au sein des acteurs politiques.

Jean Jacques Koubemba

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils