Présidentielle au Congo : l’opposition ira aux urnes sous conditions

Présidentielle au Congo : l’opposition ira aux urnes sous conditions

Le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC)| DR

Le Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad) et l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC)| DR

Réunie en convention nationale du 09 au 13 janvier à Brazzaville, l’opposition congolaise regroupée au sein des  plateformes dénommées  Front pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’Alternance démocratique (FrocadD) et Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), a réaffirmé sa volonté de participer à l’élection présidentielle du 20 mars prochain sous réserve cependant d’obtenir gain de cause sur certaines conditions posées.

Ces conditions se résument pour l’essentiel,  à la mise en place d’une commission électorale dont l’indépendance est reconnue par tous,  à l’élaboration d’un fichier électoral fiable, préalablement expertisé avec le concours des services  agrées en la matière dont l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et autres, de l’identification électronique des électeurs, de l’impression des cartes d’électeurs biométriques  et enfin de l’institution d’un bulletin unique.

Ces tâches confiées pour l’essentiel  à la commission gouvernance électorale, une des quatre formées au cours de ses assises, a reconnu la nécessité pour ces plateformes d’établir et de développer un rapport de force sur le terrain politique, diplomatique et parlementaire qui devra ensuite  s’étendre à toutes les étapes du processus électoral.

À ces conditions, souligne le communiqué final rendu public à cet effet,  devront s’ajouter d’autres mesures d’accompagnement relatives à la libre circulation des leaders politiques, au libre accès aux médias d’Etat conformément aux dispositions de la loi en vigueur sur la répartition des temps d’antenne et de paroles dévolus aux partis politiques, ainsi que le respect du caractère apolitique de toutes les composantes de la force publique, car nul ne doit l’utiliser à des fins personnels, souligne le communiqué final d’autre part.

 Ces deux plateformes ont en outre demandé la tenue d’une concertation politique des acteurs impliqués dans le processus électoral au Congo, allusion faite aux partis de la majorité, de l’opposition et la société civile en vue de la mise en place d’une Commission nationale électorale indépendante (CNEI).

Dans le but de renforcer la cohésion entre  ces deux plateformes, un comité de coordination de sept membres a été mis en place,  dirigé par l’universitaire Charles Zacharie Bowao.  Rappelons que  parmi les autres  commissions mises en place à cette convention,  on a noté celle chargée de réorganiser l’opposition dans un souci de maintenir la cohésion des deux plateformes ainsi que  celle chargée  de l’élection présidentielle dont la mission est de prendre toutes les dispositions pour une « victoire »  certaine de l’opposition au scrutin du 20 mars prochain.

 Enfin, il y a eu aussi la commission bilan qui a mis en relief les faiblesses constatées sur les plans organisationnel et communicationnel  au niveau des deux plateformes et le travail  abattu par  ces derniers  depuis le 22 Août 2015.

Jean Jacques Koubemba


Tags assigned to this article:
oppositionPrésidentielle au Congo

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils