home Brazzaville, Congo, Politique Présidentielle au Congo: le maire de Moungali met en garde contre des électeurs fantômes

Présidentielle au Congo: le maire de Moungali met en garde contre des électeurs fantômes

Une vue de la Mairie de Moungali
Une vue de la Mairie de Moungali

L’opération de remise des cartes d’électeurs a commencé le 27 février dans les quartiers 43, 44 et 45 Moungali, dans le 4e arrondissement de Brazzaville. Une occasion pour l’administrateur-maire de cet arrondissement de rappeler à l’ordre les acteurs commis à cette tâche, notamment les chefs de blocs.

Après s’être entretenus avec les chefs des neuf quartiers que compte Moungali ainsi qu’un échantillon des chefs de blocs (sur les 587), l’administrateur-maire du 4e arrondissement, Benjamin Loukakou, et la délégation de la Commission locale des élections (COLEL), conduite par son président, Jean-Marie Onguiembi, ont supervisé le lancement de cette opération en faisant le porte-à-porte. « Vous savez bien que nous sommes à l’orée d’un scrutin majeur consistant à élire le président de la nouvelle République. Nous avons donc l’obligation de peaufiner ce travail, de le faire avec zèle parce que la distribution des cartes ne se fait pas au hasard. Elle est encadrée, nous avons un test qui fixe les conditions de la remise des cartes aux électeurs », a rappelé Benjamin Loukakou.

Le représentant de l’administration au niveau de Moungali a également indiqué  s’il y avait deux cartes pour la même personne, le chef de bloc a le devoir de ramener une au siège de l’arrondissement. « Nous ne souhaitons pas que les morts reçoivent des cartes. Il n’est pas permis de remettre la carte à un absent, nous avons ici confectionné des convocations, si la personne n’est pas là, nous la convoquons. De toutes les façons, nous avons éliminé les doublants au cours de l’opération de tri », a poursuivi l’administrateur-maire.

Le président de la COLELS Moungali a, quant à lui, rappelé que l’importance de la carte d’électeur n’était plus à démontrer car l’exercice du droit de vote est subordonné par trois conditions. Il s’agit notamment de s’inscrire sur la liste électorale ; détenir une carte d’électeur ; prouver  son identité. « Pour nous, l’unité de base au plan administratif et territorial au niveau de la commune c’est le bloc. Les chefs de blocs doivent comprendre que nous devons tout mettre en œuvre pour réussir notre mission. L’accession à la magistrature suprême ne doit pas passer par des évènements malheureux. La démocratie oblige que ce soit les urnes qui nous départagent », a conclu Jean-Marie Onguiembi.

 Parfait Wilfried Douniama

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