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Pointe-Noire : la ville dotée des plans cartographique et guide

Hotel de ville de Pointe-Noire
Hotel de ville de Pointe-Noire

Cela a été rendu possible grâce au projet d’adressage qui a été réalisé dans la ville avec l’appui financier de l’AIMF (Association internationale des maires francophones) et de l’Union européenne.

 « Nous sommes ici pour dire que nous ne voulons pas vivre sans adresse, isolement, simplement physiquement, matériellement et pour affirmer notre place dans l’imaginaire. Construire un espace en harmonie avec son environnement  humain physique et culturel, c’est cela l’adressage, c’est aussi cela l’adressage », a déclaré Pierre Baillet, secrétaire permanent de l’AIMF, remettant officiellement les deux documents à Charles Nganfouomo, préfet directeur général des collectivités locales et Roland Bouiti Viaudo, maire de la ville de Pointe-Noire au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée le 23 décembre à la mairie centrale et à laquelle a pris part Jean-Luc Delvert, consul général de France. 

Lancé officiellement le 23 mai 2011, ce projet a été réalisé en deux phases. La première qui a débuté en mai 2009 a été totalement financée par l’AIMF  pour un montant de 416 mille euros. La deuxième est intervenue en début mars 2011 sur cofinancement de l’Union européenne et l’AIMF pour un coût d’un 1,5 million euros.  Outre la ville de Pointe-Noire, ce projet concerne aussi les villes de Douala et Bangui. L’adressage, a rappelé Guy Roger Pambou, directeur de l’informatique et la gouvernance numérique, chef de la cellule adressage, est une opération permettant de localiser une habitation ou une activité par la définition de son adresse en s’appuyant sur un système de carte et de panneau mentionnant la numérotation ou la dénomination des voies et des constructions. La réalisation de l’opération adressage dans la ville de Pointe-Noire va résoudre les difficultés en matière d’orientation auxquelles ont été longtemps confrontés les citoyens qui n’avaient que des repères pour localiser un lieu. « Des sommes importantes ont été mobilisése pour la réalisation de ce projet qui est pour notre commune un instrument de travail parce qu’il nous permet désormais de bien localiser le contribuable, mieux localiser le concitoyen et de mieux orienter les touristes qui viendraient dans notre ville », a indiqué Roland Bouiti Viaudo.

D’importants moyens mobilisés

En termes de ressources humaines, il a fallu neuf agents municipaux, vingt quatre jeunes diplômés sans emplois et soixante chefs de quartiers alors qu’au plan matériel ce projet a nécessité un bâtiment d’un niveau, des bicyclettes, véhicules de terrain, du matériel informatique et logiciels de cartographie. Il faut ajouter les techniques (codification, cartographie et index des voies, panneautage, numérotation…) qui ont permis la réalisation du projet. Au total, une superficie de 6113 hectares couverte contre 7223,5 estimée, 15.000 plaques de voies posées pour 6.000 carrefours à raison de deux plaques par carrefour en moyenne et l’identification de 47666 voies. Autres résultats obtenus, c’est l’adressage physique de 53.336 parcelles et l’adressage numérique de 20.664 parcelles. Le projet a aussi permis la création d’un fichier d’adresses et d’activités taxables ainsi que l’impression de 6560 plans guides.

Dans son mot, Pierre Baillet a invité les collectivités locales au « vivre » et « travailler ensemble » :« Embrassons toutes les différences humaines à un vivre ensemble au nom d’une philosophie de l’histoire que véhicule notre  réseau et qui considère que notre identité est né d’un entrelacement de cultures. Ensemble, construisons une stratégie qui soit plus un acte volontaire que technique », a-t-il souligné. 

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