Pointe Noire – Inondation : le malheur des habitants du CQ118 zone CTI perdure

Pointe Noire – Inondation : le malheur des habitants du CQ118 zone CTI perdure

Pointe Noire - Inondation

Une partie de la parcelle inondée crédit photo adiac

Les habitants du quartier CQ118 au KM4 dans le 1er arrondissement, Émeri Patrice Lumumba, vivent un véritable calvaire depuis l’an dernier faute de canalisation dans leur zone. Le collecteur qui conduisait les eaux des pluies en provenance des Brasseries du Congo, de la maison d’arrêt et de KM4 jusqu’à l’océan atlantique a été bouché par des ouvriers chinois d’après les explications des habitants du quartier.

Angoissés, tourmentés et quasiment sinistrés, les habitants du quartier CQ118 lancent les cris de détresse à l’endroit des autorités nationales pour trouver une solution adéquate à cette situation déplorable. Depuis 2011, les habitants du CQ 118 au KM4, précisément ceux situés entre le collège technique et industriel (CTI) et la maison d’arrêt, vivent un véritable supplice.

En effet, la situation a évolué progressivement mais, depuis la saison des pluies de 2015, plusieurs personnes ont finalement abandonné leurs habitations pour se refugier chez les parents, voisins et amis parce qu’elles sont submergées par les eaux de pluies qui n’arrivent plus à couler faute de canalisation. Les ouvriers chinois y ont déversé les restes des décombres de la foire et des vieux bâtiments du port autonome, ont expliqué les habitants de ce quartier. « Cette situation a commencé avec les ouvriers chinois qui venaient déverser du sable sur le collecteur qui évacuait les eaux du quartier avec la complicité d’un agent véreux de la mairie de Pointe-Noire qui a même menacé, une fois, les jeunes du quartier qui voulaient déboucher ce collecteur d’eau à l’aide des pelles. Il avait même promis de faire intervenir la police. Nous sommes fatigués de cette situation et sollicitons directement l’arbitrage du président de la République et son chef de gouvernement parce que tous ceux qui sont passés ici, nous ont seulement laissé des promesses et ne sont plus jamais revenus », a dit un jeune orphelin dont une partie de la parcelle laissée par son défunt père est inondée.

Malgré plusieurs plaintes des habitants de la zone, qui se sont mêmes organisés en comité pour un règlement à l’amiable et la descente du député de la circonscription, Alexis Ndinga, accompagné du chef de quartier il n’y a pas de suite favorable. De même, un ancien habitant qui, il y a quelque temps faisait son maraîchage dans la zone devenue sinistre a déclaré : « Nous ne savons plus quelle démarche menée et auprès de quelle autorité départementale nous adresser. Je vous rappelle que plusieurs initiatives ont été menées auprès des autorités mais, fort malheureusement, aucune suite positive n’a été donnée à nos doléances. Nous nous sentons abandonnés à notre triste sort face à cette situation. C’est triste et même honteux qu’au 21e siècle, les droits mêmes les plus fondamentaux des citoyens d’un État souverain comme le nôtre se voient être confisqués par leurs propres compatriotes alors qu’il  y a près de 12 ans que nous sommes dans ce quartier».

 Plusieurs habitations inondées  

La situation ne faisant que perdurer dans ce quartier, plusieurs habitants ont déjà quitté leurs habitations à cause de l’inondation. « Nous faisons confiance au chef de l’État, Son excellence Denis Sassou N’Guesso qui a fait du social de ses citoyens l’une des priorités de son mandat .Et au ministre de la Justice, des Droits humains et des Populations autochtones, qui ne ménage lui aussi aucun effort pour mettre en œuvre les directives du président de la République qui prône la rupture avec certains comportements déviants du passé. Nous souhaitons grâce à votre présence ici que l’État fasse appliquer le bon droit ce, malgré la détérioration de nos conditions de vie et du fait que nous sommes par la volonté de ces gens sinistrés », s’est indigné une femme enceinte de cet environnement insalubre qui a engendré de nombreux moustiques et insectes pathogènes dans le quartier.

Vu la gravité de la situation, les autorités départementales ou gouvernementales devraient réagir pour mettre un frein à cette pratique qui menacent l’environnement, la santé et le bien-être des paisibles citoyens. Les  dispositions protectrices qui existent doivent être simplement appliquées. 


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