Pointe-Noire et Ouesso désormais reliées par une route bitumée

Pointe-Noire et Ouesso désormais reliées par une route bitumée

Pointe Noire et Ouesso désormais reliées par une route bitumée

Le tronçon Mambili-Ouesso, le Chef de l’Etat Congolais, Denis Sassou N’Guesso vient de poser un acte visant à améliorer la circulation des personnes et des biens, ainsi que de désenclaver l’arrière pays.

Un véhicule peut dorénavant, par route, partir de Pointe Noire au Sud de la République du Congo pour Ouesso au Nord du pays. En ouvrant à la circulation, ce jeudi 23 juillet 2015, le tronçon Mambili-Ouesso, le Chef de l’Etat Congolais, Denis Sassou N’Guesso vient de poser un acte visant à améliorer la circulation des personnes et des biens, ainsi que de désenclaver l’arrière pays.

Ce sont 194Km de route bitumée que le président de la République a inaugurée à Ouesso, capitale du département de la Sangha. Ce projet multidimensionnel a un impact socio –économique indéniable grâce aux emplois créés et à la fluidité de l’empressement qui s’exercent pendant les travaux qui ont duré 38 mois.

En effet l’hypothétique traversée de la rivière Mambili avec des véhicules sur des radeaux en mars 2009 lors de la mission de reconnaissance du tracé Ouesso-Mambili, n’est plus qu’un vieux souvenir. Après la vasière dans la Cuvette, le Mayombe dans le Kouilou, Denis Sassou NGuesso vient de triompher sur la foret dans la Sangha, caractéristique principale de ce tronçon de la route nationale numero2, dorsale de la route Pointe-Noire-Brazzaville-Ouesso.

« Devant les incessants déblais et remblais, dans cette foret Equatoriale, vierge depuis toujours, il y avait vraiment à faire et même refaire, dans un environnement aussi compliqué que difficile. Où il fallait subtilement trouver la médiane entre les travaux publics et exigence environnementale, entre développement et astreintes sociales. C’est le domaine de développement durable. » Propos de Jean Jacques Bouya, Ministre à la présidence en charge de l’Aménagement du territoire et de la délégation générale des grands travaux, comme pour présenter l’ampleur de la tache exécutée à ce niveau.

Affichant un optimisme certain, les ingénieurs, techniciens et ouvriers congolais et chinois ont affronté à la tache, la route et le pont ensemble, trois ans et trois mois durant, pour arriver à bout des 194 km inaugurés par le président Denis Sassou NGuesso, sous un temps relativement calme et doux. Le tout sous la sympathie de la population locale qui n’a pas manqué de lui témoigner sa reconnaissance pour avoir sorti le département de la Sangha de l’enclavement.

« Effectivement, avec l’inauguration de cet autre tronçon de la route nationale numéro 2, nous sommes persuadés de ne pas nous médire, à observer la fluidité et l’empressement qui s’exercent sur la route, pendant et après les travaux », a reconnu Jean Jacques Bouya, présentant les caractéristiques techniques de l’ouvrage.

Proprement dit, les travaux cet ouvrage a été lancé le 15 mai 2012 par le président Denis Sassou NGuesso, dans la foulée de l’inauguration tu tronçon Owando-Makoua-Mambili-Ouesso (ROMO). Fruit du partenariat stratégique Congo-Chine, les travaux d’aménagement et de bitumage de route nationale numéro 2, tronçon Ouesso-Mambili, selon Jean Jacques Bouya, ont été exécutés par la société China Road and Bridge Corporation et suivis par le bureau de contrôle français, Louis Berger.

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Il s’agit, comme l’a indiqué l’orateur, d’une couche de roulement de 5cm d’épaisseur en béton bitumeux portée par une couche de base zen grave concassée de 20 cm d’épaisseur, assise sue elle-même sur une couche de fondation en latérite de 2à cm d’épaisseur. A cela s’ajoute, une déclivité maximale longitudinale de 6 pour cent et une largeur de 9 m avec des accotements d’un mètre, de part et d’autre. Aussi, a-t-il, une charge à l’essieu simple de 13 tonnes et une vitesse de référence de 80 km /h en rase campagne et 50km/h en agglomération.

Impact sociétale de la route

La fiche technique dévoilée par Jean Jacques Bouya évalue l’ensemble de la main d’œuvre à 391 chinois, ingénieurs, techniciens et ouvriers compris et 500 congolais. Pour la mission de contrôle, il a été identifié au total 22 congolais et 6 expatriés. Le ministre congolais a également évoqué deux projets complémentaires. Il a cité d’abord, le transfert de technologie et de compétence, à travers la construction par La CRBC d’un centre professionnel ayant pour vocation de former les jeunes dans les métiers du BTP, électricité, mécanique et informatique, avec un niveau de réalisation de 80%.

Le second projet évoqué par Jean Jacques Bouya est axé sur la production des jeunes congolais dans le domaine du génie civil, à l’université de Chang AN dans la ville de Xian en Chine. Les statistiques présentées à ce niveau révèlent que, sur 5 promotions de 20 étudiants par année par la convention, l’année 2015 représente la troisième promotion, soit 60 étudiants déjà en formation en Chine.

Découverte de la route

Refusant sans doute la logique des salons climatisés, Denis Sassou NGuesso a voulu palper la réalité du doigt en parcourant les 125 km du tronçon Ouesso-Mambili. Le président congolais s’est arrêté quelques minutes sur le pont de la rivière Lengoué, au village Liouesso à 80 km de Ouesso. ICI se dresse un bel ouvrage de franchissement en béton précontraint de 80 m linéaires de portée et 11 m de large, avec des fondations profondes en pieux forés.

Tout au long du parcours, les populations locales lui ont réservé un accueil chaleureux jusqu’à la Mambili.
A noter que, l’inauguration de la route Ouesso-Mambili est un long processus qui a débuté pendant le premier plan quinquennal 1982-1986. Mais pour des raisons conjoncturelles, seuls 80 km séparant Ouesso à Liouesso étaient aménagés pare la société Duclair. Comme l’a affirmé haut et fort, le ministre de l’équipement et des travaux publics, Emile Ouosso, cette route qui vient d’améliorer l’offre de transport au Congo, en quantité qu’en qualité, offre de meilleurs atouts aux investisseurs et à l’activité touristique puis vie »nt en appoint à l’intégration sous –régionale.

Interrogé, à la fin de la visite de cette route, au niveau du pont sur la MAMBILI, le président congolais, Denis Sassou N’Guesso a dit que ce jeudi, jour de l’inauguration de la route Mambili Ouesso, la fin d’un rêve, la matérialisation d’une ambition qui remonte de loin, précisément du plan quinquennat 1982-86. C’est la concrétisation d’un rêve caressé depuis longtemps.

Agapyth Bède
© ICIBRAZZA


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