Piratage électronique : un réseau de Camerounais et de Nigérians démantelé en Italie

Piratage électronique : un réseau de Camerounais et de Nigérians démantelé en Italie

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Photo d’illustration|DR

Travaillant avec des comparses étrangers, le réseau a pu « siphonner » des centaines de comptes bancaires de particuliers et d’entreprises.

Il a fallu une patiente opération policière, coordonnée, pour démanteler le réseau des pirates informatiques dans lequel Camerounais et Nigérians jouaient un rôle d’importance. Le groupe était constitué d’une soixantaine de personnes, comprenant aussi des Italiens et des Albanais, tous spécialisés dans la technique frauduleuse dite du phishing. Les pirates entraient dans les données informatiques des personnes et surtout des sociétés et parvenaient à se substituer à eux pour récupérer virements bancaires et ordres financiers : plusieurs millions de gains frauduleux passés dans leur escarcelle !

L’enquête est partie de la ville de Pérouse, dans la région de l’Ombrie. C’est une ville bien connue pour accueillir de nombreux étudiants (dont certains en informatique), car c’était la première ville d’acclimatation linguistique des étrangers venus étudier en Italie. Après une série de « plaisanteries échangées entre une cellule opérant à Turin (dans la région du Piémont, au nord-ouest de l’Italie) et une autre active sur le territoire espagnol », les enquêteurs ont ensuite peu à peu remonté toute la filière et découvert les techniques très élaborées utilisées par cette organisation criminelle, a indiqué la police italienne.

« Avec l’aide des polices espagnole, polonaise, britannique, belge, géorgienne, turque et camerounaise », le « dangereux réseau transnational » a pu être démantelé, a précisé un communiqué mercredi. Plus de 60 personnes ont été mises en examen ; certaines se trouveraient à l’étranger. Les pirates parvenaient à entrer dans les boîtes à lettres électroniques, consultaient les échanges commerciaux avec les fournisseurs,  pirataient les ordres de paiements et en transféraient les montants sur les comptes bancaires du réseau criminel.

© Adiac-Congo


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