home Congo, Sport Pierre Lechantre veut emmener les Diables Rouges du Congo a sa 1ère Coupe du Monde

Pierre Lechantre veut emmener les Diables Rouges du Congo a sa 1ère Coupe du Monde

Quart de finaliste de la Coupe d’Afrique des Nations de la CAF 2015, le Congo ne s’est pas contenté de ce remarquable parcours sous la houlette de l’expérimenté Claude Le Roy. Les Diables Rouges ont également atteint le troisième et dernier tour des qualifications de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ grâce à leurs victoires à domicile et à l’extérieur face à l’Éthiopie au deuxième tour. Le technicien français ayant quitté son poste pour prendre les rênes du Togo, les dirigeants congolais ont confié à son compatriote Pierre Lechantre la responsabilité d’aller chercher la première qualification du pays pour l’épreuve mondiale.

Le Congo a été versé dans un groupe relevé mais équilibré dans lequel il fréquentera le Ghana, l’Égypte et l’Ouganda. « Sachant que les quatre équipes sont plus ou moins du même niveau, tout est possible dans notre groupe », estime-t-il au micro de FIFA.com. « Malgré une différence de technique [individuelle], les équipes sont relativement proches les unes des autres et nous avons tous une chance d’atteindre Russie 2018. Le football africain s’est considérablement développé au cours des dernières années. Sur le papier, le Congo et l’Ouganda sont peut-être les plus faibles, mais l’Égypte n’est plus aussi forte qu’il y a quelques années. Et le Ghana est en pleine phase de reconstruction. Je suis donc convaincu que les équipes de ce groupe sont très proches les unes des autres. »

Le Congo a l’avantage de lancer sa campagne par un match à domicile, contre l’Égypte en octobre. Une victoire à Brazzaville lui donnerait du baume au cœur pour poursuivre son parcours qualificatif. « Si nous pouvons tirer quatre points de nos matches contre l’Égypte et l’Ouganda, nous nous ouvrirons des possibilités », estime le technicien français. « Dans les qualifications africaines pour la Coupe du Monde, il est essentiel de réussir un bon départ. »

L’expérience et la chance
Le Congo ne fait pas partie de ces sélections africaines qui possèdent de grands noms dans leurs rangs. Le secret de sa réussite réside dans son esprit d’équipe ainsi que dans la volonté des joueurs à porter haut les couleurs de leur pays dans les compétitions. « S’agissant des joueurs que je convoque, je ne fais pas la différence entre un joueur évoluant dans le championnat local et un autre jouant à l’étranger », explique Lechantre au sujet de ses critères de sélection et des qualités de son équipe. « Je donne leur chance à ceux qui jouent avec le plus d’intensité et d’enthousiasme, à ceux qui donnent tout sur le terrain. Contrairement à nos adversaires dans le groupe, nous ne possédons pas de grandes stars dans notre effectif, mais nous allons nous appuyer sur notre cohésion collective et notre discipline tactique. C’est en nous concentrant sur ces aspects que nous pourrons atteindre nos objectifs. »

S’il est encore en course pour Russie 2018, le Congo ne participera pas à la prochaine CAN, qui aura lieu au Gabon début 2017. Il a été privé de cette opportunité par la Guinée-Bissau, qui a créé l’une des plus grosses surprises des qualifications en remportant le Groupe E. Les Congolais peuvent donc se concentrer pleinement sur leur quête du sésame pour Russie 2018. « Maintenant que nous sommes éliminés des qualifications pour la CAN, nous pouvons jouer sans pression et sans complexe d’infériorité, en essayant de construire une solide équipe pour l’avenir dans l’optique des compétitions à venir », annonce Lechantre. « Nous pouvons maintenant nous concentrer pleinement sur les matches de qualification pour la Coupe du Monde. »

Lechantre connaît très bien le football africain, lui qui a mené le Cameroun au triomphe à la CAN 2000 au Nigeria. Il a également dirigé le Mali ainsi que plusieurs grands clubs du continent, parmi lesquels la MAS Fez au Maroc, le Club Africain et le CS Sfaxien en Tunisie, ou Al-Ittihad en Lybie. « Mon expérience en Afrique va certainement être bénéfique au Congo. Cela dit, je suis convaincu que la réussite d’un entraîneur dépend pour environ 30 % de ses compétences et pour 70 % du facteur chance », tempère-t-il.

La chance, justement, le Congo l’a aussi mise de son côté en s’attachant les services de l’expérimenté Lechantre.

© FIFA

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